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Théâtre Du Chêne Noir › Aurora

6 titres - 36:06 min

  • 1/ Arrivée de la Terre et de ses Enfants : L'Aurore (7:33)
  • 2/ Le Bonheur (4:35)
  • 3/ La Vieillesse et La Mort (5:27)
  • 4/ Le Conte de la Terre et de ses Enfants (7:25)
  • 5/ La Fascination des Enfants de la Terre (5:54)
  • 6/ Vivre (5:12)

enregistrement

Avignon, France, 22 et 23 juin 1971

line up

Nicole Aubiat (chant, cymbale à l'archet), Bénédicte Maulet (chant, voix), Pierre Surtet (flûte bambou, flûte traversière, saxophone alto, voix), Guy Paquin (violoncelle, trompette, voix), Daniel Dublet (gongs, bongos, guitare électrique à l'archet), Gérald Gelas (batterie, gongs), Jean-Marie Redon (flûte traversière, voix)

chronique

Styles principaux
ovni inclassable
Styles personnels
musique de spectacle

Le Théâtre du Chêne Noir d'Avignon est une troupe de spectacle qui a commencé à sévir sur les planches hexagonales dans le prolongement des évènements de mai 1968. Ce n'est donc pas un hasard si, au travers de leurs représentations, on y retrouve la majeure partie des revendications de la jeunesse de l'époque, depuis bien vite reconvertie en fonctionnaires costard-cravate. "Aurora" propose la mise en musique d'un récit poétique inscrivant l'Humanité comme enfant capricieux et peu reconnaissant de sa mère La Terre, qui a déjà fort à faire contre les hommes-oiseaux, conquérants calculateurs d'innombrables galaxies. Oui, on nage en plein délire, mais c'est cette soif d'émancipation qui est alors dans l'air qui veut ça, et quelque part, nous ne sommes pas si loin de la mythologie que s'est amusé à construire Christian Vander pour Magma. Musicalement, les influences jazz sont beaucoup plus timides (les cuivres servant uniquement à illuster l'attaque des hommes-oiseaux, ou bien le chant funeste qui vient en conclusion sur "Vivre"). L'ambiance générale est d'un dépouillement extrême où ondes et notes se rejoignent pour créer des payasages brumeux et inquiétants comme fond sonore à une scansion habitée. Le côté tribal où jouxtent flûte et percussions sommaires renvoie à ce que le groupe progressif Osanna réalisera bientôt sur sa pièce maîtresse, "Palepoli". C'est à la fois désuet et profond. C'est au bord du ridicule et en même temps tellement prenant. C'est peut-être pas le genre de truc que l'on va s'envoyer en travers des tympans tous les jours, mais c'est indubitablement une manière d'approcher et de concevoir la musique qui s'écarte des sentiers battus. La grammaire des musiques concrètes et/ou contemporaines se décline parfois sur les mêmes inflexions, aussi peut-on considérer celle du Théâtre du Chêne Noir comme une de ces excroissances, si ce n'est les prémices de ce que l'on qualifiera plus tard de Rock in Opposition. (jeudi 22 mai 2003)

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