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David Wright › Deeper

10 titres - 71:20 min

  • 1 Nomad 11:54
  • 2 The Sound of Waves 6:08
  • 3 The Sound of Light 4:58
  • 4 Deeper 7:30
  • 5 Bamboo 5:27
  • 6 Sea of Dreams pt 1 3:06
  • 7 Sea of Dreams pt 2 9:17
  • 8 Sea of Dreams pt 3 3:41
  • 9 Sea of Dreams pt 4 7:26
  • 10 Sea of Dreams pt 5 11:50

line up

David Wright: Synthé Yamaha EX5 et JD800, Korg Karma Workstation, Piano Kurzweil, Moog, M-Tron, Arp 2600 et autres

remarques

Pour entendre des échantillons sonores et en savoir plus sur l’artiste, visitez son site web au : http://www.admusiconline.com/

chronique

Styles
electro
Styles personnels
mÉ england school

David Wright est l’un des rares artistes à se mouler librement au style de ses poésies musicales. De léger à ténébreux, il aime jouer avec les structures, tout en insistant sur l’aspect mélodieux. Son dernier album, Continuum, était une œuvre sombre pour un public qui avait encore en mémoire son œuvre ultime, Walking with Ghosts (2002). Deeper est le point de convergence, l’union entre Walking with Ghosts et Continuum.
Un lointain bourdonnement intensifie la structure atmosphérique de Nomad. Hésitantes et tressaillantes, les notes voltigent sur des strates qui prennent forme alors qu’une avalanche de percussions manuelles explosent un mouvement tribal. Nomad est un superbe titre qui croise de riches structures rythmiques claniques à un synthé orchestral, dont les strates valsent à contre courant. Une splendide ouverture, au rythme endiablé et aux longs solos dérapants, sur un synthé aux thèmes mélodieux. Chaque album de David Wright comprend un moment magique, un coup de cœur comme on dit. Sur Deeper, ce moment survient avec la 2ièmepièce avec The Sound of Waves. Un titre d’un réalisme étonnant, qui nous fait entendre les clapotis des eaux qui scintillent sous les couleurs irisées d’un arc-en-ciel. Un superbe titre d’un romantisme éloquent. Si The Sound of Light tombe dans une complaisance mélodieuse, Deeper est une petite mélodie à la flûte suave qui augmente le tempo. Comme un boléro agressif, ceinturé d’une séquence hachurée qui ondule un rythme saccadé. Bamboo est un titre léger aux saveurs tropicales. De belles percussions locales sur un tempo à trémousser des hanches. Un titre qui cadre bien dans l’atmosphère de Deeper.
Sea of Dreams est une longue épopée en 5 segments, totalisant près de 35 minutes de musique intense, aux variantes rebondissantes. Un lourd vent se métamorphose en plaintes affamées, alors que les premiers giclements séquentiels se font entendre sur la 2ièmepartie. Le tempo est hachuré et transposé par de fines percussions séquencées, sur un synthé aux strates violonées à l’effet mélancolique. Une douce harmonie s’infiltre pour introduire un mouvement lourd et puissant, nourri par un synthé intempestif, aux tornades mélodieuses et accrochantes. La partie 3 nous replonge dans les atmosphères tempérées, avant que les cendres de la partie 2 se reforment tel un Phoenix des mers, pour reprendre un rythme puissant et dramatique que les strates aux violons grinchant envoûtent sur la mélodie thématique, qui a pris naissance sur le segment 2. Et, de façon tout à fait inattendue, David Wright plonge dans les ambiances survoltées d’un techno aux strates mouvantes et denses, libres de toute contenance.
David Wright est l’artiste contemporain qui définit le mieux la quiétude des atmosphères. Sur Deeper, il surpasse les contrariétés de son évolution en tissant un lien étroit entre les rythmes mélodieux et les sombres excursions des territoires virtuelles qui sont sources de ses inspirations. Un superbe album où la tendresse épouse les épreuves des âges.

note       Publiée le lundi 2 avril 2007

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