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Textes et musiques : Frédo Roman, Basse : Richard Roman, Guitare : Serge Teyssot-Gay, Claviers : Henning Specht et Pierre Schmidt
Toujours Stéphane Blanquet aux illustrations
Le retour infini de la chose sur elle-même. Mais quand l’image la remplace, il se passe quoi ? On prend ses rêves pour des réalités. Fredo Roman lui n’en est jamais sorti. Il sait plus si c’est un cauchemar, ou un mauvais rêve. A essayer de se réveiller les yeux fermés. Somnambule, il parle pendant son sommeil. Des histoires de vengeance, d’arbitres maudits, de poissons rouges, de pendus. Parfois tout ça à la fois, parfois rien. Des slogans scandés comme un robot, de la viande stupide qui se prend en tant que telle. Un flow parfois niais, comme pour justifier son innocence. Sauf que ça fout mal à l’aise, sur des sons cheap. "Comme une odeur de merguez dans une boutique Hermès" ; un coup de tatane dans les boules avec le sourire vicelard d’un enfant. On chie dans la rue la main posée sur un chewing-gum. Fredo attaque dur sur tous les fronts genre sarcasme en fin de vie et nous met à genoux pour qu'on suce son beat frénétique. Il comble l’espace entre Programme et Didier Super, Spoke Orkestra et Ich Bin, Glu et Noir Désir - y’a même Serge qui fait de la guitare sur quelques pistes. Malgré ça, on est dans l’homogène anxiogène au gaz hilarant, le retour de Nonstop sur lui-même, avec les mêmes travers des formules parfois un peu faciles, des instrus electro parfois un peu passée. Et que les bons morceaux sont tellement bons qui fait qu’on n’écoute qu’eux ("viande de robot", "plus on me rassure et plus je crie", "on va vous simplifier la vie" qui fait grave penser au génial titre de Diabologum "une histoire de séduction" ; ou encore le bourrin "arbitre enculé" tout bonnement galvanisant). On imagine Raskolnikov chez Patrick Sebastien, Patrick Sebastien chez Jacques Lacan, Jacques Lacan avant-centre de l'OM, Franck Ribery dans les chants de Maldoror, Isidore Ducasse à la bourse de Paris. Un constat tellement brutal qu’il en faire rire nerveusement, "la dénonciation est un devoir républicain". Et pendant ce temps là la Joconde elle sourit… NB: cet enculé de disque devient meilleur à chaque écoute, comme un super saiyen. Et les morceaux agaçants d'hier deviennent les préférés de demain. Point A, Point Barre. (samedi 9 mai 2009)
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Ben voila pourquoi c'est pas toi qui l'as chroniqué. Mais si tu veux tu peux ouvrir un blog, dire a quel point tu trouves ce disque a chier, et comme ca les balances seront reequilibrés. T'attends quoi de tes commentaires? qu'on t'explique pourquoi c'est bien et pourquoi t'as tort? Ca te touche pas, tu passes a coté, en d;autres mots tu trouves ca merdique, pas besoin de chier 100 ans.
Je sais bien que tu n'as pas dit que c'était bon, mais par contre, c'est ce que disent les critiques dithyrambiques que j'ai lues ;-) Franchement, je me risquerai pas à dire des trucs pareils pour ce disque, voilà tout.
j'ai pas dis que c'était forcément bon, mais tu sembles t'étonner que c'est grotesque, alors que tout le propos du type tourne autour de ça (là et encore plus sur road movie). après mettre le coté arty en avant, c'est multiplier les coups de tete dans le vide, vain et usant.
Puisque c'est "fait exprès", c'est forcément bon? En tout cas, j'ai lu un paquet de critiques qui se pâment devant cette fomation, j'avoue que je reste assez ... mmmh... dubitatif. Dois pas être assez arty pour comprendre.
j'ai pas été très emballé au début le trouvant plutôt maigrelet après un Road Movie aussi flamboyant et varié, pour ensuite l'apprécier grâce à son charme cheap & parano poussé presque aussi loin que, je sais pas - du Costes mettons, le talent en plus - et là il me gonfle vraiment... il faut dire que malgré quelques coups de surin bien placés les textes ont beaucoup moins de saveur et d'impact que ceux de Road Movie, malgré une approche + lobotomisante, psychotique, boîte à slogan - ça sent moins le délire grandiose surréaliste, moins de travail sur les ambiances, aussi, la faute à moins de pinceaux en main, je sais pas... mais Fredo étant le seul à ma connaissance à avoir une telle imagination, inventivité, dans notre "milieu du rap français", qu'on peut aisément relativiser ce décrescendo; il avait transcendé Programme avec Road-Movie en y apportant l'humour et des métaphores/jeux de mots jouissifs, là il la joue plus bestial et spontané, abrutissant, ok.