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Namlook & Schulze › The Dark Side of the Moog 2

  • 1995 - Fax, FAX Label PK 08/99 (1 cd)

1 titres - 61:04 min

  • 1 A Saucerful of Ambience 61:04
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line up

Klaus Schulze (claviers, électronique et effets), Pete Namlook : Keyboards, électroniques & FX

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Élec.berlin school ambiante

Après un timide premier essai, le duo Schulze Namlook nous revient avec une 2ième collaboration. The Dark Side of the Moog est une série de 10 volumes, imprimés en 1 000 exemplaires chacun. Il est clair qu’il y a un élément de marketing derrière ces parutions. Un peu comme les mélomanes, les amateurs de MÉ vénèrent, parfois de façon irrationnelle, leurs artistes préférés. TD est passé maître dans l’art de créer des effets de raretés qui se vendent à prix d’or dans divers encans virtuels, un genre d’arnaque culturelle. Et ce n’est pas avec le volume 2 que la série augmentera sa valeur. Les premiers instants de A Saucerful of Ambience sont très atmosphériques. Des criquets ou des brebis, peut-être même des oiseaux, flottent dans une ambiance sonore métallique. Toujours derrière cette constellation éclectique, les sonorités vont et viennent sans structures musicales, autre qu’un vide ondulant nargué par les criquets aux antennes bruyantes. Une sonorité métallique envahissante que même les cloches ssemblent incapable d’annihiler ses bruyantes morsures sonores. Cette nébulosité musicale s’étale jusqu’à la 35ième minute où subtilement une modulation abstraite se moule à un rythme mou et lent, aux grâces sensuelles. Le synthé explore les mêmes dimensions que sur Wish you Were There avec de belles strates enveloppantes. Tranquillement le mouvement gagne en intensité pour exploser sur des rythmes aux percussions marquantes et une bonne basse aux accords souples. Une courte explosion, car le mouvement se replie dans les atmosphères, plus riches et plus denses, d’une opacité sonore qui habite A Saucerful of Ambience depuis ses premières chuchotements anémiques des bestioles virtuels. Une autre brève irruption des rythmes ce produit, comme les derniers souffles d’un volcan cimenté par sa lave, avant de replonger dans les méandres des complaintes des insectes d’un monde aux ambiances apocalyptiques. The Dark Side of the Moog 2; A Saucerful of Ambience est un album assez ordinaire. Décevant même, considérant tout le potentiel de Klaus Schulze et de Peter Namlook. J’aurais pensé qu’après le très sombre Wish You Were There le duo aurait réajusté le tir vers un album plus séquencé, plus avant-gardiste. Mais il s’agit d’un portrait tout à fait clonique des deux synthésistes qui, même en solo, nous ont habitué à des œuvres éclectiquement redondantes, à des albums trop introvertis pour un plaisir obscur.

note       Publiée le mardi 13 février 2007

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snooky › samedi 15 janvier 2011 - 13:03  message privé !

J'ai rien contre les petits oiseaux ou les cloches, enfin celles qui sonnent.Mais franchement,c'est long, très long.Et il faut attendre presque quarante minutes pour entendre la première note. Musicalement, c'est très atmosphérique mais sans profondeur, un peu superficiel.Ca en devient tellement facile qu'évident.Et ca tourne, ca tourne...en rond.La suite s'accélère quelque peu.Ouf! il était temps. Rythme plus musclé, plus rythmé mais ca ne décolle pas vraiment.Trop répétitif ! Manque d'inspiration ou manque de jus ?? Et la suite et fin ressemble à s'y méprendre à tout le reste.Trop contemplative sans étincelles. Et en étant gentil, quinze minutes d'écoutable sur une heure, pour deux artistes de ce renom, ca fleure bon le foutage de gueule. Une énorme déception.

Note donnée au disque :