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Studio de la Loge, Montpellier, France, 1989, sauf les titres 9-12 enregistrés au studio Red Star, Perpigan, France, 1991
Patrice Conte (chant), Pascal Damour (guitare), Jean-Marc Tribillac (basse), Nicolas Barrot (batterie), Frédéric Ollier (synthé, choeurs), Alessandro Farace (basse), Lionel (violon en invité), Nawal (chant en invitée), Sébastien (harmonica et choeurs en invité)
Le LP 'Esperit' est sorti en 1989. Les quatre autres morceaux sont des inédits
Originaires de Montpellier, Parallèles de Montségur proposent une musique qui pourrait évoquer celle de Lucies cries dans la démarche: goût pour les thèmes anciens (Mandrin, Sade, Montségur...), paroles en français et influences post punk goth. Leur unique album, 'Esperit', sorti en 1989 nous est ici proposé enrichi de quatre chansons bonus datant de 1991. Le moins que l'on puisse dire est que, dès le cd dans la platine, ça démarre sur les chapeaux de roue avec le très bon et flamboyant 'Fils de rien, fils de Mandrin', morceau rapide aux petits accents celtes (grâce à la discrète présence de violon). 'Roi de fous' dégage un jeu de batterie tribal marqué fonctionnant comme un parallèle aux accords plaintifs du clavier et au chant désespéré. 'L'Islamique' est nettement plus orienté gothic rock mais avec des touches arabisantes (la voix féminine est du plus bel effet). 'Divin Marquis' qui suit peut surprendre de par des arrangements nettement plus dépouillés, notamment les couplets presque uniquement portés par la rythmique; qui plus est, le groupe a jouté un mini solo d'harmonica avant le dernier couplet/refrain qui sonne assez hors de propos. Pourtant, au fil des écoutes, la chanson dévoile ses charmes; j'ai pour ma part été séduit par la mélancolie du refrain qui prend des teintes quasi tragiques sur le final. Souvent mentionné, 'Les Anges déchus' me plaît moins. Le titre, très gothic rock, n'est pas désagréable du tout mais il est gâché par les 'lalala' qui lui confèrent une touche 'gros lourd' franchement déplorable. Heureusement, la suite est plus prometteuse, même si l'aspect mélodique est moins prenant que sur les premières pièces, très efficaces à ce niveau. 'Le froid' conclut pourtant avec les honneurs de par ses atmosphères froides et tristes. Les quatre chansons de 1991 témoignent d'un durcissement du son, plus brut et orienté post punk goth; les guitares développent des sonorités légèrement plus sombres et électriques, le chant se fait direct, presque rageur ('N'écoute pas la mer' qui a un petit air de The Bolshoi), l'attaque de la batterie est alourdie à la production...Au lieu d'adoucir le ton, Parallèles de Montsegur l'a noirci, sali, et ça sonne très efficace même si l'ultime pièce 'Pierrot de la lune' se place un cran au dessous. Personnellement, ce cd est une belle découverte et je ne puis que louer une fois de plus les rééditions de Infrastition. (mercredi 9 juillet 2008)
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