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Comus › First utterance

7 titres - 49:08 min

  • 1/ Diana (4:37)
  • 2/ The Herald (12:12)
  • 3/ Drip Drip (10:54)
  • 4/ Song to Comus (7:30)
  • 5/ The Bite (5:26)
  • 6/ Bitten (2:15)
  • 7/ The Prisoner (6:14)

extraits audio

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enregistrement

Pye Studios, Londres, Angleterre, novembre - décembre 1970

line up

Glen Goring (guitare douze cordes, guitare électrique, slide guitare, percussions, choeurs), Andy Hellaby (basse, choeurs), Colin Pearson (violon), Roger Wooton guitare acoustique, chant), Rob Young (flûte, hautbois, percussions), Bobbie Watson (chant, percussions)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles principaux
progressif
folk
Styles personnels
dark folk

L'autre jour, j'ai subi par hasard la bande annonce de la troisième édition de la Star Academy. On peut leur vômir à la face tout ce qu'il nous reste de bile dans le foie, il faut quand même admettre, pour les plus distraits d'entre nous, qu'ils ont au moins le mérite d'être clairs dans leurs intentions. Je n'ai pas halluciné ; j'ai bel et bien entendu : "ils sont seize à vouloir devenir star". "Devenir star", pas faire de la musique... Tout est dit. Ne pas donner tout ce que l'on a dans les tripes. Ne pas voir en ce mode d'expression un exutoire formidable, un medium qui permet de se réaliser, de se dépasser et d'en finir avec nos démons qui nous assaillent et nous torturent, quand c'est le cas et quand il est encore suffisamment temps pour que l'on puisse s'en rendre compte. Comme c'est le cas avec "First Utterance" de Comus. Le premier de leurs deux albums, leur seul bon d'ailleurs. Terrible disque, au propre comme au figuré qui, à l'image de sa pochette, cristallise un certain malaise qui nous ferait nous contorsionner de douleur. Pour traduire ce mal-être, Comus opte pour l'alternance de deux voix, l'une féminine, plutôt angélique à la manière de Celia Humphris du groupe folk rock britannique Trees, l'autre masculine, très franchement instable et mentalement perturbée et dont le parallèle le plus évident à dresser serait avec Peter Hammill de Van Der Graaf Generator, en pire peut-être ! Mi folk (l'album met en scène guitare acoustique, percussions, flûte et violon), mi prog (pour ses longues plages bien barrées comme "Drip Drip"), "First Utterance" n'est en fait rien de tout ça. C'est un disque tribal. Point barre. La folie douce (enfin, façon de parler) qui parcourt ce disque se transmet, outre les inflexions déjantées des voix, par les crispations des instruments, des atmosphères souvent tendues et crispantes qui personnifient à merveille une certaine forme d'instabilité, voire d'incertitude. Bien que paru en 1971, "First Utterance" continue aujourd'hui à parler aux perturbés de tout poils. Et, c'est à parier, le fera encore bien longtemps. (dimanche 21 septembre 2003)

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22goingon23 › samedi 13 décembre 2014 - 21:50  message privé !

The Herald est pleine beauté : allie au raffinement du camé, la délicatesse des miniatures enluminées du moyen-âge

Note donnée au disque :       
Dioneo › samedi 8 février 2014 - 14:18  message privé !
avatar

Eau de vie de psilo... Si y'a du blanc-verdâtre-bleuâtre par points de moisi, là-dedans, ce sont des pointes à gober en plus pour changer les visions, ouais. (*bave en fixant les battements ultrachromes du plafond).

Note donnée au disque :       
Jean Rhume › mercredi 16 janvier 2013 - 13:39  message privé !

:) Du coup, j'ai réécouté et c'est vrai que toute la partie centrale de "The Herald" est assez belle. Bon de toutes façons, ça n'est pas un avis définitif, d'autant que j'ai trouvé quelques autres trucs qui m'ont accroché. Mais les bongos ça passe pas (il n'y a que dans le funk et la soul où je leur trouve une légitimité, ce qui est tout à fait subjectif j'en conviens), les cris de la fille, enfin bref, la musique amène souvent des images mentales et celles qui me viennent instinctivement ne sont pas choucardes.

Moonloop › mercredi 16 janvier 2013 - 12:56  message privé !

"Il est un peu tard pour tournicoter autour du feu de bois" Hahaha... Pareil, pas fan de ces histoires, je fais une exception pour le titre "the Herald" tout de même (vers les 3:30... il y a de belles 'parts' de guitare).

Jean Rhume › mercredi 16 janvier 2013 - 12:29  message privé !

Je découvre cette chose mais je serai beaucoup moins enthousiaste que la chro et les différents commentaires. Pour tout dire, ça me fait carrément chier, tout en reconnaissant la singularité et l'avant-gardisme de ce type d'album. Ce n'est pas un jugement de valeur, juste une histoire de goûts personnels mais le côté bongos/violon/flûte m'ennuie affreusement, ça sent la vieille babouche et le patchouli éventé. J'écoute des trucs proches de cet univers (Amon Düül II par exemple) mais là, j'ai l'impression qu'il est un peu tard pour tournicoter autour du feu de bois. Malgré quelques belles mélodies, c'est plutôt le climat général qui ne me cause guère. Bouler s'avère donc superfétatoire.