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Neun Welten › S/t

3 titres - 13:38 min

  • 1/ Valg
  • 2/ Nebelland
  • 3/ Waldquell

enregistrement

"Valg" et "Nebelland" enregistrés à Klangschmiede Studio E. "Waldquell" enregistré à Ueberschall Medien GmbH. Produit par MK pour Auerbach Tonträger.

line up

Aline (geige); Marten (batterie); David (guitare, violoncelle); Meinolf (guitare); Anja (flûte)

remarques

Aline (violon); Marten (batterie); David (guitare, violoncelle); Meinolf (guitare); Anja (flûte)

chronique

Styles
folk
Styles personnels
néo folk intrumentale

Jolie et élégante, voilà ce que l'on peut dire de la musique de Neun Welten. Conduite par les chants croisés de la flûte et du violon, misant tout sur la mélancolie légère de ses mélodies et l'équilibre ouvragé de ses arrangements, cette néo folk délicate exclusivement instrumentale passe avec la facilité d'une brise dans l'herbe, et ne laisse guère plus de trace. Malgré la qualité de l'interprétation, plus fine et sensible que ce à quoi la scène néo folk germanique nous a habitué, malgré une belle inspiration dans les motifs de guitares qui s'entremêlent en canevas pour les deux solistes, malgré, enfin, une acoustique de qualité, ces 13 petites minutes ne suffisent pas à cette musique sans voix pour sortir du cadre esthétique, et entrer en émotion. Il faut dire que l'exercice est terriblement périlleux : le choix d'une musique purement instrumentale, courageux, sur deux petites pièces et demi... suicidaire. On a pourtant largement l'occasion d'admirer les qualités de la formation; les pièces sont particulièrement bien construites, alternant les dynamiques au sein de structures claires et équilibrées, et l'aspect purement instrumental est parfaitement intégré par des arrangements subtils mais solides. Autre particularité du quintet allemand : la présence d'une batterie, là où la majorité des formations néo folk s'en tiennent aux percussions. Une présence particulièrement pertinente dans les envolées de "Valg" où, entre toms roulants et motifs travaillés, Marten contribue à consolider considérablement le discours musical, mais nettement plus incongrüe sur "Nebelland" où la naïveté de l'approche presque rock dissipe fortement l'émotion déjà fébrile du thème de violon. De fait, si ce petit recueil semble bien court pour apprécier le potentiel émotionnel de Neun Welten, c'est aussi parce-que ces derniers ne se répandent pas en lamentations et autres lugubrismes; la veine mélodique reste pudique, nostalgique, toujours plus proche du souvenir que de la crise de larmes. Neun Welten ne manque donc pas d'atouts, mais il n'est guère possible, le temps de ce recueil, d'y trouver la moindre consistance. Les écoutes répétées, l'apprivoisement progressif et serein de cet univers n'y changent rien : si le précieux "Waldquell" qui clôture ce petit tour de musique, pour deux guitares, montre un raffinement mélodique certain, on sort de cet E.P. avec la désagréable sensation de n'y être même pas entré.

note       Publiée le samedi 24 mars 2007

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