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Kreator › Endless pain

10 titres - 38:40 min

  • 1/ Endless pain
  • 2/ Total death
  • 3/ Storm of the beast
  • 4/ Tormentor
  • 5/ Son of evil
  • 6/ Flag of hate
  • 7/ Cry war
  • 8/ Bonebreaker
  • 9/ Living in fear
  • 10/ Dying victims

enregistrement

CAT studios, Berlin, en dix jours durant le mois de Mai 85.

line up

Mille Petrozza (chant, guitares), Rob (basse), Ventor (batterie, chant)

remarques

chronique

Styles
metal
thrash metal
Styles personnels
thrash metal

Etonnant comme un topic comme "chroniques cruellement absentes" parle parfois de groupes tous plus nazes et Ug les uns que les autres, sans jamais traiter d'un des pères du thrash metal, j'entends par là le bienommé Kreator. Après une première démo sour le patronyme Tormentor, la bande à Mile petrozza change de nom, devient Kreator, choppe au passage un deal chez Noise records et nous balance à la gueule son premier album, douceureusement nommé "Endless pain". Alors quid de ce premier album d'un des plus cultes groupes de thrash ? Et bien honnêtement, cet album n'est pas aussi énorme que n'a pu l'être un "Show no mercy" ou "Kill'em all". Dôté d'une production bien roots, très sèche et manquant de relief, "Endless pain" nous balance dix compos de thrash ultra basique, dont trois morceaux sont issus de leur démo. La mise en place est plus qu'approximative, les compos super simples et directs, les solos ne ressemblent à rien d'autre qu'à un déluge note totalement non-maîtrisé (la marque de fabrique Kreator), le groupe passe même parfois à un côté punk/thrash pas très heureux sur un morceau comme "Bonebreaker", mais pourtant Kreator parvient à convaincre par une hargne et une efficacité indéniable. Alors oui, à l'heure actuelle, ce disque n'a plus de gros interêt, les riffs à trois power chords, les rythmiques carrément pas carrés de Ventor, les transitions parfois vraiment foireuses, et pourtant on apprécie quand même ce côté deliquescent (un peu comme sur le premier Death) et naïf de la chose. Quelque part entre l'école speed/thrash américaine (les premiers Slayer, Exodus, Death angel...) et une approche carrément extrême (le chant de Mille Petrozza est carrément black), Kreator est, peut-être sans le savoir, en train de créer ce qui deviendra plus tard le fameux thrash allemand, avec leurs compères de Destruction et Sodom. Sur cet album, tout semble encore bien trop immature et bordélique pour réellement convaincre (l'espece de faux démarrage ridicule façon "ballade" de "Dying victims" !!), mais le vieux thrasheur lui, ne rechignera pas à se réenfiler ces vieux riffs débiles comme un allemand bourré au Wacken... Le meilleur reste cependant à venir.

note       Publiée le vendredi 9 février 2007

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notes

Note moyenne        12 votes

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Dead26 › lundi 19 février 2018 - 19:57  message privé !

Putain, mais oui jamais un album n'avait aussi bien porté son nom. Ouais bien old school comme il se doit ! Jamais le thrash n'avait été aussi noir...

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fallon › lundi 19 février 2018 - 19:46  message privé !

Cry waaarrrr!!!!! Primitif, naïf, imparfait mais une rage foutrement communicative. L'alternance entre Mile Petrozza et Ventor pour les vocaux est franchement sympa, les solos de guitareS joyeusement anarchiques et slayeriens....Un plaisir bien régressif. Et moi je l'aime beaucoup cette intro de "Dying victims" . Du bon old school qui laissait présager le monstrueux "Pleasure to kill"

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zugal21 › vendredi 7 février 2014 - 22:41  message privé !

C'étaient des années bénies pour qui s'intéressait aux prémisses du Metal extrême. Les claques dans la gueule se succédaient, on se repiquait des tas de K7. Comme claque, celle-ci se posait là. Réécouté longtemps après, je le trouve moyennement cohérent, mais très émotionnel, dans le genre brutal (pour l'époque)

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empreznor › lundi 3 novembre 2008 - 20:03  message privé !

Vindieu "Flag of hate" en live, mais mais mais... Je croyais qu'on avait pas le droit de rouler plus vite que Angel of Death...

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Aiwass › samedi 22 septembre 2007 - 08:53  message privé !
Celui-là, même s'il est jouissivement thrash comme peut l'être la plus thrash des ohrdures, je lui trouve un côté post-punk franchement poutral, doublé par ce parfum Venom pur porc et des riffs de poulailler brûlé au napalm... de + il est émaillé de tueries pures et dures dans toute leur simplicité, leur bêtise et leur brutalité souvent maladroite mais toujours délectable, car la bête n'a pas encore appris à tuer proprement, mais elle latte méchamment quand même, à coups de batte cloutée... c'est donc tout sauf de la frappe chirurgicale, mais ça cartonne (mattez-moi ce "Tormentor", aaaaargh)... ça + la prod rouillée et les tâtonnements adolescents mélodiques - si touchants et délicieux - qu'ils nous pondent ci et là dans certains soli voire en intro directe ("Dying Victims") en font un classique instantané.
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