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Claudia Brücken (chant), Suzanne Freytag (musique, chant), Ralf Dorper (musique), Michael Mertens (musique)
Ladies and gentlemen, dans la lignée rétrospective des 80's, j'ai le plaisir de vous présenter Propaganda...C'est fou les trucs de qualité qui passaient dans les hit-parades de l'époque, encore que je me demande si les gens qui écoutaient 'P.Machinery' s'étaient risqués à découvrir la richesse de l'album. Selon les paroles du clavier, le groupe voulait produire une musique identifiable comme germanique pour se différencier des sonorités de la pop anglaise, rien d'étonnant donc à ce qu'elle soit truffée de références à Fritz Lang, Kraftwerk, Die Krupps (Ralf Dorper a d'ailleurs travaillé avec eux à leurs débuts), la froideur des imageries industrielles...Pourtant, n'en déplaise au monsieur, leurs compositions vont bien au delà tant leurs structures et leurs lignes sont riches. La base reste bien entendu électronique pour ensuite emprunter tant à la pop qu'au néoclassique en passant par le jazz et le cabaret le tout baigné d'un aspect très cinématographique. C'est pourquoi si la musique de Propaganda semble avoir une accroche directe à la première écoute, l'auditeur se rend très vite compte qu'elle est bien plus perverse et tordue en réalité. Pour essayer de décrypter ce panorama un brin complexe (à l'image des morceaux qui sont tout sauf linéaires), je présenterais 'Jewel' comme une structure rythmée dans la lignée des premiers Krupps. 'Frozen faces' semble reprendre ce genre d'éléments, en moins agressifs et plus froid, si ce n'est que les sons de la fin oscillent vers quelque chose de plus pop, voir jazzy (toujours sur fond électro, vous suivez ?). J'adore 'P.Machinery', LE hit du groupe, véritable mise en musique de 'Metropolis': atmosphères mi-grandioses, mi-inquiétantes, hantées par les machines. 'Dream within a dream' ou 'Duel' piocheraient plutôt des influences cabaret, lesquelles servent à merveille la voix de Claudia Brücke dont le timbre profond est indissociable de l'identité Propaganda. 'Sorry for laughing' est nettement plus glauque et flirte avec des touches industrielles soft, voir gothiques (au sens littéraire), pareil pour 'Murder of love'. Mais là encore, l'atmosphère établie n'est jamais définitive. Que dire de l'excellent 'Dr Mabuse' et son rythme hanté (je songe à de lointain échos de In the Nursery) ? Que les groupes électroniques de l'époque étaient mille fois plus créatifs que ceux d'aujourd'hui avec des synthés moins perfectionnées. Aucun rythme binaire, des sonorités toujours diversifiées, des mélodies complexes et accrocheuses à la fois. Si peu de gens se souviennent de Propaganda, leur son est pourtant si unique que je peine à lui trouver des comparaisons, si ce n'est In the Nursery mais seulement dans la démarche (quoique sur 'Strength to dream') car les deux formations évoluent dans des registres totalement différents. Le mieux serait encore d'écouter par vous-même... (mercredi 18 janvier 2006)
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@Eric : je sais pas si c'est l'accent. En tous cas sur de nombreux titres la voix est vraiment sexy, oui
^^ je suis le méchant, et j'shuis payé pour faire vivre l'industrie ruineuse & ruinée du disque !
Pareil pour moi...Méchant Solvant qui pousse à la dépense ! ^^
pécho le double cd sur suggestion de Solvant. Excellente suggestion ; nostalgie pour l'époque.
Je découvre le CD2 de l'édition 2010, il vaut le coup aussi !