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Steve Roach › Life Sequences

5 titres - 73:37 min

  • 1 Lightness of Being 4:56
  • 2 Living the Dream 16:56
  • 3 Sundial 9:27
  • 4 Sands of Time 15:03
  • 5 Destination Horizon 27:12

line up

Paul Ellis (Keyboards, synthétiseurs, électroniques on 3 & 4), Steve Roach : Keyboards, synthétiseurs, électroniques & FX

remarques

Pour entendre des échantillonnages sonores, visitez; http://steveroach.com/Music/Music.html

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique séquencée

Le premier album que j’ai entendu de Steve Roach fut Western Spaces, paru sur Innovative Communication en 1987, avec Kevin Braheny et Richard Burmer. Je me souviens encore de l’effet A Story From The Rain. Hummmm….À faire pleurer une vitre. Par la suite, je suis tombé sur Empetus, Traveller, Structures from Silence, Quiet Music et ainsi de suite. J’étais dans la sphère très atmosphérico-tribal de Steve Roach. Dans les dernières années, j’entendais que Steve Roach serait retourné à un style plus séquencé. Effectivement, Proof Positive et Storm Surge: Live at NEARfest, paru en 2006 et chroniqué sur GOD, sont des albums séquencés (de superbes en passant). Déçu d’être passé à côté d’albums aussi percutants, j’ai fait le tour du jardin de Mr. Roach pour y cueillir des merveilles séquencées. Une superbe cueillette. Paru en 2003, Life Sequences est une collection de vieux essais, et de plus récents, de MÉ séquencée. À pas feutré la séquence de Lightness of Being émerge en douceur. Fin mouvement minimalisme, sur une basse qui pulse un rythme uniforme. Imaginez la séquence comme une plaque pleine de vie, une vie qui bat sur un superbe miroir aquatique où le reflet oscille dans son ensemble. Comme des feux follets, les notes se déplacent sur cette séquence qui augmente joyeusement la cadence pour se terrer dans les envoûtantes strates synthétiques de Living the Dream. Une étrange basse/percussion hisse sa sonorité sur une délicate ligne de piano à l’intonation hypnotique. Le mouvement prend de l’ampleur sur une progression harmonieuse, où les notes et accords se multiplient dans un tourbillon enchanteur, qui varie sa vitesse, influençant l’axe harmonique de sa séquence. Un superbe titre harmonieux où Roach exerce un doigté magique pour varier la rotation harmonieuse de l’impulsion principale. Tout simplement génial, il tourne souvent dans mon lecteur en ce moment. Un peu plus agité, avec ses percussions métalliques feutrées qui font du sur place, Sundial est un mouvement linéaire qui flotte sur une belle ligne de basse sombre. L’atmosphère est intrigante et effraie avec ses striures synthétiques insistantes qui ne trouvent ne trouvent de places dans ce mouvement qui puise des beaux moments, dans l’étalement de ses strates. Un souffle de réverbération inconnue, aux directions variées, ouvre Sands of Time. Un faible pouls anime cette étrange procession des vents. Le battement devient irrégulier, suivant une ligne scintillante et une nappe qui étend son ombre sonore. Des serpentins harmonieux courent furtivement sur le mouvement. Et au 4ième serpentin, il entreprend une étrange migration vers des territoires inconnus. Rythmes désordonnés, states pulsatives aux courbes agressives, percussions inattendues, Sands of Time devient une fantasmagorie tribale d’un monde cosmique aux manières rudes. Tranquillement, le pouls devient plus régulier, avec des souffles synthétiques à la fois plaintifs et spectrales sur d’immenses strates aux nuances romanesques, ainsi que des percussions oubliées quelque part, sur les banquises du temps. Une superbe épopée musicale qui étonne, de secondes en secondes. Des notes frivoles et limpides sautillent sur une discrète nappe synthétique au souffle étiré. Un mouvement de basse ondulante s’installe et guide Destination Horizon dans son long périple séquentiel. Un début de voyage doux, sur un synthé aux couches enveloppantes qui bougent à peine. Le mouvement devient plus saccadé avec des sonorités percutantes style glockenspiel et une basse au débit rapide, enveloppés d’une superbe strate mélodieuse, qui feront toute la distance pour Destination Horizon. J’ai passé d’excellents moments à écouter Life Sequences, un superbe opus aux ondes minimalismes des premières œuvres d’une Berlin School encore vierge. Que c’est bon d’entendre ce virtuose des sons, jouer sur ses sonorités, moduler ses intonations et apporter des touches tribales futuristes dans un monde à l’univers séquentiel Jurassien. C’est beau, c’est bon, c’est à se procurer. Disponible au : http://steveroach.com/store/

note       Publiée le lundi 8 janvier 2007

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MANUMIRAGE › vendredi 11 mars 2016 - 16:39  message privé !

La collaboration avec Paul Ellis est vraiment superbe un album de reference, tres creatif,inspiré,bref de la balle!!!

Ada › mercredi 5 décembre 2007 - 09:28  message privé !
Sublime!
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ForceMajeure › mardi 24 juillet 2007 - 13:59  message privé !
Très bon album. On n'est pas déçu...
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gkar02300 › samedi 13 janvier 2007 - 12:17  message privé !
Sublime et indispensable.
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Phaedream › mardi 9 janvier 2007 - 23:22  message privé !
avatar
Je suis bien d'accord en ce qui a trait à Structures from Silence, un superbe titre envoûtanta. Quant à Dreamtime Return, je ne sais pas. J'ai un peu de misère avec. Trop d'atmosphères, d'ambiance et pas assez de mouvements séquencés.
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