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Last Exit › S/t

  • 1986 - Enemy, EMY 101-2 (1 cd)

cd | 9 titres | 38:39 min

  • 1 Discharge [3:24]
  • 2 Backwater [5:27]
  • 3 Catch as Catch Can [2:12]
  • 4 Red Light [7:57]
  • 5 Enemy Within [3:47]
  • 6 Crackin' [7:46]
  • 7 Pig Freedom [4:01]
  • 8 Voice of a Skin Hanger [1:44]
  • 9 Zulu Butter [2:21]

enregistrement

Paris, France, 16 février 1986

line up

Peter Brötzmann (saxophone ténor), Ronald Shannon Jackson (batterie, chant), Bill Laswell (basse), Sonny Sharrock (guitare)

chronique

Styles
jazz
free jazz
jazzcore
Styles personnels
free jazz > jazzcore

Mi-janvier 2007. Je vis mes dernières heures de liberté. Las, j'ai tourné en rond et cherché pendant longtemps une porte de sortie qui puisse me satisfaire. Mais quel choix plus judicieux pouvait s'offrir à moi si ce n'est jeter mon dévolu sur Last Exit, la dernière issue, le rendez-vous de l'extrême où quatre monstres sacrés allient leur force pour donner forme à une créature hélas fort peu connue mais qui fût à l'origine d'un genre nouveau. J'en suis conscient ; découvrir Last Exit vingt ans après sa première sortie officielle pourrait bien laisser sur sa faim les quelques acharnés qui ingurgitent du Painkiller ou du Naked City matin, midi et soir. Pourtant, force est de constater que sans Last Exit, le terrorisme jazzcore de John Zorn aurait sans doute eu bien du mal à s'extirper de son imagination (on ne remettra pas en cause sa débordante créativité... en terme de marketing). Last Exit, c'est la réunion exceptionnelle de quatre des jazzmen les plus fous furieux de la planète : Bill Laswell à la basse - vous voyez, pas de quoi être franchement dépaysé - Peter Brötzmann au ténor, contorsionniste des voies respiratoires devant l'éternel, Ronald "Shannon" Jackson à la batterie et le regretté Sonny Sharrock à la guitare, sans doute le moins connu des quatre musiciens impliqués ici et qui est pourtant celui qui va le mieux sortir son épingle du jeu. Des connexions subtiles unissent déjà nos quatre hommes (c'est à se demander avec qui Laswell n'a jamais joué, Shannon Jackson étant pour beaucoup dans la réussite de son fameux "Baselines"), elles sont aussi concrètes, physiques, que purement symboliques. Assurant un rôle qu'aurait très bien pu remplir quelqu'un comme James "Blood" Ulmer dont il est finalement fort proche, Sharrock et Jackson adaptent les préceptes du Prime Time d'Ornette Coleman à la violence d'un Brötzmann et à la vitesse d'un Laswell fraîchement rôdé du côté de Material et Massacre. C'est toute cette énergie qui est concentrée dans les quarante premières minutes de ce témoignage enregistré en concert à Paris en 1986. Une vraie révolution pour l'époque, injustement passée sous silence.

note       Publiée le mardi 30 janvier 2007

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cyberghost › mardi 21 janvier 2014 - 17:51  message privé !

Râh oué, grosse buterie, là !

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DesignToKill › mardi 21 janvier 2014 - 17:18  message privé !

Tout est bon dans cet album !

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üflrü dü zbrrü › mercredi 31 janvier 2007 - 12:19  message privé !
"Catch as Catch Can" et sa ligne de basse emprunté à "halleluhwah" de tago-mago est un hommage au groupe allemand, bon album, bien barré!
Progmonster › mercredi 31 janvier 2007 - 10:16  message privé !
avatar
@P'n'R : ;o)
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CeluiDuDehors › mercredi 31 janvier 2007 - 00:56  message privé !
AMEN, justice est enfin faite, bravo progmonster pour cette mise en lumière, le cas du "marketing" zornien devenant peut être un peu trop pregnant sur les esprits en quête de sensation! Commencez par là, ça tabasse sec!
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