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David Wright › Walking with Ghosts

15 titres - 74:21 min

  • Going Down?| 2:24
  • A Certain Malaise| 2:13
  • Road to Nowhere (A Nomadic Tale)| 3:10
  • Midnight in the Shadow of Temptation and Delight| 3:47
  • Return of the Nomad| 4:39
  • Beyond Paradise| 7:41
  • Night Moves| 6:30
  • Darklands| 4:13
  • Flame Sky| 7:09
  • No More Angels| 7:33
  • Too Late Now!| 3:38
  • Walking With Ghosts (Penumbra)| 5:26
  • Walking With Ghosts (The Gift)| 5:50
  • Walking With Ghosts (Acheron)| 5:50
  • Walking With Ghosts (C'est La Vie)| 4:15

line up

David Wright: Keyboards, piano & programmation Andy Lobban & Bil Kibby: Guitares Ciona Lee: Violon Dave Massey: Programmation

remarques

Pour entendre des échantillons sonores et en savoir plus sur David Wright, visitez son site web au : http://www.admusiconline.com/

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique progressive

Pour quelques soit disant connaisseurs, la musique de David Wright ne serait que du New Age. Comme quoi il serait impossible, voire impensable de faire de la musique harmonieuse et mélodieuse sans se faire étiqueter de ‘’Nouvel Agiste’’. Des œuvres aussi émouvantes que Voices et The Songs Of Distant Earth ont été à tort cataloguées comme étant du New Age, alors que ce sont tout simplement des bijoux de tendresse. Walking with Ghosts fait partie de ces œuvres mythiques qui surpasseront l’usure du temps. Et pourtant, c’est un album qui allie fureur et mélodie sur de puissants tourbillons rythmiques et de délicates envolées morphiques. Et dans ce mélange de deux antipodes aux paradoxes désarmants niche une des plus belles mélodies à avoir émergé des entrailles d’un art musical aux infinies possibilités. Pour ces trois raisons, Walking with Ghosts est un authentique classique de l’ère électronique moderne. Une strate stridente déchire l’absence de sons. Et Going Down descend du vide habillé de ses réverbérations qui roulent dans un noir cosmos, inondant des voix à peine audibles qui murmurent dans une sombre ambiance patibulaire. A Certain Malaise réveille le malaise avec un rythme tranchant. Les percussions claquent dans les sillons d’une forte ligne de basse qui crachent ses roucoulantes notes vrombissantes, moulant un rythme nerveux qui s’acoquine des harmonies cylindrées de la guitare de Bil Kibby. Survoltée, l’ambiance s’arrose d’un fumet de western galactique qui roule dans le contre-courant des couches d’un synthé aux artifices mellotronnés. Road to Nowhere s’accroche à cet up-tempo saccadé et vertigineux avec une folle approche stroboscopique où les séquences s’agitent fiévreusement sous les multiples couches d’un synthé saturé de tonalités argentées. Des tonalités démentielles qui croisent le fer avec une guitare lourde de ses riffs. La guitare d’Andy Lobban balance ses harmonies acérées qui mordent la thématique mélodieuse d’un rythme infernal où des percussions aux sonorités glaciales et des séquences syncopées répercutent leurs échos sur un rythme galopant qui s’enrobe d’un synthé spectral. Fidèle à ses approches teintées d’une sereine mélancolie, David Wright saupoudre ses rythmes sauvages d’onctueuses strates mellotronnées. Des strates qui dessinent des larmes de violons et qui calment la tempête sur Midnight in the Shadow of Temptation and Delight. Ces douces couches planantes bercent les cris d’une guitare solitaire qui embrasse un genre de blues céleste, caressant au passage une basse langoureuse. On se croirait être entre du Pink Floyd et du Code Indigo. Ce passage tranquille est vite chassé de nos rêves avec le bouillonnant Return of the Nomad et son rythme circulaire trempé dans des lignes érodées. On revient aux structures stroboscopiques initiales où percussions, séquences et pulsations s’entrecroisent et pulsent en tous sens, moulant une approche rythmique kaléidoscopique et fouettant des harmonies entredéchirées par une furieuse guitare aux lignes métallisées ainsi que par des couches de synthé aux vapeurs de feu et aux chœurs errant dans des nuages prismiques. C’est puissant et intensément violent. David Wright se déchaine en égrenant les premières 17 minutes de Walking with Ghosts qui roulent à un train d’enfer. Des nuages engorgés de tonalités irisées clôturent Return of the Nomad et tissent le pont musical vers les splendides Beyond Paradise et Night Moves. Deux titres qui ne font qu’un et qui moulent les assises d’une envoûtante mélodie. Un classique du répertoire de David Wright. Le rythme est lent. Beaucoup plus lent qu’un down-tempo avec des accords glauques qui montent et descendent sous les brises d’un synthé spectral qui multiplie les boucles valsantes sur un thème arrache-cœur à fendre l’âme. Les nappes mellotronnées soulèvent l’épine dorsale et nous arrache ces soupirs qui nous picotent le nez et mouiller les yeux. Si vous avez le cafard, c’est le genre de douceur à vous faire verser les larmes. On croit avoir atteint le paroxysme de la sensibilité lorsque qu’un saxophone nous balance un souffle solitaire à faire ravaler nos soupirs. Même mon caniche en crève. Une ballade qui vous vire à l’envers. Absolument sublime. Après ce passage déchirant d’émotions nous entrons dans la phase atmosphérique de Walking with Ghosts avec Darklands. Un beau piano enveloppé d’un synthé aux strates violonées nous sert de guide. Mélodieux et minimalisme, il percute doucement des effets sonores étranges, comme si un monde parallèle suivrait cette marche nostalgique. Les soupirs synthétisés embrassent une invisible liaison où le violon fantomatique de Ciona Lee croise la guitare d’Andy Lobban sur Flame Sky. Un titre très atmosphérique aux étranges percussions orientales sur un tempo absent. Une guitare soporifique nous accueille sur No More Angels; un titre lent qui se dandine sur des strates violonées avant de s’évaporer sur un suave mellotron pour se bercer sur un piano dubitatif et un sax solitaire qui terrent leurs solitudes sur le retour des strates indécises. Too late Now! conclut cette portion dans un nuage de nébulosité croissante, ouvrant la porte à Walking With Ghosts, la pièce titre et ses cris d’oiseau et ses cloches d’église qui se fondent à un piano mélodieux qui enchante par sa netteté et sa sonorité classique. Tissé à l’ombre d’un synthé aux sombres sonorités, cette superbe sérénade musicale coule avec une délicate harmonie aux chœurs angéliques. Le rêve s’arrête brusquement pour embrasser une structure légèrement hachurée qui tournoie en un lent carrousel stroboscopique, s’enroulant à une douce guitare aux tonalités vaguement bluesy et une ligne de basse aux notes sourdes. Le synthé divise ses chants et ses brumes sur une aquarelle mélodique qui s’épuise sur les cordes usées d’une guitare esseulée qui croisent la divinité du piano mélancolique à la mélodie rosée qui nous introduisait à cette marche auprès des fantômes. Nous les entendons se lamenter sous les faibles réverbérations du piano qui s’effrite dans les bras d’une harpe serpentine. Un passage obligé pour atteindre une douce finale qui nous arrache de notre rêverie sur un tempo animé et très mélodieux. Une finale aux grosses orchestrations qui fait de cette marche avec les fantômes, la plus belle des promenades. Et si, en lisant cette chronique, vous n’avez pas compris que mes oreilles ont croisées un pur chef d’œuvre, vous n’avez rien compris.

note       Publiée le lundi 23 avril 2007

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Cathedrale › dimanche 19 février 2012 - 14:46  message privé !

"Même mon caniche en crève"

Ouvrons un simetierre, mon chat ne bouge plus d'un pouce depuis que j'ai mis l'album à fond. Sublime, effectivement.

Note donnée au disque :