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Element 4 › Neotunes

11 titres - 79:15 min

  • 1 Neo Intro 1:55
  • 2 Quakebeat 2006 8:02
  • 3 Bluenoon 7:48
  • 4 Blaster 5:36
  • 5 Loungebar 8:35
  • 6 Euphoria 9:07
  • 7 Mindscapes 8:55
  • 8 Road to Amnesia 2006 7:53
  • 9 Peaktime 6:16
  • 10 F.X. 8:33
  • 11 Blaster (J.B. Remix) 6:15

line up

Uwe Saher; Keyboards, Synthétiseurs & FX

remarques

Pour entendre des échantillonnages musicaux, visitez; http://www.brainwork.net/el4/el4cds/neotunes.htm

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique techno progressif

Element 4 est un projet musical parallèle à Brainwork, celui-là même qui nous a donné Soundclouds l’un des meilleurs albums de MÉ en 2006. Guidé par Uwe Saher, un synthésiste Allemand. Element 4 fait vibrer les planchers de danse depuis 1995 et Neotunes est son 6ième cd. Un opus fort différent de Brainwork. Si Soundclouds nous faisait voyager sans bouger, Neotunes nous fait bouger, sans vraiment voyager.
Neo Intro est une courte introduction flottante où les strates se déplacent lourdement dans une sphère sonore harmonieuse, nous faisant rêver à Soundclouds. Quakebeat 2006 allume la mèche avec une séquence agitée. Des striures synthétiques déchirent l’ambiance sur des cymbales à la ‘’tschitt tschitt‘’ qui dessine un beat martelant. La basse dans le plancher épouse parfaitement les pulsations cardiaques. le rythme est infernal et nous enveloppe d’une superbe ligne mélodieuse qui assiège nerveusement un tempo décapant, croisé des stries multi sonores. Loin d’être hypnotique, le tempo nuance son magnétisme par de superbes détours et de fortes nuances dans les tons, appuyé de bons effets sonores. Bluenoon continue le pilonnage sur un tempo plus minimaliste martelé de percussions qui échappe ses effets percutants, donnant une dimension industrielle à un mouvement mélodieux à la Jarre. Blaster est encore plus frappant. Sur un beat dur, la séquence vrille d’un cercle rotatif que les percussions pourchassent, au travers les stries saccadées. Loungebar calme les ardeurs avec un beat lounge, assaisonné de bonnes percussions, d’un bon jeu de basse et de belles harmonies qui reviennent inlassablement sur des strates discrètes qui deviennent plus apparentes. Euphoria c’est le concept même des‘’techno dance‘’à l’âme momifiée. Ça bouge, ça assomme sur des rythmes aux variances pulsatives et une basse qui masse les pieds de ses énormes champs de réverbérations. Un titre zombiesque où les yeux sont souvent en arrière du corps. Mindscapes est une superbe pièce, bien agencé. Un beat tambourinant, avec des percussions tam-tam, sur une ligne oscillante qui s’anime sur une impulsion circulaire martelante où les strates syncopées avance le pied sur le frein. Le résultat est étonnant et plaisant. Des lignes qui s’entrecroisent à des vitesses, tant linéaires que circulaires, sur et des beat variés n’ont pas la même impact qu’une ligne monotone sans surprises. Tout le contraire de Neotunes où les atmosphères, les ambiances sont aussi significatives que les tempos. C’est le même principe avec Road to Amnesia 2006. L’intro aux percussions vaporeuse initie une pulsation lourde dont la résonance titille les muscles plantaires. Nous sommes dans un foudroyant tourbillon technoïde intense qui altère son mouvement pour insérer toutes les nuances en rotation et pulvériser un rythme encore plus sauvage sur de superbes strates synthétiques aux mélodies accrochantes. Peaktime est du même moule, mais en mi danse il y a un superbe jeu de percussions et de basses à faire vibrer les lustres du voisin d’en haut. De la dynamite compressée, qui a toujours une parcelle d’harmonie d’insérer quelque part. Un techno tribal extra terrestre, F.X. est un titre est étonnant. Sur des tempos mous aux rigidités plasmatiques Element 4 exploite les sonorités les plus hétéroclites et forme une impulsion aux cadences fragiles et qui exploitent un techno frêle, mais succulent d’ingéniosité. Blaster conclût sur un remix conservateur.
Je dois avouer que j’appréhendais l’écoute de Neotunes. Je ne suis pas un fana de techno, ni de ses rythmes tonitruants. Mais, ce fût tout le contraire. J’ai été charmé par un artiste qui attache autant d’importance dans sa recherche et la créativité que les rythmes. Neotunes c’est près de 80 minutes de beat enflammé, de musique martelante aux rythmes explosifs. Mais c’est aussi de la finesse dans les arrangements. Uwe Saher sait comment nuancer les genres. La différence entre Elements 4 et les autres groupes technoïdes arrache pieds est la subtilité et les nuances dans les évolutions et les tons. Tout au long de cette bombe, Uwe Saher modifie les séquences et apportent des nuances mélodieuses qui changent la donne. Soundclouds et Neotunes, Uwe Saher, ou Brainwork ou Element 4 si vous préférez a connu une excellente année. Je nous en souhaite d’autres.
Disponible au; http://www.brainwork.net/

note       Publiée le samedi 6 janvier 2007

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