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Mercury Rev › Deserter's Songs

  • 1998 • V2 1 CD

cd • 12 titres • 44:44 min

  • 1Holes
  • 2Tonite It Shows
  • 3Endlessly
  • 4I Collect Coins
  • 5Opus 40
  • 6Hudson Line
  • 7The Happy End
  • 8Goddess on a Hiway
  • 9The Funny Bird
  • 10Pick Up If You're There
  • 11Delta Sun Bottleneck Stomp
  • 12Underture

line up

Jimmy Chambers (clavinet, harpsichord, batterie), Jonathan Donahue (chant, guitare acoustique, chamberlin strings), Dave Fridmann (piano, basse, mellotron, chœurs), Grasshopper (guitare reels, chant - 6, woodwinds), Jeff Mercel (batterie), Suzanne Thorpe (flûtes)

Musiciens additionnels : Adam Snyder (orgue B3, mellotron, wurlitzer), Scott Petito (contrebasse, basse), Matt Jordan (bugle), Aaron Hurwitz (piano), Joel Eckhouse (scie musicale), Garrett James Uhlenbrock (guitare slide), Mary Gavazzi Fridmann (saxophone tenor), Garth Hudson (saxophone tenor & alto), Jim Burgess (trombone), Rachel Handman (violon), Amy Helm (choeurs, sifflements), Marie Spinosa (choeurs, sifflements), Leon Helm (batterie 3)

remarques

L’enregistrement a été realisé sur bandes 35mm !

chronique

Pour leur quatrième album, les américains de Mercury Rev décident d'adopter une démarche et un état d'esprit renouvelés. On retrouve toujours un groupe de pop rock, mais le côté psyché, expérimental et symphonique est maintenant largement plus prononcé. En témoigne une collection de sons et de chansons à vous faire déserter la terre, quitter le sol pour rejoindre des contrées stratosphériques, des horizons féeriques ! À l'embarquement dans le dirigeable Mercury Rev, ça frise pourtant la surcharge : les guitares sont un peu paumées au milieu des violons et des cordes en tout genre, des cuivres hauts en couleurs, des synthés et des clavecins, des flûtes et des hautbois, des vocalistes et des siffleurs... Mais dès la montée irrésistible de "Holes", on sait qu'on est à bord d'un engin plus léger que l'air. Des arrangements d'une subtilité magistrale, des mélodies imparables, des trouvailles sonores dans les coins, chaque titre révèle un univers différent. Des entrechats élégants de "Tonite It Shows" aux vocalises de "Endlessly" en passant par cette scie qui papillonne telle une lanterne-luciole, tout est arrangé avec légèreté et grâce. Pourtant, on note une certaine irrégularité dans la qualité des compositions : ainsi on part très haut avec "Holes", quelques titres tiennent superbement la route, "Goddess On A Hiway" est un petit joyau de ballade pop, mais à côté de ça, on sent un certain tâtonnement et un égarement sur plusieurs titres, peut être dû à un trop fort désir d’expérimentation ! cet album permet à Mercury Rev de trouver sa voie, reste à la parachever.

note       Publiée le mercredi 30 janvier 2002

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notes

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SEN › mercredi 5 août 2020 - 20:05  message privé !

La version instrumentale lui donne sa vraie valeur !

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(N°6) › mercredi 5 août 2020 - 17:34  message privé !
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Voilà que Jonathan Donahue pose ses griffes définitivement sur Mercury Rev et lui impose sa vision, la recherche du sublime. Que le groupe trouve sur "Holes", morceau totalement renversant, beau à pleurer. La suite n'est pas en reste et si le groupe pratique toujours le mur du son (la prod de Fridmann est folle), le bordélique noise-rock acidifié des début à cédé définitivement la place a une pop orchestrale baroque, mais toujours aussi vrillée (ahh, ces courts interludes qui transpirent l'abus d'absinthe). Mercury Rev se noie dans les étoiles en prenant le train vers les Catskills (on sent bien ce côté un peu pastoral, forestier et d'un chic très urbain à la fois). Dans les très grands morceaux, il y a "Endlessly" et ses choeurs de sirènes et peut-être encore au-dessus, l'extraordinaire "Funny Bird" où on retrouve le fameux traitement de la voix "Kermit sous helium" de Donahue, où Mercury Rev semble exploser dans le firmament, préfigurant plus de grandiose à venir. Possible que sans celui-là, le "Soft Bulletin" des Flaming Lips n'aurait pas existé, en tout cas pas sous sa forme.

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GrahamBondSwing › mercredi 29 avril 2020 - 23:33  message privé !

Un bijou d'orfèvrerie pop : orchestration, arrangements… vraiment bien équilibré, un album sensible, onirique et mélancolique.

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Wendy Scabtree › lundi 15 juillet 2013 - 01:48  message privé !

Je rejoins ton commentaire, cet album est parfait pour accompagner un déménagement.

passage › vendredi 15 août 2003 - 14:28  message privé !
Même si il y a quelques atmosphères très prenantes, je ne trouve pas le disque assez ambitieux, assez solide, bref, loin de l'énormissime premier album "Yerself is Steam" qui contient quelques titres franchement indispensables et saisissants. Je pense que "Deserter..." est plus un disque qui s'apprécie s'il accompagne une vie ou un événement personnel important.
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