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Katatonia › Brave Murder Day
- 1996 • Avantgarde music 1 CD
- 2006 • Peaceville records CDVILED154 • 1 CD digipack
cd • 6 titres • 41:20 min
- 1Brave10:18
- 2Murder4:52
- 3Day4:30
- 4Rainroom6:33
- 5128:20
- 6Endtime6:45
informations
Recorded at Unisound Studios July 1996 Produced by Katatonia Engineered by Dan Swano All music written by Katatonia All lyrics by Jonas Renkse
L'édition Peaceville de 2006 comporte 3 titres supplémentaires : 7/ Nowhere - 8/ At last - 9/ Inside the fall.
line up
Blackheim (Anders Nystrom) (guitars and bass) - Fred Norrman (guitars) - Jonas Renkse (drums and clean vocals) - Mike Akerfeldt (vocals)
chronique
Pour leur second album, les suédois de Katatonia ont décidé de lâcher quelque peu la veine doom/death atmosphérique, et d'accélerer le rythme pour s'orienter vers une musique à la fois plus rapide et plus aérée - peu définissable en somme - sur laquelle vient se poser l'excellente voix death de Mike Akerfeldt (Opeth). Les guitares tiennent ici une place bien plus importante que sur le premier opus, et Anders Nyström met en place son style si particulier, très rythmique. L'album pourrait se scinder en deux grandes parties, d'un côté les morceaux efficaces et rentre-dedans, dans lesquels s'alignent "Brave", "Murder", "Rainroom"; et d'un autre, des morceaux plus atmosphériques, où le groupe, semble chercher à mettre en place ses mélodies ("12", "Endtime"). Quant à "Day", il est un morceau complètement à part sur le disque. Alors que le chant death monopolise 5 sur 6 des morceaux du disque, le chant lascif de Jonas Renkse effectue timidement ses premiers pas sur une compo très douce et tristounette, sans nul doute annonciatrice de ce que produira le groupe par la suite. Un disque étonnant pour les fans de dernière heure, mais aussi d'une grande qualité musicale. Une première grosse pièce dans la discographie de l'un des groupes phares de la scène métallique.
chronique
J’en ai assez des histoires qui se finissent, des chapitres qui tournent court et des feuilles qui se piétinent, effacées. Je cligne des yeux et tu n’es plus là. Le rideau se tient, raide, je n’avais jamais regardé jusqu’où il montait, à buter contre le blanc de tes rêves fixés contre ce mur, infranchissable.
Tous ces espoirs, arrachés à l’innocence de nos lèvres qui autrefois se mordaient. Aujourd’hui je te tiens la main. Qui tiendra la mienne ?
Il faudrait pouvoir découper nos vies et les ranger soigneusement, dans du coton, comme l’on faisait enfant avec nos dents de lait, histoire de les rendre immortelles, avec juste un peu de cellulose. Quelle magie. Le temps nous paraitrait plus précieux et l’on saurait que quoi qu’il arrive, nos peaux se retrouveraient, un jour ou l’autre.
Alors je fais quoi là maintenant ? Tu m’as laissé, t’en rends tu bien compte ? Je n’ai pas peur, mais mes mains tremblent, la chaleur envahit mes veines, à mesure que ton image s’évanouit. Je ne veux pas, et pourtant je m’imagine déjà dans les herbes printanières à chercher ton ombre. Où vas-tu donc ? J’admire ta bravoure, à traverser l’infini, immobile, ta chevelure soigneusement lissée vers l’arrière, mais sous quel arbre t’arrêteras tu ? A quelle forme ressemblera ta peine ?
Je ne crois pas aux fantômes mais je sais que tu seras là, lovée dans une circonvolution temporale, gravée dans mes synapses, et tu danseras autour de mes souvenirs comme tous ces oiseaux qui migrent l’hiver, jamais en ligne droite, toujours à contourner l’évidence. Ca y est, je pénètre dans la saison blanche, où la lumière ne lutte plus pour pénétrer les branches libérées de leur feuillage. Mes pas ne marquent plus le sol, j’erre en flottant, sur une neige flasque, sous une nuit mono étoilée.
Notre histoire n’était qu’une histoire, chaque seconde... Je n’ai pas envie de penser à la quantification du temps. Savoir que l’on est fini avec une mesure infinie ? Sérieusement ? Le présent m’oppresse, on essaie de le saisir et il disparait immédiatement.
La ville dort, et la rumeur de la vie qui court ne claironne pas encore sa vulgarité. Elle oublie, constamment qui elle est, mais nous, nous savons. Je regarde à travers la fenêtre et je ne vois que ton reflet. Il faut avancer et résister, il faut finir le livre, même à une main. Le calme ne viendra pas ce soir, le jour est trop occupé avec ses habitudes, oh rien ne passe qui vaille une histoire, je veux juste être lisible, une dernière fois, là où le commun a sa place.
Alors je marche. Un oiseau est mort sur le trottoir. Je continue mes pas, sous le jour naissant.
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notes
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commentaires
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- WZX › Envoyez un message privé àWZX
Les trois premiers titres sont des merveilles, la suite m'a toujours fait l'effet d'être juste correcte. 6 boules pour l'EP Brave/murder/Day.
- Code-12 › Envoyez un message privé àCode-12
Merci pour la recommandation. J'ai écouté 'Chrome'. Verdict : le titre ne me parle pas car l'évolution plus douce du groupe après 'Brave Murder Day' ne m'a jamais plu. Et ce titre le confirme. Attention, ce n'est pas du tout dénué d'intérêt ni de talent mais je n'y suis pas sensible.
Et effectivement, le batteur a un jeu moins monolithique que sur 'Brave' sans tomber dans le poulpesque façon Dave Lombardo, Neil Peart ou Charlie Watts (euh, laisse tomber la référence pour ce dernier...).
- Lord Tom › Envoyez un message privé àLord Tom
Tu peux aussi essayer un titre comme Chrome, 3 albums après celui ci. batteur plus expansif (feels !lol), prod plus ample même si dans l esprit tu gardes l ambiance corbeau glacial de Suède typique du groupe. Le suivant, Discouraged ones très bon aussi, binaire aussi mais aigre,plus de cymbales et l'aspect claustrophobique est différent, le côté Red house painters et Cure ressort plus et toujours avec cette lead charbonneuse. Tonight's decision; For my demons, Right into the bliss evidemment et des deep cuts très bien... Bref jusqu'à Last fair deal...inclus y'a de quoi défricher, chaque album est singulier.
Après les franches réussites dans leur tentative de renouvellement sont plus éparses, un peu comme Céline Dion après l'ultime "Sous le vent"
Après certes Gene Hoglan sa philosophie c'est défi:feels ! Un philanthrope des fûts. Ne dit on pas "la ou y'a pas Gene y'a pas de plaisir ?...
Message édité le 18-12-2024 à 05:45 par Lord Tom
- Code-12 › Envoyez un message privé àCode-12
Tout à fait d'accord avec vos commentaires sur la batterie : elle est parfaitement adaptée au style de cet album (et puis je suis un grand fan de Burzum donc ce style de batterie répétitive ne me dérange pas).
Mais sur cet album, je trouve que ce côté répétitif fait un peu supplice chinois de la goutte qui te tombe sur le front.
Mais ce ressenti très personnel est du au fait que j'adore les batteurs qui tartinent des fills sur albums : Gene Hoglan sur 'Symbolic', Lars Ulrich sur '...And justice for all', Larry Mullen sur 'The unforgettable fire'. Ou même ce batteur inconnu sur le titre de Serge Gainsbourg 'La decadanse'.
- pokemonslaughter › Envoyez un message privé àpokemonslaughter

oui pour préciser à code douze : le batteur c'est jonas Renkse qui co-compose tout, et chante sur "Day", puis sur tte la discographie par la suite, avec le talent qu'on lui connaît. Tout est ici parfaitement calculé, et très franchement, il y en a pleins des fills et des breaks, comparativement à toute la scène DSBM qui s'en est suivie. Il y a en tout cas bien plus minimaliste mais c'était bien une des premières fois (avec Strid et Burzum probablement) qu'on entendait de telle répetitions.
- Note donnée au disque :


