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Namlook & Schulze › The Dark Side of the Moog 4 : Three Pipers at the Gates of Dawn

  • 1996 • Fax PK 08/108 • 1 CD

cd • 1 titre • 60:00 min

  • 1Three Pipers at the Gates of Dawn Part I – IX60:00

line up

Klaus Schulze (claviers, électronique et effets), Peter Namlook (claviers, électroniques, programmation, effets)

Musiciens additionnels : Bill Laswell (guitares, électroniques, effets [1, 2, 3, 5, 8])

remarques

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Élec.berlin school ambiante

The Dark Side of the Moog 4, ou Three Pipers at the Gates of Dawn, est le plus corsé, à date, de cette série de 10 volumes. Bill Laswell prête ses guitares en renfort à un duo qui soulève plus d’interrogation et de poussière que de passion. Et les résultats sont un peu mieux. Sans être génial, c’est l’album qui a le plus de mordant et où l’ombre de Namlook est définitivement plus présente.
L’intro nous frappe de plein fouet avec des sonorités syncrétiques qui jaillissent des hauts parleurs. Très caustique, des notes magnétisées circulent parmi les collages classiques qui rappellent le travail de Philip Glass. On dirait un orchestre en pleine période de réchauffement, alors que les percussions, les synthés et les effets vocaux s’ajustent dans une ambiance atmosphérique intense. Vers la 7ième minute, une percussion basse sépare les éléments alors qu’une séquence ronde et sautillante traverse la sphère sur un mouvement de basse arpeggio et un synthé sifflotant. Comme prisonnière de son mouvement circulaire, la séquence respecte la fébrilité de la basse qui l’habite. Quelques solos, aux sonorités très lointaines, soutiennent ce rythme qui est bien plus utile aux effets sonores et tintements spéciaux qui jalonnent le morceau dans son entité, tout comme le cd d’ailleurs. Les modulations sont plus fluides, donnant un élément de souplesse à un rythme plus fort et plus sinuant qu’au début. Et vers la fin, c’est l’explosion des percussions sur une querelle de notes modulantes. Un bref moment magique féerique qui remplit les oreilles et les panses à souvenirs.
Les parties 3 et 4 nous replongent dans les atmosphères cosmiques où des voix perdues dans les fréquences de retransmissions se perdent parmi les bourdonnements intenses. Un passage désertique sous des souffles ethniques, comme Roach nous en servait sur Dreamtime Returns. Une faible modulation se fait sentir vers la fin du mouvement 4 et les percussions métalliques s’abattent sur une séquence basse et ondulante qu’une lourde pulsation propulse sur un rythme technoïde. Un court moment d’excitation qui nous replonge dans les méandres atmosphériques avec une 6ième partie aux effluves d’un Wish You Where Here, avec une guitare lancinante sur un synthé aux faibles modulations. Une longue et lente réplique pastiche de très mauvais goût qui plane sur les éternels bourdonnements avec de reprendre un tempo plus énergique en ouverture de la partie 8. Le synthé suit nerveusement les percussions rapides et désordonnées qui nuancent les rythmes entre le soft techno et une musique actuelle, très près des styles de Namlook et Laswell. Un bon titre, fort enjoué avec une excellent jeu de percussions et des effets sonores électroniques, qui reflètent la passion de Namlook pour les sonorités arcadiennes, qui nous poursuivent tout au long de la statique 9ième partie.
Il faut se rendre à l’évidence, la série de TDSOTM est un projet où Schulze semble être plus l’exécutant que le concepteur. Ses synthés sont présents mais l’utilisation ne lui rend pas justice, et j’en viens à me demander ce que Schulze peut bien faire dans ce projet. Je sais pertinemment qu’il y a un engouement, car les copies sont à tirages limités; 2 000 impressions pour TDSOTM Vol.4. Moi j’ai trouvé ça moyen et inégal, mais mieux que les 3 premiers volumes. Ce qui en dit long sur cette série à date.

note       Publiée le jeudi 1 mars 2007

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snooky › lundi 14 février 2011 - 13:54  message privé !

Je l'ai bien aimé ce volume 4.La partie II rythmée, et cette fine mélodie qui vient vous titiller les oreilles, la partie VII et sa guitare, en tout cas ca lui ressemble, un peu mélancolique et nostalgique,la partie VIII, la plus musclée, un peu folle et débridée. Et puis les intros et les transitions qui ont le grand l'avantage d'être relativement courtes, laissant la place entière à la musique. En résumé, pas un chef d'oeuvre, mais un album convaincant,qui a du "peps" et qui dissipe quelque peu la déception du volume 2.

Note donnée au disque :       
Geoo_ › vendredi 2 mars 2007 - 11:27  message privé !
Des fans de Pink Floyd?