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[´ramp] › Oughtibridge

cd | 12 titres

  • 1 Dron(e)field [6:42]
  • 2 Ozone [8:45]
  • 3 Oughtibridge [6:42]
  • 4 Ascension [6:39]
  • 5 Fibre [4:09]
  • 6 Tool [7:29]
  • 7 Dune [3:45]
  • 8 Lovell [8:05]
  • 9 Stern [6:49]
  • 10 Spinegrinder [8:56]
  • 11 You Want Some More? [2:00]
  • 12 No Hard Shoulder [7:17]

enregistrement

Enregistré au Jodrell Bank Radio Observatory,Angleterre, le 23 Juin 2001

line up

Frank Makowski : electronics, sampling, tools, sequencing Stephen Parsick :electronics, atmospherics, tools, sequencing

remarques

Pour des échantillonnages musicaux http://www.doombient.com/start.htm

chronique

Styles
ambient
musique électronique
musique électronique expérimentale
Styles personnels
musique Électronique dark ambient

Enregistré lors d’un concert au Jodrell Bank Radio Observatory le 23 Juin 2001, Oughtibridge est un titre hommage à un village situé non loin de Sheffield, endroit où ['ramp] se retirait entre ses concerts. Entièrement improvisé, Makowski et Parsick se sont surpassé pour offrir une prestation digne de leur créneau musical. Joué dans une noirceur, ce concert devient tout un évènement atmosphérique. Très caractéristique à ['ramp], de lourds bourdonnements ouvre la marche sombre de Dron(e)field. Procession lente, entourée de pulsations giratoires, qui tournent leurs fuseaux sonores sur un mouvement linéaire. Entouré d’effets sonores éparses et d’ombres ondulantes aux tempéraments ténébreux, Ozone est un festival de bourdonnements, de pulsations et de percussions aux sonorités variées, d’un xylophone à un glockenspiel. Dans une ambiance hermétique où tout est tissé serré, des notes cristallines se faufilent sur une ligne trampoline où les notes de basse rebondissent, comme les percussions aux sonorités industrielles, pour nourrir une courte séquence qui ressemble à un film d’horreur de Jason. Un titre incroyablement dense qui fera craquer les assises de votre voisin. Plus limpide, la pièce titre est une énorme flaque qui gravite avec intensité et qui s’enrichit de chœurs spectraux sur Ascension. Un mouvement lourdement ténébreux qui donne l’impression de faire sauter mon ampli à chaque répétition de sa charge sonore. Fibre arpente un titre plus nerveux, aux synthés menaçant qui explosent avec stupeur avec l’arrivée de Tool. Une ligne lourde et frénétique émerge d’une forte explosion pulsative. Un passage tellement puissant avec ses violents solos que les planchers en vibrent. Une courte baisse dans ce régime de puissance, faisant respirer les pauvres lattes de plancher, et Tool repart de plus belle, arpentant les summums sonores de sa lourde séquence pulsative. Bien que tout autant frénétique, la séquence baisse en puissance, conservant son âme de rebelle qui s’insurge contre toute tentative de tranquillité environnementale avec ses longues pulsations giratoires aux intonations variées. Un bon titre qui, même à pleine puissance maîtrise la perfection sonore de sa ligne hyper lourde. Un incroyable balancement qui s’étend aux pulsations métallisées et ambivalentes de Dune. Un titre flottant aux formes tranchantes qui se réfugie dans le silence abyssal de Lovell, dont les grondements amplifient à la croisé de Stern. Un titre étrangement ressemblant aux mouvements de Chronos, ce sombre album de Michael Stearns. Sur les derniers moments de Stern, une pulsation mue dans une atmosphère lugubre et métallique où effets sonores créent une ambiance de schizophrénie latente. Tranquillement Spinegrinder s’agite en fébrile tempo sur une brève mélodie limpide qui, malgré sa douceur, fait l’effet d’un coup de poignard dans cette noirceur envahissante. Tout est anarchie et se divise en tous les sens. Une cacophonie délirante qui retrouve sa cohésion harmonieuse avec l’apparition d’un séquenceur agile et d’un synthé agressif aux strates acérées, refoulant Spinegrinder dans ses limites atmosphériques. No Hard Shoulder termine ce spectacle sur un mouvement séquentiel saccadé, enrobé de sulfureux solos de synth qu’une belle strate violonée couvre de douceur. Un moment intense qui atteint son paroxysme lorsque les instruments se rencontrent au même point. Une symphonie électronique improvisée qui se termine dans la quiétude d’une séquence qui s’éteint doucement. Fermez toute les lumières, mettez le volume un tout petit peu au dessus de la ligne du milieu et écoutez. Vous vivrez l’expérience ['ramp]! Oughtibridge est un album d’atmosphère, aux séquences lourdes, qu’il faut savoir écouter, comme l’on sait déguster un aliment rare. Un album puissant avec des passages ambiants d’une lourdeur attirante qui nous scie le souffle, lorsque les séquenceurs courent en courant continu. ['ramp] explore des territoires qui nous sont inconnus, pour le plus grand plaisir des mélomanes à la recherche d’étrangeté. Pour apprécier un petit bijou comme Oughtibridge, donnez-vous au moins la chance de faire une 1ière écoute complète. Même chose pour le duo; plus je l’écoute, plus j’aime ça. Et plus j’aime ça, plus je l’écoute. C’est le syndrome ['ramp]! Disponible au http://www.doombient.com/start.htm

note       Publiée le samedi 13 janvier 2007

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