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Frank Klare › Berlin Sequences

  • 2002 • SynGate CD-R 2002 • 1 CD

4 titres - 73:24 min

  • 1 Berlin in the Evening 25:47
  • 2 Berlin at Night 20:23
  • 3 Berlin in the Morning 13:00
  • 4 Berlin at (old) Day(s) 14:10

line up

Frank Klare: Keyboards & Électroniques

remarques

Pour entendre des échantillons sonores et en savoir plus sur l’artiste, visitez son site web au : http://www.frank-klare.de/

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique berlin school

Le Berlin School, les rythmes séquencés, les rythmes bouclés, les modulations, les oscillations sont du charabia pour plusieurs amateurs de MÉ qui sont déjà confrontés à un univers musical très diversifié. Frank Klare fait de la MÉ depuis le début des années 80, avec le groupe Synco, puis avec Traumklang, tout en y allant de ses nombreuses œuvres solos. Si avec Traumklang, il se moule à un style plus souple, voire plus ambiant, en solo Frank Klare est une bête séquentielle qui présente des albums intenses sur des rythmes séquencés et bouclés, où les modulations et les oscillations filtrent au travers ses impulsions minimalismes.
Klare va droit au but et c’est sans détour que les premières notes de Berlin in the Evening cabriolent rapidement, faisant écho de leurs sillages. Les notes sont bouclées, à la Ashra, et s’emboîtent, ardillons sur ardillons, formant un parfait serpentin musical, appuyé sur une belle nappe de basse qui donne une profondeur robuste à Berlin in the Evening. De fins solos bouclés et des chœurs abstraits coulent suavement autour des congas et des tablas qui animent un rythme hypnotique qui, de modulations en modulations, ajoute de nouveaux éléments qui varient les tonalités tout en roulant sur les mêmes accords. Vers la 12ième minute, le mouvement est isolé. Nu, il est terne sur une cascade nerveuse et des éclats épars de percussions roulantes. Il gambade seul sous un synthé aux fines striures, qui se confondent à des pépiements d’oiseaux, avant de reprendre son mouvement séquentiel d’ouverture. Berlin at Night est construit à peu près dans le même moule, mais offre des ondulations différentes sur une séquence moins lourde et aux notes presque cristallines. La structure sonore est par contre identique sauf pour les percussions et les cymbales qui roulent avec une insistance séquencée, rappellant les percussions séquencées que Tangerine Dream innovait en 1983. Il y a une courte hausse de mercure avec de bonnes batteries, mais vers la 13ième minute, cette impulsion s’isole et s’écoule lentement, jusqu’à la toute fin. En 2 morceaux, et tout près de 46 minutes, les oreilles nous bourdonnent de ces martèlements intensifs des pulsations encadrées par des séquences solides.
L'entrée classique de Berlin in the Morning n’est pas sans rappeler du Klaus Schulze, surtout avec la sonorité d’une guitare à l’arrière, qui laisse poindre l’ombre de Manuel Göttsching. Lorsque les percussions hachent le mouvement, tout devient lourd et instable, comme un tourbillon de boucles qui se distance afin de laisser errer Berlin in the Morning dans les sinueux corridors pschédélicosmiques. La batterie revient, martelante et réconfortante, rappelant tous les écartés à l’ordre séquentiel pour conclure Berlin in the Morning. Berlin at (old) Day(s) est le titre qui a le plus de modulations, de variances dans ses mouvements. Une douce intro, aspirée par une bonne basse qui chamboule le mouvement sur des synthés symphoniques discrets. La basse est la clef de Berlin at (old) Day(s). Elle est fluide et se love à la note sur un mouvement déviant, en plus d’initier d’autres modulations. En fin de course, le rythme est plus fluide et s’appui sur des percussions genre techno, avant de conclure sur une séquence plus douce, plus dominée et ce, même avec les sursauts épars des percussions.
L’aspect merveilleux de Berlin Sequences est sa simplicité, tout de même assez harmonieuse, avec laquelle Frank Klare démystifie un mouvement afin de le rendre un peu plus définissable et accessible. Redondant et minimalisme, c’est le paradis des mouvements séquentiels enivrants. Pour moi, un beau Berlin School c’est un tourbillon séquentielle avec une fine subtilité dans les modulations, permettant à l’artiste de créer un boléro incroyablement dense, à la pointe de la passion pour ceux qui font le tour de l’univers avec la musique plein la tête. Exactement ce que l’on peut faire en écoutant Berlin Sequences de Frank Klare. Un essentiel, pour mieux saisir les harmonies nuancées du Berlin School.

note       Publiée le vendredi 23 février 2007

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