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Javi Canovas › Strange Vision

7 titres - 54:26 min

  • 1 Forty Years Ago 9:29
  • 2 Tzu-Jan 6:20
  • 3 Prelude 4:43
  • 4 Skyjacker 10:10
  • 5 Missing Autumn 11:42
  • 6 Skywatcher 6:30
  • 7 Last Journey 5:32

line up

Javi Canovas : Keyboards, synthétiseur & FX

remarques

Vous pouvez trouver son site web sur My Space et l’album peut-être téléchargé sur Synth Music Direct

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique berlin school

Que se cache-t-il sous ce sombrero à 3 faisceaux lumineux? Des Mexicains machiavéliques qui veulent envahir un champ de maïs? Ou est-ce juste un tape à l’œil pour faire croire à un album aux effluves cosmiques? Ce 3ième opus de Javi Canovas n’arrive, malheureusement pas, à accoter les présomptions de sa pochette. Le synthésiste Espagnol tente de trouver sa niche dans un créneau musical aux vastes possibilités. Supporté par la machine de SMD, Javi Canovas lève moins haut que ses chapeaux.
Forty Years Ago ouvre sur un séquenceur sautillant au contour rotatif en cascade. De stries synthétiques percent cette séquence avec une sonorité plus dense, près des ondes symphoniques. Un long parcours minimaliste où seul les solos change de modulations, d’inclinaisons sonores. Vers la 4ième minute, la séquence s’échauffe sur une modulation nuancée par des frappes plus martelantes, mais le mouvement est très similaire pour capter la déviance de son tempo. Tzu-Jan est un titre alerte sur un beau jeu de percussion et aux solos ciselés sur le même moule. Bon, mais ordinaire. Prelude offre un mouvement très staccato où les notes tombent en cascade sur un mouvement séquentiel, nappé d’un synthé amorphe. Le tempo est minimalisme avec de courtes modulations qui reviennent sous la séquence initiale.
Une intro flottante ouvre Skyjacker. De longs solos bouclés aux effets magnétiques suivent, traçant la voie à une séquence sautillante aux percussions sèches et éparses. Fidèle à son habitude, le synthésiste Espagnol saupoudre les moments suivants de longs solos coulants et stridents. Par contre, il joue avec son séquenceur, modifiant son mouvement par un beau jeu de percussions, avec des séquences percussives et des pulsations migratoires aux beaux effets séquencés. Un titre aux mouvements nomades bien construit et bien aéré. Missing Autumn connaît un départ triste avec un piano mélancolique drapé d’un synthé mellotronné, augmentant encore plus l’effet de grisaille. Vers la 5ième minute, une fine séquence cristalline s’amène soufflant un tendre mouvement hypnotique, cadencé par des percussions basses sur une belle flûte mellotronnée et des solos rauques. Une belle pièce
Un peu comme sur Prelude, Skywatcher ouvre sur un séquenceur rapide aux accords carillonnés. Un mouvement très animé sur un séquenceur tiquant aux boucles amples, mais avec une froideur détachée. Comme si Javi Canovas recherchait la beauté et la subtilité sur des tempos hypernerveux. Last Journey est un titre plus réussi. Un rythme lent sur des percussions pesantes et un synthé aux sonorités d’orgues anémique, dont les tonalités passent de graves à légères sans nuances. Un synthé serpentin se love sur ce mouvement lourd et langoureux, où les segments harmonieux pullulent sur des percussions assommantes. Le genre de mouvement que Canovas aurait intérêt à poursuivre, lui qui perd de sa chaleur à chaque fois qu’il étale ses séquences hyper actives et ses innombrables solos qui sont forts démodés.

note       Publiée le dimanche 29 avril 2007

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toliveistodie › lundi 30 avril 2007 - 02:16  message privé !
"Que se cache-t-il sous ce sombrero à 3 faisceaux lumineux?" réponse : une pochette de prog italien. Mais la, ca n'en est pas.