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Sonic Youth › NYC ghosts & flowers

  • 2000 - Geffen, 069490650-2 (1 cd)

cd | 8 titres | 42:23 min

  • 1 Free City Rhymes [7:33]
  • 2 Renegade Princess [5:49]
  • 3 Nevermind (What Was It Anyway?) [5:37]
  • 4 Small Flowers Crack Concrete [5:12]
  • 5 Side2Side [ 3:34]
  • 6 StreamXSonik Subway [2:51]
  • 7 NYC Ghosts & Flowers [7:52]
  • 8 Lightnin' [3:52]

enregistrement

Enregistré par Wharton Tiers, Aout 1999, NYC - Enregistrement & Mixage par Jim O'Rourke, Octobre 1999-Fevrier 2000, NYC - Produit par Sonic Youth & Jim O'Rourke - Masterisé par Greg Calbi à Sterling Sound, Fevrier 2000

line up

Kim Gordon (basse, guitare, voix), Thurston Moore (guitare), Jim O'rourke (basse sur la 1 et la 4, effets electroniques sur la 5), Lee Ranaldo (guitare), Steve Shelley (batterie), William Winant (percussion sur la 5), Rafael Toral (spacestatic guitar sur la 2)

remarques

pochette par William Burroughs, 1992 ("X-Ray man")

chronique

Styles
rock
Styles personnels
post rock / atonal / noisy

Avec ce "New York City Ghosts & Flowers" (tout un programme, mais aucun rapport avec le contenu du disque, c'est dommage), Sonic Youth atteint hélas des sommets d'ennui et de poses arty... Depuis qu'ils se défoulent sur des projets annexes (Thurston Moore sur "Psychic Hearts", Kim Gordon dans Free Kitten, et tout le monde dans les projets SYR, voire dans Ciccone Youth), les monstres sacrés de l'indie américain n'ont plus rien à dire dans leurs albums. Et nous ennuient. Déjà que "A Thousand Leaves" m'avait bien peu enthousiasmé, là, j'avoue que j'ai bien failli mettre un 2/6, rien que pour marquer le coup... Histoire de vous montrer que ce "NYC Ghosts" est encore un cran en dessous. Mais rien à faire, c'est Sonic Youth, et ils ont beau trainer la patte sur tout l'album, s'empêtrer dans des pseudos-poemes sur fond de saturation emmerdante (Small Flowers Crack Concrete), le tout tient encore debout et reste de bonne qualité. Comme ce passage hallucinant de sons presque concrets à la guitare à la fin du morceau... Impossible donc de mettre son objectivité au placard sous prétexte que "c'était mieux avant"... Ou que ce sera mieux après. Cela dit, si vous ne connaissez pas le groupe, commencez par ou vous voulez, sauf par ce disque ! C'est chiant, prétentieux, uniforme... Alors, certes, la démarche de proposer des textes expérimentaux un peu bohèmes sur une musique - ô joie, crient les critiques français - qui s'avère enfin 100% atonale, est audacieuse... sauf si on s'appelle Sonic Youth. Avec tout le respect que je dois à ce groupe, il faut bien reconnaitre que parmi les dinosaures intouchables du rock américain de ces 20 dernières années, le groupe de Lee Ranaldo se pose là. Quoi qu'ils sortent, il y en a toujours plein pour crier au génie. On évitera donc soigneusement de parler de prise de risque à leur égard. S'ils restent des tueurs malgré tout, et ne peuvent pas s'empêcher de disséminer quelques instants mémorables sur ce disque, comme cet anguleux et rapeux "StreamXSonic Subway", ou encore "Nevermind", le single hyper classieux dans la lignée de "Sunday", on ne peut s'empêcher de rester sur sa faim... L'influence de Jim O'Rourke n'y est peut être pas pour rien, après tout. Ce qui est rageant c'est la facilité apparente avec laquelle ils balancent des morceaux comme ce fameux "Nevermind", pour lequel des groupes comme Placebo seraient prêt à se damner, tout en marmonnant des trucs comme "Jean-Michel, What was it anyway ?" - même si bien sur c'est Basquiat... Quand on a le style, on l'a pour toujours.

note       Publiée le mercredi 7 mars 2007

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born to gulo › vendredi 5 octobre 2018 - 17:43  message privé !  born to gulo est en ligne !

Ce qui s'appelle une belle merde tiède.

Note donnée au disque :       
Seijitsu › lundi 21 janvier 2013 - 23:07  message privé !

Je le trouve très bien ce Sonic Youth. Bien plus enthousiasmant que Washing machine et A thousand leaves qui se montraient particulièrement barbants par moment (surtout le second). Une fulgurance avant un beau plongeon avec les deux disques suivants (Murray Street et surtout Sonic Nurse, leur plus mauvais album). Il faudra attendre Rather Ripped pour que le groupe retrouve un (petit) peu de sa superbe.

Note donnée au disque :       
ericbaisons › lundi 1 novembre 2010 - 22:56  message privé !

pour revenir aux SYR, les 1 et 8 sont hautement recommandables au moins à connaitre et le 4 (reprises de compo avantguardistes du XX siecle) est un ecueil conceptuel sans nom. Je laisserai le soin aux autres de commenter sur celui avec O'rourke (comprends deja pas sa zique quand il est tout seul), Ikue Mori et Agnes B music

torquemada › lundi 1 novembre 2010 - 22:29  message privé !

Pitchfork a perdu toute crédibilité avec cette chronique...

Note donnée au disque :       
dariev stands › lundi 1 novembre 2010 - 15:56  message privé !
avatar

Tiens pour une fois Pitchfork a été concis sur celui-là : "Whoever stole Sonic Youth's equipment, please give it back. Or, perhaps you didn't steal enough" . J'aurai pas dit mieux. Et dire que les mêmes circonstances avaient conduit le Velvet à accoucher de l'album au canapé. Faut dire, ils avaient vraiment pas les moyens d'en racheter, du matos, eux...