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Michael Stearns › Chronos

8 titres - 41:44 min

  • Movement
  • Corridors of Time
  • Essence and the Ancients
  • Angels, Bells and Pastorale
  • Escalator
  • Voices
  • Portraits
  • Ride (Finale)

extraits vidéo

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line up

Michael Stearns: Synthétiseur modulaire Serge Constance Demby : Space Bass

chronique

Styles
electro
Styles personnels
mÉ ambiante

Vous surprendrais-je si je vous disais que, moi un amateur de musique séquencée, j’admire ce chef d’œuvre? En fait, Chronos de Michael Stearns fait partie de ma liste des 10 albums qui me suivraient partout? C’est effectivement le cas. Lorsque j’ai débuté ma croissance personnelle dans les sphères de la MÉ j’étais plutôt à la recherche de musique plus séquencée qu’ambiante du genre Ricochet (TD) et Black Dance (Schulze). Puis vint Jarre et les époques numériques de Schulze, Tangerine Dream et Software. Toujours je n’étais pas attiré par la musique dite d’ambiance ou flottante, mis à part les œuvres de Schulze et TD que j’apprivoisais peu à peu, jusqu’à ce que je tombe par hasard sur le documentaire de Ron Fricke. Les superbes et audacieuses images coulaient tellement bien avec la musique que peu à peu j’ai aimée. Mais ce qui m'avait frappé le plus était la finale avec cette énorme impulsion qui me rappelait tellement les rythmes cosmiques de Jarre que je me suis décidé à acheter l’album. Un geste que je n’ai jamais regretté! Chronos c’est plus de 40 minutes d’une musique planante, aux modulations spatiales et aux subtils morcellements des sonorités, qui se découvrent d’écoute en écoute, apportant constamment une nouvelle vision auditive. On ne peut pas être plus près du cosmos et de la vie sur terre qu’en écoutant Chronos; une symphonie cosmique profonde qui se déroule dans un long 43 minutes acte musical segmentée en 8 parties. Avec l'utilisation de son système de Serge Synth grande modulaire, Michael Stearns dessine les lignes d'un voyage exceptionnel intemporel qui s'adapte si bien au documentaire remarquable de Ron Fricke. Chaque note, modulations, bourdonnements, mouvement, séquence, percussion, morsure de basse et descente, comme ascension, spiralée sont merveilleusement retransmis avec un étonnant parallélisme que nous sommes en droit de nous demander si Ron Fricke n’a pas modifié le montage de son documentaire afin de donner toute la latitude à la musique de Michael Stearns car aucune bande sonore n’est en si étroit contact avec ce qu’il représente. L’espace terrestre et aérien, les longues plaines, le cosmos, les grandes villes et le tracé des lumières spirituelles et corporelles qui suivent comme des auras lumineuses chaque mouvement; Stearns moule chaque souffle de la pellicule avec une étonnante précision et une remarquable vision créatrice. Chronos, pour temps, est un mirifique voyage sonore et visuel qui n’en finit d’éblouir avec la minutie des éléments physiques et musicaux. De faibles tintements carillonnent dans une profonde obscurité où de fines couches de synthé s’entrelacent avec fragilité sous l’œil giratoire d’un noir phare cosmique. C’est ainsi que Movement infiltre nos oreilles. De dense et sombre, le premier acte de Chronos s’illumine avec les superbes strates harmoniques de Corridors of Time qui coulent et coulent avec une étonnante poésie cosmique. Intenses et morphiques, les synthés rayonnent de strates aux suaves harmonies célestes qui fusionnent en un puissant crescendo empirique pour s’égarer dans les limbes atmosphériques de Essence and the Ancients où pleurent ces strates qui sont maintenant dénués de support rythmique. Comme des soupirs de fantômes, ces strates errent dans les confins du vide, étreignant les accords de la Space Bass de Constance Demby pour s’enfuir vers les lourdes couches cathédralistes à la Jean Michel Jarre qui séparent Essence and the Ancients du tendre et très méditatif Angels, Bells and Pastorale . Encore là, Michael Stearns étonne avec autant de tendresse et de douceur. Les soupirs spectraux sont transformés en chants flûtés, qui en épousent les mêmes formes, amenant l’auditeur vers le concert des cloches temporelles qui tintent et résonnent autour d’une faible lueur prismique et des jérémiades d’un synthé aux lignes absentes qui formule un dernier souhait avant d’escalader les marches de Escalator où chaque note dessinent des marches imaginaires qui se transforment en une puissant tourbillon vertigineux. Cette furieuse spirale s’étouffe dans les astres avec les voix de Voices qui susurrent et chantent la promesse du temps sur un délicat mouvement devenu une fine chorale éthérée qui souffle des filets de soie dans une ambiance fantomatique. Tranquillement nous nous dirigeons vers Portraits, un autre délicat passage que l’on voudrait sans fin. Le synthé pleure des larmes de cristal qui tombent sous les charmes d’une brise flûtée. Ces vents chatouillent des carillons qui tintent délicatement parmi ces voix absentes alors que l’on devine une lourde et menaçante explosion qui retentit avec fracas, libérant la fureur capharnaümique Ride (Finale) qui boucle la boucle avec une approche très Jarrienne et confirmant Chronos dans son titre d’œuvre intemporelle. Cet album de Michael Stearns a quelque peut changer ma perception sur la MÉ. C’est avec cet album que j’ai compris que la MÉ pouvait définitivement avoir une âme. Les douceurs de Voices resteront ancrées dans ma mémoire jusqu’à ce qu’elle se souvienne. Et la beauté de Chronos se multiplie par dix avec la vision du cinéaste Ron Fricke. Si le visionnement de ce documentaire n’est pas une obligation pour apprécier la richesse de la musique de Michael Stearns, elle n’en demeure pas moins un excellent complément à une œuvre qui n’a pas pris une ride et qui restera dans mon top 10 malgré l’avalanche de MÉ que je me tape depuis les années 70.

note       Publiée le vendredi 6 avril 2007

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vargounet › dimanche 15 janvier 2012 - 15:01  message privé !

Un mix entre du Vangelis et l'ambiance intimiste et inquiétante d'une bonne BO de Carpenter, sympa comme tout !

Phaedream › jeudi 3 décembre 2009 - 17:49  message privé !
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Tu peux commander directement à partir du site de l'artiste. Voici le lien du cd: http://www.michaelstearns.com/1977-1987.html#Chronos Voici le lien de l'artiste: http://www.michaelstearns.com/ Je veux pas dire quoi faire....mais le DVD est superbe et donne plus de tonus que le CD. Mais si on veut rêver les oreilles ouvertes, le cd.....n'a pas de prix :-)

Note donnée au disque :       
COLDSTAR › jeudi 3 décembre 2009 - 13:09  message privé !

Cette chronique m'a toujours donné envie d'acquérir l'objet, malheureusement c'est introuvable en CD sur amazon.fr et en FNAC, et comme je n'y connais rien en distros de ME...

Charles Pasqua › mercredi 2 décembre 2009 - 19:35  message privé !

désolé les amis mais contrairement à vous je ne connais que Encounter et ce Chronos donc je ne pourrais pas dire si c'est plus ou moins new age, supérieur ou autre mais sur Encounter c'est plus cosmique SF style les plans de vaisseaux aliens dans X files avec bruits nocturnes en prime

Phaedream › mercredi 2 décembre 2009 - 19:00  message privé !
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OK...Si je comprends bien, Encounter est supérieur à Chronos? Intéressant, car je n'ai pas vraiment embarqué dans la musique de Stearns, mis à part Chronos et M'Ocean. J'aimerais bien qu'on m'aiguise les sens. En ce qui a trait à Baraka, je n'ai pas embarqué. Ni pour Plunge et autres du même genre. Moi aussi je trouvais ça très New Age...Ai-je manqué quelque chose? À l'époque, l'ambiant synthétisé et l'électronique déguisé en New Age m'horripilaient!

Note donnée au disque :