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Deftones › Saturday Night Wrist

cd • 12 titres • 50:30 min

  • 1Hole In The Earth (4:09)
  • 2Rapture3:25
  • 3Beware6:00
  • 4Cherry Waves5:17
  • 5Mein3:59
  • 6U U D D L R L R A B SELECT START4:12 [The Konami Kode]
  • 7Xerces3:42
  • 8Rats!Rats!Rats!4:00
  • 9Pink Cellphone3:54
  • 10Combat4:46
  • 11Kimdracula3:15
  • 12Rivière3:45

enregistrement

Produit par Bob Ezrin , Deftones - Production des voix et production additionnele par Shaun Lopez - Mixé par Ryan Williams - Enregistré par Brian Humphrey, Brian Virtue (ingés-son) et par Jon Johnston (batterie sur la 3) - Masterisé par Howie Weinberg

line up

Stephen Carpenter (cordes), Chi Cheng (Basse), Abe Cunningham (batterie), Frank Delgado (claviers, sampler), Chino Moreno (Guitares, voix)

Musiciens additionnels : Annie Hardy (voix sur la 9), Serj Tankian (voix sur la 5), Rick Verrett (composition sur la 7), Shaun Lopez (composition sur la 5)

remarques

chronique

Styles
metal alternatif
rock
trip hop
Styles personnels
> deftones/deftones > deftones !

Un nouveau Deftones, c’est un peu toujours la même chose… On les attend au tournant, on se demande quel sera le prochain artwork incompréhensible, on cherche a les prendre en défaut… Et finalement, à chaque fois, rien n’y fait : les Deftones restent encore et toujours en marge du mouvement « neo » - aujourd’hui raide mort - qu’ils ont pourtant popularisé, à l’heure ou Korn se cherche une crédibilité classic rock en reprenant « Creep » de Radiohead (Ils peuvent la garder, Radiohead n’en veut plus) en faisant un MTV Unplugged (pas « In New York », non ils ont pas osé). Et donc ce nouveau Deftones, s’il décevra immanquablement ceux qui attendent un successeur à White Pony, a le mérite d’être là. Car il a bien failli ne pas exister. On ne va pas polémiquer sur le fait de savoir s’il efface ou non l’affront qu’à été le précédent disque pour certains, de toutes façons, il faut s’y résoudre : les Deftones sont les Deftones. Ils n’ont pas vraiment besoin de se renouveler pour ne pas lasser, vu à quel point leur musique résiste à l’épreuve du temps. Ne pas s’y tromper donc : si la pochette nous refait le coup du vinyle glam ressorti du grenier, il n’y a que peu d’incursions électroniques dans cet opus. Terry Date est remplacé par Bob Ezrin, et alors ? Peu de différences au final si ce n’est un son plus chaleureux, et des plans « à la Soundgarden ou Smashing » dixit le groupe... Si Dan The Automator, pressenti à l’origine, était resté aux manettes, là, peut-être… Donc, Bob Ezrin aux commandes. L’homme de « Berlin », de « The Wall », quand même ! On pouvait raisonnablement craindre une incompatibilité avec le groupe… Et ça n’a pas manqué. L’enregistrement de Saturday Night Wrist, peut être plus encore que celui de « Deftones », fut une véritable épreuve… Tout comme SOAD, les Deftones ont traversé une crise interne, qui, de leur propre aveu, a bien failli détruire le groupe. C’est le risque à prendre quand on devient un dinosaure du rock ! Ici, on a un cas de figure assez inédit : le chanteur qui refuse de chanter. Ezrin n’aura mis en boîte que des instrumentaux, avant que Chino retrouve soudain l’inspiration et commence à chanter… comme il n’a jamais chanté. Plus qu’un hamster, cette homme est un mystère ! Il n’y a qu’a entendre les perles absolues que sont « Cherry Waves », « Beware » ou l’immense « Xerces » pour comprendre : on est transporté dans un monde à part, ballotté par une houle sensuelle dans un océan de guitares lancinantes… Rien à dire, ils sont gros, ils ont des chaussettes frisant le racolage passif, mais qu’est ce qu’ils envoient ! Le seul problème, c’est que tout l’album n’est pas de ce niveau. Sur « Rapture » par exemple, le décalage chant/instrumental se fait un peu sentir… Les morceaux « rentre-dedans », a vrai dire, sont moins réussis, un peu en chien au sein d’un album plus rock, plus doux que d’accoutumée… Qui contient également son lot de bizarreries, telles « U,U,D,D,L,R,A,B,Select,Start », instrumental post-rock nommé d’après le fameux cheat code d’invincibilité des jeux Konami (les années 90, petit scarabée) ou encore un « Pink Cellphone » (encore un titre nostalgique…) qui rappelle Team Sleep de par la classe qu’il exsude littéralement... Il faut remercier Annie Hardy (Giant Drag), qui émoustille formidablement tout en citant la bible, avant de raconter des obscénités, sur fond de trip-hop caviar. Il y a aussi Serj Tankian… Qui chante une phrase (nulle, en plus). Des featurings qui ne masquent pas l’évidence : Saturday Night Wrist est la photographie d’un groupe en phase de dissolution (même si je pense, et souhaite, qu’ils continueront encore très longtemps), une bande de potes inséparables mais peu cohérents sur la durée d’un disque, et plus grave, sur la durée d’une chanson ! On sent un peu le remplissage par ci par là. Serge, viens chanter un bout sur notre chanson chiante, Annie, dit des conneries ici, et Chino… Chino… (soupir) Chino au final, chante de mieux en mieux, et ses lyrics et titres de chansons restent imperméables, comme autant de pied de nez au temps qui passe, alors que « Creep », et ben… Passé 17 ans, c’est dur. « I really wish these snakes were your arms », lance-t-il d’une voix éplorée sur “Kimdracula”. Autant que je sache, c’est eux qui auraient du marquer “Untouchables » sur leur pochette… Perfectibles, les Deftones, fatigués, peut-être. Mais indispensables, désormais. Rendez vous dans 10 ans pour le DVD « classic albums » de White Pony ?

note       Publiée le samedi 19 mai 2007

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born to gulo › jeudi 13 août 2020 - 22:22  message privé !

Il l'est.

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Raven › jeudi 13 août 2020 - 22:13  message privé !
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Oui. Il est beau notre Chino.

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(N°6) › jeudi 13 août 2020 - 17:40  message privé !
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Mais Chino il pourrait chanter "aller allez !", ça serait toujours la classe.

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Raven › jeudi 13 août 2020 - 15:03  message privé !
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Le refrain de "Beware" c'est quand Chouino flirte un peu trop avec Calogero. J'ai l'impression qu'il va couiner "yaaallaaa" ou "en apesanteeeur" dans la chanson d'après.

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born to gulo › lundi 10 août 2020 - 22:47  message privé !

Une savonnette, chez moi.

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