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Richard D. James (programmation)
Richard D. James a déjà fait parler de lui en 1993 avec le premier volume de cette série qui n'avait d'ambient que le nom. Il instaurait un language numérique empli d'émotions et de patterns rythmiques inédits qui allaient très rapidement faire des émules dans ce que l'on a vite catalogué en tant que "intelligent dance music". Avec cet ambitieux second volume, un double album généreux, Richard D. James décide d'honorer le générique de cette collection ; "Selected Ambient Works Volume II" porte en effet bien son nom, bien mieux que son prédecesseur. Mais une musique d'ambiance crasse, tendue, lourde en signification, inquiétante. On peut se demander si, en fin de compte, Mick Harris ne serait pas venu piocher ici ses influences pour écrire la musique de Scorn qui véhicule les mêmes sentiments ? L'album s'organise autour d'une multitude de nappes ; tout n'est que textures. Longues plages instrumentales qui se développent sur des samples qui ont toujours l'air, à priori, anodins. C'est une suite de paysages désolés où l'auditeur est invité à greffer les images de son subconscient pour leur donner vie et en faire, pour chacun d'entre nous, plus qu'un point de rencontre fascinant, une expérience unique en son genre et personnelle. (dimanche 12 mai 2002)
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C'est marrant, mais tu remets ce disque sur la platine et tu te dis: "Nan, avec le recul, ça va sonner ringard, plink-plonk, mal calé, plus d'une décennie electro-ambient est passé par là, et puis de toute façon Richard James travaille avec des samples pourris qu'il cherche même pas à nettoyer avant de composer avec, etc, etc, etc..." Or, chers camarades, pas du tout: ça reste étonnamment neuf et frais. Et surtout, surtout, ça fait toujours aussi puissamment rêver. Et le plus paradoxal, c'est que tout le reste de la prod d'Aphex Twin sent plutôt le renfermé (mis à part ses travaux sous le pseudo Polygon Window) et ressemble moins à de la musique pour auditeurs (j'me comprends) qu'à de la bouillasse bâclée pour journaleux bobos. Bref, vivent les miracles. Et six boules mordorées. Edit: Cela dit, je partage un peu l'avis de Charles Pasqua. (J'aurais jamais cru pouvoir dire ça un jour.) Brian Eno est autrement plus génial. Parce que plus prolifique encore. Et nettement plus constant. Mais bon, c'est un autre sujet.
La bande son parfaite pour accompagner une migraine. C'est un compliment.
...et à ce moment là t'écoutes Brian Eno et son excellent "On land"
Quand t'as fini de l'écouter, t'en veux d'autre. Plus d'ambient. Plus de sonorités vaporeuses. Plus d'extase.
"Please let me die in solitude".