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The Velvet Underground › White light/White heat

  • 1967 - Verve, V6-5046 (1 lp (vinyle))

lp | 6 titres

  • 1 White light/White heat
  • 2 The gift
  • 3 Lady Godiva's operation
  • 4 Here she comes now
  • 5 I heard her call my name
  • 6 Sister Ray

enregistrement

fin 1967

line up

John Cale (alto électrique, piano, basse), Sterling Morrison (guitare rythmique, basse), Lou Reed (guitares, voix), Maureen "moe" Tucker (percussions)

chronique

Styles principaux
rock

Un album ignoble, effroyable. Le son est tout aussi crade que sur le premier effort du Velvet, avec en plus des jams bruitistes beaucoup plus longues, des expérimentations faites à partir du mixage, un mélange de free-rock jusqu'au-boutiste et de pop mielleuse. Lou Reed laisse éclater ses talents de poète pour évoquer son univers merveilleux : drogues, trips cauchemardesques, chirurgie mutilatoire... A défaut de lumière, c'est vraiment du bruit blanc que l'on entend sur ce disque (guitares qui écorchent les oreilles, orgue qui rend fou, percussion bête et méchante, alto en grincement de porte, larsens, longs monologues en spoken words), pas en reste non plus de cette fureur primitive propre au rock, ce rock pas produit, sale, qui sent sous les bras, qui vous vomit sur la gueule. C'est tout ça le Velvet, et bien d'autres choses encore. Ce second album fut enregistré dans la foulée du premier. Nico a quitté le navire (on la comprend) et livrera bientôt quelques merveilleux albums en solo (enfin pas tout à fait puisque John Cale contribuera à leur réussite). Andy Warhol, le soi-disant producteur du disque à la banane (il n'était en fait que le metteur en scène du show), n'est plus crédité sur la pochette - le groupe ne veut plus passer pour sa chose. Alors oui, c'est du brut, c'est de l'extrême. Rien de pareil n'existait à l'époque. Pour sûr ce disque aura de l'influence, mais sur le punk plus que sur le progressif, ou en tout cas sur Fred Frith plus que sur Peter Gabriel. Bon sang, je viens de réécouter les 17 minutes de "Sister Ray" : insupportables ! Ha, et que dire de "The gift", tournante rock bruitiste et névrotique sur l'enceinte de gauche, soliloque de Lou sur celle de droite : en réglant la balance de votre chaîne, vous pouvez choisir d'entendre l'un sans l'autre, ou faire vous-mêmes le mix qui vous convient. "White light/White heat" est un rock stonien qui finit par partir en sucette. "Lady Godiva's operation" elle aussi va en se dégradant, physiquement, au souffle des instruments qui se perd, aux corps sonores qui s'écroulent... Après la parenthèse "Here she comes now" vient la furie rock 'n' roll métallique de "I heard her call my name". Et le pire, c'est que les compositions sont toujours aussi bonnes... Puis c'est le long, lancinant, douloureux "Sister Ray" et ses 17 minutes d'agonie musicale. Un album ignoble, effroyable. (mercredi 5 octobre 2005)

note       

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Note moyenne :        31 votes

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Harry Dickson › dimanche 16 juin 2013 - 18:37  message privé !

Absolument aucune idée de ce dont il est question, mais ça a l'air classe en effet. D'une classe et poésie infiniment supérieures, oui.

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dariev stands › dimanche 16 juin 2013 - 16:31  message privé !
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Tant qu'on est dans la trivia, Sister Ray est aussi le nom du canon géant installé à Junon dans FF7 et qui sert à envoyer un gros fix d'énergie au Bad Guy de l'histoire, Tetsuo-style (dans Akira). Normal vu que la chanson parlait de la seringue de Loulou. Et ça, c'est un peu plus classe que la première nouille à Douglas.

Seijitsu › dimanche 16 juin 2013 - 15:26  message privé !

Avoir une expérience hétérosexuelle là dessus me semble logique puisqu'il y a du shoegaze ici. Perfect Noise Pop.

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E. Jumbo › dimanche 16 juin 2013 - 11:33  message privé !

Noise annoys

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Harry Dickson › dimanche 16 juin 2013 - 11:18  message privé !

On est d'accord, sauf que chez Douglas P., une expérience hétérosexuelle, c'est aussi courant que les bras chez le batteur de Def Leppard.

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