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Dolls Of Pain › Dec[a]dance

14 titres - 68:35 min

  • 1/ Bring Me Some Flesh (3:54)
  • 2/ Inside (4:54)
  • 3/ New God (5:52)
  • 4/ Forgotten Dream (4:36)
  • 5/ Why? (5:26)
  • 6/ Donjon (2:03)
  • 7/ Résigné (4:54)
  • 8/ Sworn Enemy (5:52)
  • 9/ Into My Head (4:49)
  • 10/ Join Pain (5:52)
  • 11/ Electrolude (3:52)
  • 12/ Dominer [Bak XIII remix] (5:20)
  • 13/ Dominer [Bran Terror concept] (5:02)
  • 14/ Dominer [A Cold Night mix by Mesmer's Eyes] (6:10)

enregistrement

DOP Studio et Vision Fetish Studio, Genève, Suisse

line up

Cédric Delabia (sampling, choeurs, claviers), Olivier Delforge (programmation, clavier), Stéphane Nicolau (guitares), Laurent Collin (chant)

remarques

chronique

Vous est-il déjà arrivé de passer la nuit dans une boîte S&M ? Si, comme pour moi, la réponse est non, alors l'écoute du premier album des Dolls of Pain s'impose puisqu'il évoque sans équivoque les images qui sont véhiculées par l'inconscient collectif, sans craindre de verser dans les clichés et la caricature (l'interlude redondante de "Donjon") ; on imagine sans se forcer un endroit obscur, bas du plafond, éclairé par une rangée de néons, où se bouscule une faune étrange sapée de cuir, de masques en latex, chaînes, piercings et tous tatouages dehors, exhibés fièrement comme autant de trophés, gesticulant mécaniquement sur cette musique balancée par une sono assourdissante, faite de rythmiques plastiques et sauvages héritées de l'electro body music des référentiels Front242 ("Why ?"). L'osmose du groupe naît de l'emboîtement entre un matraquage numérique entêtant à vous faire exploser la cage thoracique, une voix déchirée par la hargne et la douleur, un clavier aux sonorités house exacerbées et une guitare discrète mais qui sait se faire tranchante ("New God", "Résigné", "Into My Head"). À ne pas en douter, Dolls of Pain considère la perversion comme un mode de vie à part entière si on s'en réfère aux titres de "Dec[a]dance" et aux thèmes abordées qui, sans tabou, tournent autour du fétichisme et parlent de domination sous tous ses angles. En soi, une véritable culture de la perversion dont on ne pourrait remettre en cause l'authenticité. Le message est donc passé ; ceux à qui ce disque s'adresse se reconnaîtront, avec ou sans cagoule. Entretemps, Dolls of Pain aura déjà réussi à publier un second disque, "Slavehunter" qui, dit-on, ne fait que confirmer l'orientation adoptée sur "Dec[a]dance".

note       Publiée le dimanche 13 mai 2007

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Darkstar Seven › mardi 12 janvier 2010 - 00:07  message privé !
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Un groupe qui sait faire une electro à la fois originale et accessible. Le morceau "dominer" est une des chansons les plus malsaine que je connaisse.

Note donnée au disque :