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Black Moses › S/t

10 titres - 51:55 min

  • 1/ Crucified (4:54)
  • 2/ Thou Daddy (5:27)
  • 3/ Cheap Trick (5:08)
  • 4/ Testify (4:58)
  • 5/ Oh God (4:28)
  • 6/ Earth (5:01)
  • 7/ Going Nowhere (5:26)
  • 8/ Sanctified (4:34)
  • 9/ Temple of the Beast (8:12)
  • 10/ Follow Me (3:47)

enregistrement

Side Step Studios, BMC Studios, Suède, 1998

line up

Pontus Winnberg (Fender Rhodes, orgue, grand piano), Mentor (basse, synthétiseur, percussions), Magnus Hjort (batterie), Robert Mongart Zetterquist (guitare), Solomon Thia (chant), King George (chant), Hakan Gustafsson (basse), Henrik Adolfsson (batterie), Josef Kemmler (chant)

chronique

Styles principaux
hip-hop
Styles personnels
street soul

"Black Moses" est le genre de projet typique qui ne trouvera jamais sa place. La raison en est bien simple ; jouant délibérément la carte de l'acoustique, avec des touches marquées pour la pop et la soul, le groupe ne sonne pas assez rap au goût des amateurs du genre. Ajoutez à cela qu'il s'agit d'une formation scandinave, et vous comprendrez que Black Moses restera indéfiniment boudé par ceux qui ne jurent que par le rap west ou east coast. A contrario, le flow de Solomon Thia est bien trop enraciné dans le hip hop que pour séduire ceux qu'un tel langage horripile. C'est pourtant précisément ce positionnement atypique qui donne tout le charme à l'entreprise de Mentor, résponsable de toutes les musiques et en charge aussi de la production. Articulé comme un concept album autour de la religion, le groupe semble vouloir régler ses comptes avec le Clergé en pointant du doigt l'hypocrisie, la vanité, l'absurdité des dogmes, les abus et bien sûr la foi. Chaque titre aborde tour à tour chacun de ces aspects, et s'amuse à le faire à travers un habillage tantôt rhythm'n blues ("Thou Daddy"), soul ("Cheap Trick"), blues ("Earth"), jazz ("Going Nowhere"), funk ("Sanctified") et gospel ("Follow Me") où l'on peut apprécier à sa juste valeur l'équilibre qui s'érige dans l'échange de communication entre les instruments, qu'il s'agisse de la contrebasse, la batterie ou ce Fender Rhodes toujours aussi fascinant. La pièce la plus ambitieuse se devait évidement de traîter de la bête, et "Temple of the Beast", du long de ses huit minutes, à l'atmosphère ad hoc, s'avère passionnant et prenant de bout en bout. Cet unique album éponyme de Black Moses mérite beaucoup mieux que l'ignorance dans laquelle il semble avoir été enfermé. Sans doute parce qu'il y a dans leur Bible des vérités qui ne sont pas bonnes à dire... (dimanche 23 juin 2002)

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