jeudi 02 septembre 2010 | 38 visiteurs (dont 1 membre) connectés en ce moment
Vous êtes ici › Les groupes / artistes › C › Cinema Strange › Quatorze exemples authentiques du triomphe de la musique décorative

Enregistré à divers endroits entre 2003 et 2006. Mixé par Ross Harris, Michael et Daniel Ribiat
Lucas Lanthier (chant, guitare), Michael Ribiat (guitare, guitare sèche, piano, piano jouet, glockenspiel, orgue), Daniel Ribiat (basse, synthé, accordéon), Danny Walker (batterie) + James Mark (violon), Anthony Mason (tuba), Ashley Walters (violoncelle), Evan Jorgensen (glockenspiel)
Il s'agit ici de l'édition double cd incluant un second cd avec 2 histoires racontées par Lucas Lanthier ainsi qu'un livret les contenant par écrit.
C'est la fin d'une arlésienne, le troisième album de Cinema Strange est bel et bien sorti...Ouf ! Rien ne semblait gagné d'avance, Lucas Lanthier s'éloignant toujours plus musicalement des bases du groupe pour se concentrer sur ses autres projets, notamment Deadfly Ensemble (il semblerait d'ailleurs qu'il n'ait pas été présent pour le mixage final). Qu'importe l'avenir, ce disque est là, bel et bien là et il est drôlement bien. Ses qualités ? Des mélodies imparables, des orchestrations renouant avec le côté batcave des débuts, soit plus rythmées, moins atmosphériques. De l'ambient, il en est pourtant question avec pas moins de cinq pièces instrumentales entre boîte à musique et cabaret décadent mélancolique (on retiendra surtout le splendide 'Intermezzo: Bright violet euphoria') qui constituent la faiblesse du disque...pas au niveau de leur qualité, rassurez-vous, mais plutôt dans leur agencement. Exception faite de l'intro et de 'Fourth example', pas moins de trois pièces se suivent en effet, en plein milieu de l'album, un peu comme un entracte...Problème, c'est trop long et ça coupe l'esprit dynamique qui animait les chansons batcave; certes, ça repart de plus bel dès 'The toad curse and how it perished in flames' (d'autant qu'un batteur fait dorénavant partie du groupe, ce qui est particulièrement marquant sur les roulements des bons 'Molars' ou 'One time, one summer') mais il eût été plus judicieux selon moi de répartir ces morceaux tout au long du cd pour n'en point rompre la dynamique. A noter également une très légère différence de production, l'album ayant été enregistré en de multiples endroits au cours des trois dernières années mais ceci ne nuit en rien au plaisir de l'écoute. Les Cinema Strange se montrent des plus inspirés au sein de leur batcave théâtral et nul doute que des 'One time, one summer' (décadent à souhait avec ses roulements et les vocaux suraigus de Lucas), 'Mr Quilt's rotten luck' ou 'Unlovely baby' (avec sa petite touche vieux Siouxsie and the Banshees) deviendront de nouveaux classiques. Dans la lignée de Deadfly Ensemble, nos facétieux Américains nous la jouent édition luxueuse (un digipack splendide) avec bonus qui ne servent à rien, le 2ème cd étant constitué de deux histoires courtes contées par Lucas himself. Vu le goût de notre homme pour le théâtre, ce n'est pas si désagréable au final. (lundi 14 août 2006)
note
Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "Quatorze exemples authentiques du triomphe de la musique décorative".
Note moyenne : 7 votes
Vous devez être membre pour ajouter une note ou un commentaire sur "Quatorze exemples authentiques du triomphe de la musique décorative".
Cet album est une véritable déception. C'est vrai qu'après "The Astonished Eyes of Evening" il était difficile de faire mieux ! La production manque de parti pris; l'atmosphère que l'on retrouvait sur les 2 LP précédents à quasiment disparu. Je préfère me rabattre sur "The Deadfly Ensemble" qui a un travail aussi bon que ce qu'on peut retrouver sur "The Astonished Eyes of Evening".
C'est la seule fois que je ne suis pas d'accord avec Twilight...
14ieme = digipack pour moi.