Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistes220.sv › Acid Vomit Human Genocide

20.sv › Acid Vomit Human Genocide

5 titres - 47:49 min

  • 1/ 0101 Uranium Mines (3:32)
  • 2/ 0102 Nuclear Storms (4:20)
  • 3/ 0103 Suffocate.Acid Vomit (5:26)
  • 4/ 0104 Disfigured Children.Radioactive Generation (3:16)
  • 5/ 0201 Human Genocide (31:15)

enregistrement

Tripoli - El Mina, Liban

line up

Xardas Nyarlathotep

remarques

cd dans pochette cartonnée

chronique

Styles
ambient
indus
Styles personnels
noise constructiviste

Xardas Nyarlathotep… peut-être le seul libanais à produire de la noise. Enfin, quand je dis noise, je devrais dire ‘Industrialized post apocalyptic bio-nuclear radiative frequencies’ ; car c’est bel et bien ce qui est marqué sur la pochette. Seulement 20.SV se rapproche plus du Xenakis période « Diatopes » que de Merzbow ; en effet, ses sonorités sont certifiées 100% synthétiques, réalisés à partir de fréquences pures. L’ensemble donne l’impression d’une petite orchestration faites pour les machines et non pour les hommes. Xardas retrace l’actualité de son pays à travers des paysages toujours secoués de ‘missiles’ analogiques qui frôlent inévitablement les sons kitsch SF période Moog… l’utilisation des fréquences n’est pas encore assumée en tant que telles et l’on patauge toujours entre deux eaux, sans jamais vraiment se raccrocher à quelque chose de concret ou fini. On sent une prise en main de l’objet, un joli déballage structuré et bien fait, avec rien dedans. La progression est pourtant évidente, depuis les quatre premiers morceaux franchement anecdotiques jusqu’à Human Genocide déjà plus construit (Les numéros précédant les titres sont évocateurs : de 0101 à 0201, « Insects » étant 0301) mais rien n’y fait : on s’ennuie ferme devant ces longues boucles répétées, continuellement superposées à de longs et faiblards biouuuu et crchhhhh. Saluons tout de même le courage de sortir cet objet dans un contexte national tendu (Xardas ayant eu le droit à pas mal de problèmes avec ses musiques dites antireligieuses), ainsi que le plaisir de savoir qu’il a su par la suite largement étoffer son propos, en insufflant surtout l’essentiel : une idée.

note       Publiée le vendredi 29 juin 2007

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Acid Vomit Human Genocide".

notes

Note moyenne        2 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Acid Vomit Human Genocide".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Acid Vomit Human Genocide".

Solvant › mardi 16 juin 2009 - 23:01  message privé !

Clairement moins bon que "Insects", déjà les 3 premiers titres sont inexistants et le 4 ème "Disfigured Children...blah blah" peine-à-jouir. Il faut attendre "Human Genocide" pour avoir de la tension. Une bonne demi-heure, inégale, comme un feu d'artifices noise où ça jaillit, ça grésille harsh en retrait, et où ça retombe molasse aussi... Des étincelles ça y'en a ! Mais sur la durée...? Mais où sont passé justement les mâchoires de "Insects", qui savaient oeuvrer dans la durée ? Je suis trés déçu par ce disque. Très. Ca vrille pas des montagnes mais des gravillons.

Note donnée au disque :       
taliesin › mercredi 11 mars 2009 - 12:07  message privé !

Il est vrai que les 4 premières pistes sont, disons, "moyennes", en revanche je trouve 'Human Genocide" vraiment excellent - d'où ma note.

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht › mercredi 4 juillet 2007 - 20:30  message privé !
avatar
"20.SV se rapproche plus du Xenakis" <-- j'ai surtout fait la nuance par rapport aux mouvements purement bruitistes, mais je te remercie de la précision.
mangetout › mercredi 4 juillet 2007 - 20:19  message privé !
Sans vouloir me la jouer Coltranophile, mais Wotzen tu parles de Xenakis comme d'un exemple de musique électronique 100 % synthétique, ça m'étonne un chouïa, ainsi en ce qui concerne le "Diatope" par excellence, "La légende d'éer", il y a certes des sons synthétiques (notamment des séquences en milieu de morceau qui sont terriblement puissantes et réalisées sur ordinateur à partir de formules mathématiques et transformées par interface analogique/numérique) mais la majeure partie des autres matériaux provient de sources "bruitistes" (style crépitements de feu, scies circulaires, chocs de briques, frottements de cartons...) ou naturelles (instruments africains enregistrés et déformés), enfin bon tout ça pour dire que Xenakis n'est peut-être pas l'exemple type pour le purement synthétique, ce type de musique étant plus du fait de musiciens des années 60 du genre de Morton Subotnick ou Pauline Oliveros (le premier aux synthés Buchla et la seconde au Moog harsch-noise avant l'heure).
saïmone › samedi 30 juin 2007 - 01:26  message privé !
avatar
ahahah