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Enregistré à New York, Usa, 1988-1989
Jarboe (chant, claviers), Michael Gira (chant, guitares)
Musiciens additionnels : Fred Frith (violon), Bill Laswell (basse), Norman Westberg (guitares), Jason Anses (basse), Virgil Moorfield (batterie), Nicky Skopelitis (baglama, bazouki), Shankar (double violon), Jeff Bova (claviers), Aiyb Dieng (percussions), Trilok Gurtu (tablas), Bernard Fowler & Fred Fowler (choeurs), Karl Berger (vibes, arrangement des cordes et conduite), Mark Feldman (violon), Larry Packer (violon), John Kass (viole), Richard Carr (viole), Garo Yellin (violoncelle)
Voilà un ovni dans la carrière du duo mythique. 'The burning world' ne souffre d'aucune faute de production ou d'interprétation, et la longue liste d'invités de marque et d'un ensemble à cordes démontre la grande ambition de l'oeuvre. Ce qui déroute sur cet album c'est plutôt le ton général et le style. Si les américains avaient su négocier divinement le virage vers une musique plus folk et atmosphérique tranchant avec les passages les plus déchaînés, j'avoue rester sceptique quand à l'approche blues-country-world de 'The burning world'. Essentiellemnt acoustiques, les compositions lorgnent par moment vers la pop américaine des 50s ('She's a universe...', 'Saved') et même la veillée new age au coin du feu ('Mona Lisa, Mother Earth', 'Jane Mary...') ou plus proche du psychédélisme 70s ('See no more'). Bien sûr on ne peut que rester ébahis devant tant de maîtrise et d'émotions, et la superbe ballade de fin 'God damn the sun' atteste le génie de Michael Gira en matière de songwriting. Il en ressort que 'The burning world' ressemble à un de ces albums un peu trop léché, presque 'grand public' (ce qui n'est pas forcément une faute de goût) dont on ne peut que saluer le résultat tout en s'inquiétant sur la direction à venir du groupe. Heureusement pour nous, les Swans n'en avaient pas encore fini avec le désespoir et cette quête perpétuelle de la lumière. Une illumination passagère très belle mais loin d'être la meilleure pour aborder le groupe. (dimanche 15 mai 2005)
note
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Note moyenne : 9 votes
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The Burning World vient d'être réédité par le label américain Water et c'est un pur bijou exhumé à nouveau étincelant. Je suis en train de le réécouter et ce disque est une merveille. Je ne lui trouve rien de "mainstream" ; l'univers est bien celui des Swans, tour à tour ombrageux, cruel, mélancolique et d'une beauté raffinée. Il oscille subtilement entre sensualité orientale et recueillement médiéval (danse macabre et vêpres mariales). Un style proche de Dead Can Dance. Son atmosphère éthérée et charnelle annonce le diptyque suivant White Light..../ Love Of Life. Le son est magnifique mettant en valeur la richesse et la luxuriance des instruments et des arrangements. Gira déteste cet album et je ne comprends pas pourquoi : certes, la travail à la production de Laswell n'a pas été du goût du barde apollinien et beaucoup lui reproche sa texture trop polie. Dans leur discographie, il représente une oeuvre transitoire, sorte de purgatoire où le mysticisme cérémoniel du premier âge (Cop, Young God, Holy Money, Children Of God) entre en fusion orgasmique avec les aspirations vivantes pulsionnelles.
Je l'ai enfin trouvé, et effectivement c'est un album à part, plus proche de Skin / World Of Skin mais il y a de belles choses.
ça serait pas complétement stupide de le rééditer celui-ci et d'autre d'ailleurs...
tout amour, toute beauté
Sûrement l'un des albums des Swans le plus difficile à cerner, pas un poil de lourdeur là dedans et très folk amérloque dans l'écriture, perso toujours pas mal de mal à accrocher au disque dans son ensemble même si la deuxième partie du disque (à partir de I Remember Who You Are je dirais) est vraiment époustouflante. Je trouve que ça préfigure pas mal les travaux de Michael Gira avec Angels of Light, du coup je conseillerais vivement aux fans de ces derniers de jeter une oreille attentive à ce Burning World :-). Pour ma part, il me faudra encore quelques années pour digérer parfaitement ce disque et me faire un avis définitif !