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Systems Two, Brooklyn, New York City, USA, 7-10 mars, 24-27 avril, 9-10 et 18 juin 1997
Steve Coleman (saxophone alto), George Lewis (trombone), Andy Milne (piano), Greg Tardy (saxophone ténor), Regg Washington (basse, contrebasse), Ravi Coltrane (saxophone soprano et ténor), David Dyson (basse), Josh Roseman (trombone), David Gilmore (guitare), Sean Rickman (batterie), Vijay Iyer (piano), Yosvany Terry Cabrera (saxophone ténor), Barbaro Ramos Aldazabal (percussions), Aaron Stewart (saxophone ténor), Ramon Garcia Perez (percussions), Andre Atkins (trombone), Luis Cancino Morales (percussions), Tim Albright (trombone), Shane Endsley (trompette), Elektra Kurtis (violon), Nioka Workman (violoncelle), Miguel Diaz Zayas (percussions), Marlene Rice (violon), Kenny Davis (basse), Ralph Alessi (trompette), Jamal Haynes (trombone), Nabate Isles (trompette), Josh Jones (percussions), Gene Lake (batterie), Greg Osby (saxophone alto)
Imposant double concept album, "Genesis & The Opening of The Way" réunit en son sein, et frisant presque la saturation, tous les éléments qui font de Steve Coleman un artiste qu'on aurait tort de prétendre connaître suite à un survol léger de sa carrière. À considérer peut-être comme une de ses oeuvres les plus importantes, on retrouve dans cette double affiche à la densité incroyable de nouvelles pistes au stade embryonnaire pourtant déjà bien développés qui seront par la suite intégrés sur d'autres disques comme "The Sonic Language of Myth". La formule, bien que complexe à mettre en place, est toute simple : un tapis de mesures au groove contagieux tournent toujours en boucle avec la même nonchalance pendant que le reste du groupe se partage simultanément les différents thèmes dans des va-et-vient incessants, où chaque élément s'efforce de rester bien en place, contribuant de concert à une réaction en chaîne qui voit la collision des harmonies se démultiplier dans un feu d'artifice généreux qui flatte les oreilles. "Genesis", le premier des deux disques, est à ce titre le plus emballant. Évoluant cette fois au côté d'un plus large ensemble, The Council of Balance, Steve Coleman voit sa musique s'enrichir de cordes et d'une formation de cuivres plus étendue encore. Un côté indéniablement symphonique - mais contemporain - en ressort. Une sensation vertigineuse. Quelque chose de dramatique aussi, et multiple. Le foisonnement de sons, demeurant toujours aussi limpide et précis, dresse face à l'auditeur autant de chemins qu'il se sent dans le besoin impérieux d'emprunter simultanément. Jamais lumière si opaque n'aura paru si flamboyante. Plus modeste, "The Opening of The Way" réintroduit le Five Elements en commité réduit et s'abandonne, comme de coutume, à une série d'improvisations dont la relative courte durée permet de ne pas souffrir à nouveau du sentiment de linéarité continue dans lequel une grande partie de ses disques se retrouvent enfermés bien malgré eux. Plus abouti que la discographie complète d'Aka Moon, et aussi bon que du Henry Threadgill, "Genesis & The Opening of The Way" est peut-être plus difficile à apprivoiser mais représente selon moi le meilleur ambassadeur - comprenez le plus sincère - de l'oeuvre de Steve Coleman. (samedi 24 décembre 2005)
note
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Genesis est un chef d’œuvre interdimensionnelle ! Une bombasserie interstellaire ! Y'a pas plus constructif comme critique !