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Motionmania › Interstellar Transmissions

13 titres - 145:51 min

  • CD 1 72:16
  • 1 Day After 09:07
  • 2 Past June 08:24
  • 3 Montezuma 13:09
  • 4 Timegroove 12: 57
  • 5 Beyond The Wall 12:24
  • 6 Danceflower 08:06
  • 7 Talk To Me 07:52
  • CD 2 73:35
  • 1 Absynth 17:47
  • 2 Cascades 12:16
  • 3 Childhood 13:06
  • 4 Streaming 10:18
  • 5 Two Words 06:05
  • 6 Broken Wings 13:39

line up

Ralph Veith et Erich Schauder: Keyboards, synthétiseurs, électroniques et FX

remarques

Pour entendre des échantillons sonores et en savoir plus sur l’artiste, visitez son site web au :http://www.motionmania.de/

chronique

Styles principaux
electro
Styles personnels
musique Électronique berlin school

Perspective, paru en 1997, était le dernier album de Motionmania. Un duo Allemand composé de 2 amis de longue date; Erich Schauder et Ralph Veith qui créait une MÉ rythmée, animée par des bonnes séquences, comme la Berlin School, mais la nouvelle. Erich Schauder fait aussi parti de Minds in Motions, un autre groupe Allemand qui sonne comme TD aurait dû sonner en 2001, année de leur dernier opus. Alors que Ralph Veith joue pour le groupe celtique Galahad. Depuis 1997, les 2 amis se rencontrent 2 à 3 fois par année pour faire des jams et des sessions de studio. Tout ça nous amène à Interstellar Transmission, un album double étonnant, plein de vigueur, de mystère et de sons sur des rythmes aux dimensions aussi variées que votre imagination peut vous amener. Un synthé mélodieux souffle un air accrocheur, sur une nappe flottante et déviante. Un petit segment séquentiel bas vient chatouiller notre ouïe, alors que l’intro continue à incruster sa mélodie. Vers la 3ième minute, le mouvement séquentiel s’installe avec des percussions claquantes et une bonne structure rythmique, sculptée à la basse. Day After nous interpelle d’emblée avec une mélodie synthétique qui accroche sur un tempo sautillant, encadré par un magnifique jeu de synthé aux accords rotatifs et à la mélodie thématique très agréable. Un rythme ambigu, qui joue avec de belles modulations, donnant à Day After l’impression de survoler plusieurs chapitres. Past June est nettement plus sombre et expérimental. Sur un tempo mal défini, une basse séquentielle nerveuse et spasmodique étale une délicieuse incohérence rythmique. De sombres pulsations s’agitent dans une ambiance hachurée par des synthés qui vont et viennent fluctués un mouvement d’une beauté désordonnée. Atmosphérique et lent, Montezuma progresse sur de légers battements séquencés et un superbe synthé flûté. Par moment le rythme chevauche des plaines désertiques, mais répond toujours aux nappes harmonieuses qui se fractionnent et qui dansent dans la solitude. De courts accords sillonnent ces mouvements qui augmentent son arythmie hypnotique, accordée sur de sublimes flûtes. Timegroove est me pièce préférée sur ce CD 1. Une belle séquence sautillante et saccadée qui prend son rythme sur une basse pulsative qui résonne à chaque pincement, le tout drapé d’un synthé flottant et zigzaguant en surface. Un tempo surréaliste, un croisement entre Béjart et Schonwalder sur de beaux souffles flûtés. Beyond the Wall est un mouvement circulaire aux notes et accords carillonnés. Un mouvement étrange, comme une berceuse pour Edward Scissorhands. Imaginez, la noirceur de la nuit avec la neige qui virevolte sur un doux vent fou. C’est un peu l’illusion que cette spirale étoilée transpose. Atonique, sur un aspect dramatique, les strates violonnées de Dancefloor transposent un mystère vite dissipé par un rythme nettement plus enjoué. Talk to Me est une belle ballade sombre, qui débute sur une guitare acoustique et une légère flûte. Statique, le mouvement tourne sans vraiment développé de rythme, si ce n’est qu’un tourbillon bas, aux intonations basses avec des effets sonores et des discordes désharmonisées. Absynth ouvre le bal avec un synthé venteux et une fine pulsation aux notes carillonnées. Les percussions forment un mouvement robotisé, un peu à l’image d’un Berlin School hypnotique, dont les mesures dévient sur des rythmes plus fluides. Un titre aux mouvances libres, qui suit une tangente en crescendo, pour revenir s’amarrer sur une autre structure progressive, qui reprend son crescendo. Après une intro orchestrale, Cascades dévie sur des rythmes entrecroisés aux sons de bonnes strates orchestrales et de synthés aux barrissements aigus. Soft techno, le rythme déroule en cascade sur un synthé gracieux et très harmonieux. Un bon titre qui se termine avec un synthé agressif. Childhood est un moment de douceur, accordé sur un synthé et une belle flûte enchantée. Si l’union semblait forcer sur de fausses notes, le deux s’accordent avec harmonie jusqu’à ce qu’une séquence refroidisse l’union vers la 9ième minute. Quoique plus aéré, Childhood conserve cette fraîcheur rebelle avec un piano qui devient plus romanesque, après quelques instants de folie passagère. Un peu comme sur Timegroove, Streaming emprunte aussitôt un mouvement hypnotique qu’il conservera, avec toute la folie des effets sonores, tout au long de sa mesure. Broken Wings est un titre touchant. La musique est poignante et tournoie comme une séquence frondante sur de fines modulations aux mouvances subtiles. Un doux chœur berce ce synth qui tourbillonne sur sa peine. Les intonations sont sublimes et l’arrivée du piano divise la pièce qui devient austère et triste, malgré une très belle sonate et une section plus enjouée. Pendant plus de 2 heures, Motionmania joue sur les rythmes, structures et intonations afin de présenter un album qui ne peut faire autrement que plaire. Interstellar Transmission est un opus solide, avec des séquences rondes, agressives sur un synthé habilement manipulé, qui challenge constamment tous les rythmes. Un album plein de rebondissements sur des rythmes variés et des mélodies thématiques, des séquences complexes et multidirectionnelles, des synthés aux libres actions dont les strates et les sonorités sont harmonisées aux souffles enchanteurs des flûtes. Une expérience sonore comme on en rencontre rarement que trop peu. (lundi 19 mars 2007)

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