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Swans › The burning world

cd | 12 titres

  • 1 The river that runs with love won't run dry
  • 2 Let it come down
  • 3 Can't find my way home
  • 4 Mona Lisa
  • 5 Mother Earth
  • 6 (she's a) Universal emptiness
  • 7 Saved
  • 8 I remember who you are
  • 9 Jane Mary
  • 10 cry one tear
  • 11 See no more
  • 12 God damn the sun

enregistrement

Enregistré à New York, Usa, 1988-1989

line up

Michael Gira (chant, guitares), Jarboe (chant, claviers)

Musiciens additionnels : Fred Frith (violon), Bill Laswell (basse), Norman Westberg (guitares), Jason Anses (basse), Virgil Moorfield (batterie), Nicky Skopelitis (baglama, bazouki), Shankar (double violon), Jeff Bova (claviers), Aiyb Dieng (percussions), Trilok Gurtu (tablas), Bernard Fowler & Fred Fowler (choeurs), Karl Berger (vibes, arrangement des cordes et conduite), Mark Feldman (violon), Larry Packer (violon), John Kass (viole), Richard Carr (viole), Garo Yellin (violoncelle)

chronique

Styles principaux
rock
heavenly
folk
Styles secondaires
blues

Voilà un ovni dans la carrière du duo mythique. 'The burning world' ne souffre d'aucune faute de production ou d'interprétation, et la longue liste d'invités de marque et d'un ensemble à cordes démontre la grande ambition de l'oeuvre. Ce qui déroute sur cet album c'est plutôt le ton général et le style. Si les américains avaient su négocier divinement le virage vers une musique plus folk et atmosphérique tranchant avec les passages les plus déchaînés, j'avoue rester sceptique quand à l'approche blues-country-world de 'The burning world'. Essentiellemnt acoustiques, les compositions lorgnent par moment vers la pop américaine des 50s ('She's a universe...', 'Saved') et même la veillée new age au coin du feu ('Mona Lisa, Mother Earth', 'Jane Mary...') ou plus proche du psychédélisme 70s ('See no more'). Bien sûr on ne peut que rester ébahis devant tant de maîtrise et d'émotions, et la superbe ballade de fin 'God damn the sun' atteste le génie de Michael Gira en matière de songwriting. Il en ressort que 'The burning world' ressemble à un de ces albums un peu trop léché, presque 'grand public' (ce qui n'est pas forcément une faute de goût) dont on ne peut que saluer le résultat tout en s'inquiétant sur la direction à venir du groupe. Heureusement pour nous, les Swans n'en avaient pas encore fini avec le désespoir et cette quête perpétuelle de la lumière. Une illumination passagère très belle mais loin d'être la meilleure pour aborder le groupe. (dimanche 15 mai 2005)

note       

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Note moyenne :        11 votes

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zugal21 › mardi 22 avril 2014 - 21:01  message privé !

Mon premier Swans, cadeau inattendu (Merci, Noble Gutsien). Ca me plait ; je n'ai que trois écoutes au compteur. Ce que je préfère, ce sont les morceaux qui ont quelque chose d'un peu solennel. Et ça tombe bien, il y en a quelques uns.

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22goingon23 › mardi 5 juin 2012 - 13:00  message privé !

The Burning World vient d'être réédité par le label américain Water et c'est un pur bijou exhumé à nouveau étincelant. Je suis en train de le réécouter et ce disque est une merveille. Je ne lui trouve rien de "mainstream" ; l'univers est bien celui des Swans, tour à tour ombrageux, cruel, mélancolique et d'une beauté raffinée. Il oscille subtilement entre sensualité orientale et recueillement médiéval (danse macabre et vêpres mariales). Un style proche de Dead Can Dance. Son atmosphère éthérée et charnelle annonce le diptyque suivant White Light..../ Love Of Life. Le son est magnifique mettant en valeur la richesse et la luxuriance des instruments et des arrangements. Gira déteste cet album et je ne comprends pas pourquoi : certes, la travail à la production de Laswell n'a pas été du goût du barde apollinien et beaucoup lui reproche sa texture trop polie. Dans leur discographie, il représente une oeuvre transitoire, sorte de purgatoire où le mysticisme cérémoniel du premier âge (Cop, Young God, Holy Money, Children Of God) entre en fusion orgasmique avec les aspirations vivantes pulsionnelles.

torquemada › lundi 31 janvier 2011 - 23:07  message privé !

Je l'ai enfin trouvé, et effectivement c'est un album à part, plus proche de Skin / World Of Skin mais il y a de belles choses.

Note donnée au disque :       
Eliphas › mardi 23 novembre 2010 - 20:58  message privé !

ça serait pas complétement stupide de le rééditer celui-ci et d'autre d'ailleurs...

Wotzenknecht › vendredi 19 juin 2009 - 18:26  message privé !

tout amour, toute beauté

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