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MoonSatellite › Sequenzer-Volume I

cd | 5 titres | 55:14 min

  • 1 Sequenzer I [17:37]
  • 2 Sequenzer II [7:11]
  • 3 Sequenzer III [17:05]
  • 4 Sequenzer IV [5:36]
  • 5 Sequenzer V [6:59]

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré, produit et mixé entre 2008 et 2009 au Magnetic Studio 2.0 pour Volutes Production

line up

MoonSatellite (Alesis Andromeda A6 - Moog Minimoog Voyager - Yamaha AN1X - Roland SH 201 - Korg R3 - Roland MC 808 - Electro Harmonix Electric Mistress - T.C. Electronic Nova Delay ND-1)

remarques

Pour en savoir plus sur MoonSatellite et y télécharger des extraits MP3, visitez son site web: http://moonsatellite.volutes-abstruses.com/
Disponible aussi via Patch Work Music Distrib: http://www.pwm-distrib.com/

chronique

Hum....La douce sensation de voyager dans le temps et de mettre pour la nième fois (faut l’avoir apprivoisé) Oxygène de Jean Michel Jarre sur ma platine Linn. Sequenzer est le premier opus de MoonSatellite et c’est aussi un agréable voyage temporel où les portes du cosmos et des étoiles que s’ouvrent sur de délicieuses séquences et lignes de synthé qui ont fait la beauté des premières œuvres de Jarre. Une pâle imitation? Non! MoonSatellite continue l’exploration des ondes cosmiques, abandonnées par Jean Michel Jarre après Les Chants Magnétiques, pour approfondir une MÉ aux rythmes tempérés mais avec une approche encore plus spatiale de ce qui se fait aujourd’hui. Des sonorités d’étoiles filantes qui scintillent tout en défilant à une vitesse folle ou en baignant dans un statisme poétique, Sequenzer est habilement construit dans un moule où le rêve se rend à la porte des étoiles et s’étend sur 5 titres qui s’emboutent dans un délicieux nectar intergalactique. Un vent spatial souffle sur les plaines cosmiques du système solaire de Sequenzer. Sequenzer I ouvre cette quête séquentielle avec un suave et chaleureux souffle qui ondule parmi une pléiade d’effets sonores et de bruits blancs galactiques alors qu’une onde de synthé vient caresser de son chant les astres et étoiles. Une fine séquence se dandine en alternant ses délicates frappes. Le synthé est doux et susurre des chants cosmiques et célestes sur un mouvement séquentiel minimaliste qui instaure un rythme hypnotique ceinturé d’effets cosmiques. Doux et poétique, Sequenzer I offre une superbe intro onirique alors que les lignes de synthé flottent et soufflent de leurs chants astraux, parmi des serpentins qui coulent comme des larves sidéraux, dans un cosmos animé d’une tendre séquence envoûtante. Vers la 9ième minute, les premiers coups de cymbales et de percussions isolent une séquence qui pianote le même accord, alors que les solos de synthé fusent et se contorsionnent dans un tourbillon cosmique ébranlé par des frappes de percussions et des séquences syncopées. S’ensuit un somptueux concert de solos qui flottent et survolent un rythme légèrement modifié par une approche plus circulaire avec ses séquences stroboscopiques et ses frappes pilonnées. Sequenzer II continue sur les cendres de I avec des séquences alternatives qui pianotent de 3 accords successifs un rythme minimaliste virevoltant dans un cerceau qui semble infini. Le synthé dépose de délicates couches nasillardes, jetant un brin de solennité à Sequenzer II. Des belles couchent qui dégagent des réminiscences de Klaus Schulze et de ses nappes d’orgues stratifiées. Une chorale synthétise accompagne cette solitaire danse séquentielle, enrayant les mouvements d’orgues et initiant le retour des bruits et effets sonores galactiques. Sequenzer III débute avec de fines nappes hachurées qui forment un délicat tempo aussitôt recouvert d’un doux synthé mellotronné. Un synthé dont les strates valsent lentement, mélangeant ses couches avec d’oniriques lignes vocalisées. C’est une très belle intro coulée dans l’éther et qui nous fait voyager parmi étoiles et constellations sur un rythme souple nourri de fines modulations et noué de superbes solos. Plus on avance dans Sequenzer III et plus l’emprise des bruits cosmiques se serrent autour des solos alors que le rythme permute vers une tangente plus animée en seconde portion. La ressemblance avec Les Chants Magnétiques est frappante, mais empreinte de fines subtilités avec un rythme plus dur et sec, mais les synthés et les bruits cosmiques qui enrobent l’union arythmique des percussions et séquences ne trompent personne quand aux influences de MoonSatellite. Après un Sequenzer IV plus ambiant et toujours aussi cosmique qui n’est pas sans rappeler les atmosphères d’Oxygene V, Sequenzer V enclenche avec de lourdes séquences circulaires qui hoquètent d’un tempo saccadé. Un tempo lourdement minimaliste, nourri de puissantes pulsations et nappes de synthé, qui virevolte vers une rythmique plus souple avec l’arrivée des percussions et des couches de synthé, juste avant qu’il ne soit apaiser par les effets sonores cosmiques et des lignes de synthé plus suaves et enjôleuses. Si Tangerine Dream et Klaus Schulze ont leurs légions d’émules, pourquoi pas Jean Michel Jarre qui a su construire sa propre entité musicale dans un monde où la place à l’imagination se taille à coup d’audacieux arpèges artificiels?Mais au-delà de cette similitude avec Jean Michel Jarre, MoonSatellite est une autre intéressante découverte du collectif Français de MÉ, PWM Distrib qui semble résolument vouloir s’implanter, et c’est très bien ainsi, dans le firmament musical qu’est la MÉ. Une place qui lui revient de plein droit car si la MÉ de style Berlin School prend racine en Allemagne, c’est bien en France qu’elle y connaîtra ses premiers adeptes. (vendredi 15 juillet 2011)

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Phaedream › lundi 22 août 2011 - 23:00  message privé !
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Moonsatelitte et Frédérique Gerchambeau (que je ne connais pas mais de qui on dit beaucoup de bien) seront en concert à Nantes le samedi 27 Août 2011.

Pour plus d'info voir le site Facebook de Patch Work Music: http://www.facebook.com/groups/174810812554056/

mangetout › vendredi 15 juillet 2011 - 18:06  message privé !

@dariev stands : Jarre reprend le fameux "Pop corn" sous le nom de Jammie Jefferson membre unique du groupe Pop-Corn Orchestra (pas simple la chose) qui serait à l'origine donc un morceau de Gershon Kingsley, mais bon ce qui est rigolo c'est que "sa" reprise sort en 1972 en même temps que celle de Hot Butter.

L'original de Kingsley (1969) : http://www.youtube.com/watch?v=OSRCemf2JHc

Wotzenknecht › vendredi 15 juillet 2011 - 17:58  message privé !

la version de Marsheaux tue le dancefloor : http://www.youtube.com/watch?v=CDqnq_Qb-kE

dariev stands › vendredi 15 juillet 2011 - 17:53  message privé !
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ouais, et puis The Fall a son tour été pompé/hommagé par Pavement. Bon, merci mangetout, j'ai effectivement écrit une connerie, c'est pas Perrey mais ce type : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gershon_Kingsley c'est toujours pas Jarre en tout cas.

Scissor Man › vendredi 15 juillet 2011 - 17:51  message privé !

Des pompages malins, il y en a floraison… Ma dernière découverte, ce formidable morceau de The Fall, I'am Damo Suzuki, très influencé par Can évidemment, dont la ritournelle, les magnifiques notes proviennent de Old Loggerhead (Sand - Golem). Enfin ! j'en reste persuadé.