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Venetian Snares › The chocolate wheelchair album

10 titres - 48:50 min

  • 1/ Abomination Street (4:22)
  • 2/ Too Young (3:02)
  • 3/ Langside (3:52)
  • 4/ Einstein-Rosen Bridge (3:36)
  • 5/ Hand Throw (5:03)
  • 6/ Epidermis (4:42)
  • 7/ Ghetto Body Buddy (4:46)
  • 8/ Sky Painted On Car (5:15)
  • 9/ Marty's Tardis (9:17)
  • 10/ Herbie Goes Ballistic (5:13)

line up

Aaron Funk (tout sauf les samples)

remarques

"Thanks and respect to anyone I've sampled on this record"

chronique

Styles
black music
jungle
techno
techno hardcore
Styles personnels
glitch-hop+rnb=hit me aaron one mo'time

D’aucuns diront que cet album est facile. Facile en effet, de bouger son boule dessus. Difficile, en revanche, de ne pas décrocher un sourire toutes les 3 secondes, tant les plans vont vite, se bousculent, se courent les uns sur les autres. Les gimmicks, salement défigurés au napalm, passent en un éclair, « flash ! », comme des radars sur l’autoroute. On les reconnaît, on les reconnaît pas, mais en tout cas, le plaisir est total et intense du début jusqu’à la fin. Mais comme toujours avec Venetian Snares, il est aussi sadique. Car si le relativement paisible premier morceau, avec ses samples du génial et non moins hystérique « Oh Bondage Up Yours » de X-Ray Spex, s’appelle « Abomination Street », ce n’est pas non plus anodin. Outre une possible réponse au Fascination Street d’Aphex Twin, ainsi qu’une relecture du générique d’un vieux soap-opera, c’est une indication sur ce qu’on va entendre dans l’album. En effet, tel un Devo des années Zéro, Aaron Funk (le bien nommé) a tenté d’organiser une soirée ragga/rnb dans la turbine d’une centrale nucléaire, et le résultat ne se fait pas attendre. « Too Young » est un tube interplanétaire, pas moins. Du moins, il le sera sûrement en 2895, quand les soirées disco ne se feront plus sans platform-boots à thermoréacteurs. Dansable ? Eminemment. Jumpant, même ! Windowlicker est détrôné, personne n’avait encore perverti le R’n’B (qu’on appelera Herbie pour plus de commodité) comme ça, dégoupillé, remonté à l’envers, sur ressorts, le pauvre Herbie se cogne désormais aux murs de la boîte, tente d’introduire son sexe dans la serrure de sa porshe et sa clef de bagnole dans le popotin des bitches. Et le pire, c’est que c’est une reprise de Mötley Crüe ! Rien ne va plus ! Et ça ne va pas s’arranger avec « Einstein-Rosen Bridge », autre jouet cassé tubesque qui fonctionne mieux qu’avant son petit accident. Avec « Hand Throw », c’est Lord Kossity qui a eu un petit ennui. Mais, mais, il a des tubes partout, regardez-le, il toaste frénétiquement, les yeux révulsés, tandis qu’un robot en string vert lui lance « run dat mothafuckin riddim cause we ready ». « Epidermis » est une virée sur le bouchon de radiateur de la Mercedes de Ladi Di sous le pont de l’Alma. « Ghetto Boddy Buddy » en dit déjà trop rien qu’à son titre, et les deux tracks suivantes vont carrément chercher les pires travers de l’IDM pour les pousser à bout dans un bauge dub suffoquant et bondé de monde. Pour finir, on croit comprendre que le pauvre Herbie, à force de heurter de pleins fouets les enceintes, est devenu une boule de flipper folle, impossible à arrêter, et rebondit partout sur le dancefloor en tuant force thugs et moult bi-atches. Ou comment greffer la voix de Choupette, la coccinelle de walt disney, sur des breakbeats à faire passer Liam Hewlett pour Vladimir Cosma. En définitive, ce « Chocolate Wheelchair Album », qui d’ailleurs n’avait pas de nom avant que les fans ne lui décernent ce sobriquet, se situe quelque part entre « Rock It » d’un autre Herbie (qui a du produire un choc au moins aussi rude à son époque) et l’interprétation de la musique black américaine récente par des cyborgs bloqués sur le breakcore aux mesures à 5 ou 7 temps. Et pendant ce temps, Kayne West, ce ringard, veut se faire passer pour un androïde en reprenant note pour note Daft Punk.

note       Publiée le mercredi 14 novembre 2007

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ewins › samedi 1 mai 2010 - 22:11  message privé !

Le pied total cet album, et très bonne chronique.

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pampa › samedi 1 mai 2010 - 13:24  message privé !

Je ne me lasse pas des 5 1ers titres. J'accroche pas forcément autant à la suite, je l'ai moins écoutée il faut dire

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Seijitsu › mardi 22 décembre 2009 - 21:02  message privé !

Écouté* hier soir grâce à cette méchante kro qui me faisait bien envie. J'ai l'impression d'entendre un jeune Aphex Twin encore plus taré que ce dernier. Un album vraiment jouissif en tout cas, mais je ne le note pas tout de suite, voir si je m'en lasse ou pas. Je vais plancher sur quelqu'un de ses autres albums du coup héhé.

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Sahara LaJuive › lundi 8 septembre 2008 - 00:23  message privé !
ce disque a le défaut de ses qualités. Immédiat, foutrabrasif, lobotomisant ; redondant, indigeste, lassant. sur les premieres écoutes, on se laisse avoir comme un minot mais le fait est qu'on y revient rarement. 6 à la découverte, 3,5 à la longue : 4.
juj › vendredi 16 novembre 2007 - 23:21  message privé !
modérez-moi, ça ferait une excellent titre pour un come back de Jean-Luc Lahaye - toi tu m'allumes, à m'appeler comme un album de Janet
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