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Silver Apples › Silver apples/contact

18 titres - -- min

  • 1/ Oscillations (2:49) - 2/ Seagreen Serenades (2:55) - 3/ Lovefingers (4:11) - 4/ Program (4:07) - 5/ Velvet Cave (3:30) - 6/ Whirly-Bird (2:41) - 7/ Dust (3:41) - 8/ Dancing Gods (5:57) - 9/ Misty Mountain (2:46) - 10/ You And I (3:24) - 11/ Water (4:18) - 12/ Ruby (2:32) - 13/ Gypsy Love (5:36) - 14/ You're Not Foolin' Me (6:26) - 15/ I Have Known Love (3:53) - 16/ A Pox On You (5:11) - 17/ Confusion (3:34) - 18/ Fantasies (5:57)

enregistrement

Remasterisé par Erick Labson

line up

Dan Taylor (Percussions, Chant), Simeon Coxe (Voix, Synthétiseurs [Simeon] )

remarques

chronique

Styles
electro
pop
psychédélique
Styles personnels
motorik beat psychedelique

Résumer l'improbable histoire de ce groupe incroyablement précurseur n'est pas chose facile... Aussi je vous renvoie aux chroniques respectives des deux albums du groupe, rassemblés ici sur un seul cd, pour vous faire une idée du contenu. Ici, on va tenter de parler de tout ce qui n'a pas directement trait à ces deux disques dont tout le krautrock (Neu! en tête, ce qui s'entend aux premières secondes) et Throbbing Gristle se seront inspirés, ignorant les paroles hippies écrites par le poete Stanley Warren. Tout commence au début des 60's lorsque Simeon Coxe, barré notoire originaire de New Orleans, décide de faire son propre petit "tune on, tune in, drop out", non pas pour aller à Frisco mais à New York, dans l’East Village, ou il côtoie immédiatement Sun Ra (un des rares à l'époque à s'intéresser d'aussi près à l'électronique), ainsi que les compositeurs Harold Clayton et Hal Rodgers, autre allumé obsédé des maths possédant un vieil oscillateur de récup' de la seconde guerre mondiale. Nous y reviendrons. Coxe commence sa carrière en enregistrant les effets sonores d'une série B appelée "Shoot The Moon", avant de devenir le chanteur de divers garage-bands, tel The Random Concept, qui logeait au 7eme étage du Albert Hotel (Dont les autres occupants n'étaient autre que les Mothers, les Lovin' Spoonful et Mike Bloomfield, pour la petite histoire), avant que leur batteur rejoigne les Commodores (si si...). Son groupe suivant, le cover-band The Overload Stage Electric Band (sic), jouait quant à lui au Café Wha?, ce qui n'est pas moins croustillant quand on sait qu'il s'agissait du club de résidence d'un certain futur Jimi Hendrix. Désolé pour le name-dropping… Après avoir fait fuir l'intégralité de son groupe, sauf le batteur (Dan Taylor, donc, pour ne pas le nommer) en branchant l'oscillateur d'Hal Rodgers sur scène, Coxe prend les choses en main et renomme le duo ainsi créé "Silver Apples", en hommage à un poeme de WB Yeats. Après quelques séances de brainstorming et de bricolage intenses, l'oscillateur est upgradé et sobrement renommé "le simeon". Les basses fréquences se jouant avec les pieds, et le reste avec les coudes, les genoux et les mains, Coxe ne peut ni chanter ni jouer d'autre instrument. Qu'à cela ne tienne, le petit label Kapp Records les signe et les voilà enregistrant à grand peine leur 1er album dans un studio trop petit pour leur attirail et sans producteur (le brave homme ayant préféré feindre la maladie et s'enfermer à l'hopital...). C'est que les Silver Apples sont des OVNIS sur pattes. Le Simeon ne joue pas de notes, mais des couleurs... Les chansons ne sont pas en mi ou en sol, mais en bleu ou en vert. Si le groupe deviendra par la suite habitué aux impros scéniques, à ce moment-là, plusieurs chansons sont écrites sans changements d'accords. C'est donc sur scène que les Silver Apples se feront un nom, écumant les USA durant l'année 68 pour gagner leur vie (leur label ne leur versera jamais d'argent pour les disques, qui pourtant sont loin de faire des bides, le premier ayant meme fait une percée dans le Billboard 200 !). Après quelques performances remarquées sur la côte ouest, le groupe, accueilli comme il se doit par le Dead, fait une descente express aux studios Decca de L.A. pour enregistrer tant bien que mal un deuxième album, sous la pression de leur label qui fit banqueroute peut après. C'est le début de la fin pour le duo. L'apothéose de leur héroïsme est atteint lorsque John Lindsay, le maire de New York himself, décide qu'ils incarnent "le son de New York" et les recrute pour jouer à Central Park pendant que des écrans géants diffusent des images de l'arrivée d'Apollo 11 sur la lune. Sauf que je jour J, il pleut des trombes. Résultat : Simeon se prend décharge électrique sur décharge électrique mais continue de jouer comme si de rien n’était. Pas prévenu, le maire monte sur scène à la fin du set pour un petit discours bien policé sur l’évènement… Et se transforme en « homme électrique » devant une foule médusée. Des anecdotes comme ça, la carrière de ce duo atypique en regorge… Suite au prochain épisode, pour la chronique de « Contact ».

note       Publiée le samedi 4 août 2007

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Note moyenne        11 votes

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Seijitsu › vendredi 2 janvier 2015 - 18:55  message privé !

La découverte du 1er janvier: School of Seven Bells a repris ce groupe et je comprends pourquoi. Ce truc doit avoir au moins 20 ans d'avance, toute la techno est déjà là.

22goingon23 › samedi 8 novembre 2014 - 13:40  message privé !

imbibés et imprégnés ils furent certes et point avec du lait d'ânesse ! te le concède. Il n'y a pas que du délire gratuit sur le disque : de lentes visions dantesques dissipent les brumes artificielles !

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Dioneo › vendredi 7 novembre 2014 - 22:38  message privé !
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Attends... Tu crois qu'ils l'étaient, eux ?!

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22goingon23 › vendredi 7 novembre 2014 - 22:36  message privé !

A jeun le Gros Manion !

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Dioneo › vendredi 7 novembre 2014 - 22:33  message privé !
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Ceci-dit Krohnmagon (euh) Chromagnon (mais on a bien compris le message derrière ta soit-disant typo, hein, Twentou !), leur unique album c'est quand même globalement bien nawak, passé Caledonia ! Les jours où je suis pas d'attaque pour le délire, j'avoue que je peux avoir vraiment du mal avec leur truc. (Ritual feast of the libido euuuahhh ! Aeuh ! Euh! Euaaaheuuuh... 'Tain, ça peut-être difficile en lendemain de cuite/période de gastro, quoi).

Note donnée au disque :