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L'Orchestre Inachevé › L'égout des goûts

  • 2002 - Trace, Trace 014 (2 cd)

16 titres - 106:08 min

  • 1/ Périmètre vivant (4:26) - 2/ Le désordre hait le progrès (3:31) - 3/ L'égout des goûts (3:46) - 4/ Morne plaie (3:10) - 5/ C'est seulement (6:30) - 6/ Un père manque et gagne (5:01) - 7/ La petite flamme (4:46) - 8/ Périmètre secret (7:38) - 9/ Nous les tirerons comme des lapins blancs (6:21) - 10/ Les noms (5:47) - 11/ Urbi et tempi (1:53) - 12/ Epidémik goût goûte (8:23) - 13/ Dans les eaux de nos mères (9:39) - 14/ Axe étrange (4:25) - 15/ Pi one riff [H2R&B] (22:07) - 16/ Espace rythmique [Étude sur le chant des gibbons] (8:45)

enregistrement

France, 1976 - 2001

line up

Christine Cros (violon), Laurent Saïet (piano électrique, basse, guitare), Patrick Müller (electrosonic), Mami Chan (piano samplé), Philippe Tiphaine (electrosonic, guitare), Jean-François Bory (voix), Pascale Degli-Esposti (voix), Eric Jansen (voix), Agathe Paradinas (flûte à bec), Joël Hubaut (voix), Franck Grosmaire (batterie),

chronique

Styles principaux
ovni inclassable
electro
Styles personnels
musique concrète

Derrière ce mystérieux patronyme se cache un homme, Patrick Müller, fondateur du label Trace qui l’édite, et tête pensante de ce projet qu’il mène au gré de ses envies, parsemé de rencontres qui aboutissent à la mise en place d’une musique exigeante parmi le flot des musiques dites nouvelles. Articulé autour de pièces datant de 1994 à 2001, remontant même jusqu’en 1976 pour "Espace Rythmique/Étude sur le chant des Gibbons", on peut voir en ce double album comme un compendium sur mesure permettant de sonder la portée de l’œuvre de l'artiste. Majoritairement partagés entre deux musiques de spectacle, l’une pour la compagnie VMT, l’autre pour la compagnie Vent Rouge, ses travaux vont littéralement effrayer ceux qui n’ont encore aucunes notions des musiques concrètes et d’avant-garde, fussent-elles, comme ici, toutes absorbées par l’idiome technologique des musiques électroniques. En ce sens, les pièces les plus anciennes, résumées sur le deuxième disque, permettent de mesurer toute l’évolution d’un langage volontairement déstabilisant, au début tributaire d’une démarche commune à celle de Steve Reich, sur un modus operandi fait de répétitions et de boucles au déroulement kilométrique, pour déboucher sur un condensé de modernité, aux pièces plus courtes mais aussi plus rudes et incisives, qui laisserait croire que les artistes les plus extrêmes de la scène hardcore électro tels que Pan American ou Panasonic aient permis aux membres de Art Zoyd de malmener leurs machines pour notre plus grand déplaisir. Illustrant par moments sa musique de poésie et ou/de textes récitées, la musique ici développée se raccroche ainsi à des valeurs plus appréhendables pour le commun des mortels, philosophiques à défaut d’être lyriques. Jamais facile d'accès, limite rebutante, la musique de "L’Égout des Goûts" est une collection de titres intenses, parfois hermétiques, réclamant une attention de tous les instants, pouvant se transformer plus que de raison en dégoût pur et simple si l’on n’est pas préparé à ce genre de langage. (dimanche 15 août 2004)

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Sheer-khan › mardi 24 août 2004 - 16:28  message privé !
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Je pense être préparé à ce genre de langage, justement, mais je trouve cette musique entièrement dépourvu de sincérité... de vérité, la démarche est vraiment ininteressante de ce point de vue. Du bidon..