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Ashra › Sauce Hollandaise

cd | 3 titres

  • 1 Echo Waves [31:29]
  • 2 Twelve Samples [21:08]
  • 3 Niemand lacht rückwärts [22:15]

enregistrement

Enregistré au Festival de KLEMDAG, en Hollande le 11 Octobre 1997

line up

Steve Baltes (basse, sampling et boîte à rythmes), Harald Grosskopf (percussions et batterie), Manuel Göttsching (claviers, synthétiseurs, samplers et guitares), Lutz Ulbrich (guitares et synthétiseurs)

remarques

Pour entendre des échantillons sonores et en savoir plus sur Ashra, visitez le site web : http://www.ashra.com/welcome.htm

chronique

Il s’est passé une longue période d’absence et de silence dans le camp d’Ashra, au cours des 9 dernières années. Années durant lesquelles Manuel Göttsching a fait un ménage pour regrouper et remixer les vieilleries d’Ashra, tout en participant à différents projets musicaux, dont In Blue avec Klaus Schulze, un de mes meilleurs cd. Il n’y a pas eu de nouveau matériel, si ce n’est un coffret, excellent d’ailleurs, qui s’intitule Private Tapes disparu peu de temps après sa mise en vente. De leurs côtés Harald Grosskopf connaît une bonne carrière solo, alors que Lutz Ulbrich participe à plusieurs projets en tant que producteurs et musiciens. Ashra est invité au Festival de KLEMDAG, en Hollande le 11 Octobre 1997. Pour ce concert et depuis la mini tournée japonaise, Steve Baltes se joint à Ashra en tant que bassiste, échantillonneur et opérateur de la boîte à rythmes. D’emblée, on sent que l’approche de ce spectacle sera costaude, car l’univers musical d’Ashra était principalement fondé sur la guitare et le synthé de Lutz Ulbrich et Manuel Göttsching et une fois de temps en temps, Grosskopf venait rouler ses peaux avec toute la nuance qu’il a appris en côtoyant Schulze, qui n’était pas un vilain batteur. Parallèlement, à l’absence d’Ashra, sa musique connaît une évolution. Des DJ ne se gênent pas pour moderniser les titres de Göttsching en apportant des brillants mixes, qui allument les planchers de danse. Et, nous ne sommes qu’à la pointe du Iceberg. Chez les fêtards, dj et danseurs/danseuses, le mouvement prend de l’ampleur et Ashra dévie sur du soft techno ‘’ambiant‘’. Nouveau genre qui module les idées de Göttsching. Oui, mais le concert? J’y arrive. Echo Waves, est la pièce désignée pour ouvrir le concert. Tirée de l’album solo de Manuel Göttsching Inventions For Electric Guitar en 1975, le titre évolue avec timidité, bien que gonflé d’effets sonores hétéroclites. Les boucles sont souples et les‘’tschitt tschitt‘’sont assez sobres. Ce qui plait est l’environnement, l’impression de flotter avec les boucles est réelle, tant les modulations sont fluides et se moulent à un doux mouvement des hanches. Le titre évolue lentement, suivant sa marche hypnotique d’origine avec de bonnes percussions, une basse spectrale et les effets sonores de la six-cordes à Göttsching qui verse dans de beaux solos, aux apparences souples. Une belle interprétation que j’ai trouvé quelque peu longue, sa durée étant augmentée de 14 minutes. Mais la finale est très bonne avec la batterie de Harald. Comme l’original, Twelve Samples connait un départ assez lent, Les cris sont irréels, tant la lenteur du mouvement marque le temps. Mais on y entend la guitare gémir sous des mellotrons onctueux et des effets sonores créateurs. Tranquillement le titre s’agite sur de bonnes batteries aux martèlements secs et de superbes mellotrons qui envahissent un espace sonore dense. Ces mellotrons insèrent un léger moment atmosphérique avec une abondance de nappes moulantes, dont les accords flottent au dessus des collages de voix qui poussent un dialecte inconnu, avant que le titre n'explose de plus belle. Harald Grosskopf fait sienne l’intro de Niemand lacht Rückwärts, écrite en 1979 et qui apparaît sur Private Tapes 3. Mini solo de percussions sur des accords et des notes bigarrés, dans un désordre de garage-band qui ajuste ses instruments. Un synthé laisse tomber son rideau sur un mouvement flottant, laissant entendre la cavalerie sonore qui vient dévaster les champs d’oreilles. Les percussions métalliques, un synthé agressif qui crache son hésitation sur de lourdes strates qui s’accrochent à un mouvement dense et statique. Une longue intro qui décolle avec force sur les batteries déchaînées de Grosskopf, qui a date est vraiment la bougie d’allumage du cd. Tant que le son de sa batterie est clair et limpide. Ses frappes sont précises parmi les solos de synthé. Sur cette pièce le batteur Allemand est déchaîné et nous livre une performance explosive qui domine les strates, les mellotrons et les guitares. Son solo de batterie est l’apothéose d’un spectacle qui se conclue sur des envolées sommaires des guitares qui sont noyées dans le flux incessant des batteries et percussions d’Harald Grosskopf. Avec Sauce Hollandaise, j’ai l’impression qu’Ashra est malaisé. Doit-il se retenir ou exploser dans le courroux des rythmes techno minimalismes qui coulent si bien ? Ce qui manque à Sauce Hollandaise, Ashra le retrouvera sur @shra. J’aime bien Sauce Hollandaise, c’est une variation sur un autre thème qui percute et qui a drôlement sa place.

note       Publiée le vendredi 20 avril 2007

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snooky › mardi 15 novembre 2011 - 10:02  message privé !

OK ! Alors l'espoir subsiste et demeure ! :-)) En espérant que mes problèmes de santé ne s'aggravent pas de trop. Mais bon ! Tant qu'il y a de la vie ! :-)

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Phaedream › lundi 14 novembre 2011 - 13:15  message privé !
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J'ai toujours Dream & Desire dans mon bac à chro, mais les nouveautés s'empilent. Il va finir par y avoir un lousse ou je vais finir par faire des chros de 30 lignes, car le temps et la santé pour écrire et écouter me manquent ...par moments :-) Quand à Private Tapes, c'est un long exercice pour mes oreilles qui mastiquent du bout des lobes cette musique plus expérimentale qu'électronique. Mais un jour! Qui sait?

snooky › samedi 12 novembre 2011 - 21:23  message privé !

Aprèa avoir écouté "Die Mulde" qui m'avait passablement déçu, je me posais la question quant à savoir si la sauce, fusse t elle hollandaise, allait prendre. Ben la réponse est ni oui, ni non ! C'est très moyen et surtout inégal . La faute à "Twelve samples" qui gâche un peu. Long et ennuyeux !

Dommage parce qu'Echo Waves passe bien malgré sa longueur et Niemand lacht rückwärts dégage bien avec un son très "punchy" . Cela dit, cet album reste nettement supérieur à "Die Mulde" et surtout au catastrophique "Live at Mont Fuji".

Ce qui me fait chier dans tout ca, c'est ce sentiment que Gottsching tire un peu trop sur la ficelle, comme Froese, et , du coup, ternit drôlement l'image de son passé.

@ Phaedream : il en reste des très bons à chroniquer comme "Dream & Desire" ou "The Private Tapes " ! Non ??

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gkar02300 › mercredi 25 avril 2007 - 17:17  message privé !
Dieu merci le ridicule ne tue pas!!!!!mais il est vrai que cette sauce est excellente...du point de vue culinaire mais aussi musical ;-)
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Phaedream › dimanche 22 avril 2007 - 16:17  message privé !
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Bon! Après avoir été aux sources, le titre Sauce Hollandaise est en honneur d'une merveilleuse sauce que l'on verse sur les asperges, un délice culinaire Hollandais. Manuel G¸ottsching aurait voulu rendre un hommage à ses fans Hollandais en titrant un album live, qui ne fut pas retravailler en studio, à partir d'un mets national. C'est tout ce que j'ai pu soutirer :)