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Axess › Time Traveller

cd • 10 titres

  • 1Time Traveller5:56
  • 2The Uncertainty Principle6:11
  • 3Cuba Libre5:48
  • 4Fly Away6:29
  • 5Mirror Of Illusions6:17
  • 6Pharao7:49
  • 7Bombay Fruit Market6:26
  • 8Lost In Space5:26
  • 9The Voyage8:06
  • 10World Of Secrets14:50

line up

Axel Stupplich; Access Virus KC, Novation KS4,Korg Legacy Collection & Z1, Roland MVS, Quasimidi Technox & Waldorf Micro Q

remarques

Pour entendre des échantillons sonores, visitez le http://www.axess-music.de/
Disponible au http://www.axess-music.de/

chronique

Styles
musique électronique
musique électronique progressive
techno
Styles personnels
musique electronique progressive

J’aime bien cet Axel! Avec le retour de Pyramid Peak, le synthésiste Allemand se détache de la sonorité du Peak et de la Berlin School pour approfondir un style plus frappant, plus techno. Mais pas du techno froid à faire ‘’Boum Boum à fond la caisse‘’. Non! Un habile mélange des genres où le côté exploratoire des harmonies complexes reste la prémisse de ses réalisations.
Une ombre sonore passe vite, le temps d’être entraîné par un rythme circulaire puissant et rapide. Time Traveller est un titre furieux avec des percussions solides et un séquenceur aux pulsations de basse qui pulse un tempo ondulant et résonnant de son impact sonore. Quelques lignes synthétiques très robotisées agrémentent ce rythme entraînant sur un mouvement séquentiel nerveux et syncopé, avec des percussions plus concrètes. Un beau techno massif, comme le corrosif Bombay Fruit Market que l’on retrouve plus loin. Les premières secousses de The Uncertainty Principle présentent une approche nonchalante avec une belle basse groovy envoûtante et des percussions claquantes à la Jarre. Une belle impulsion se subdivise, créant deux mouvements qui jouent sur l’ombre de l’autre, autour de beaux longs solos sinueux, des strates enveloppantes et un fluide refrain synthétique qui accroche. Un très bon morceau qui accroche à la première écoute et qui cache quelque chose de vicieux et de sensuel. Cuba Libre est plus nerveux. Hésitant, le rythme s’accroche à des percussions entraînantes et à un synthé aux lignes hachurées et syncopées qui tournoie sur des percussions avides. Dans toute cette boule d’énergie, les strates flottent, comme inconscientes, créant un tempo ambigu qu’une longue plainte synthétique triture à longueur de Cuba Libre. Fly Away est un juteux techno circulaire aux riffs saccadés par une séquence basse aux pulsations résonnantes et des percussions martelantes. Le rythme est hyper syncopé sur des battements lourds et hypnotiques. Une purge contre l’atonie sur une impulsion sauvage qui filtre de beaux segments mélodieux.
Mirror Of Illusions est un superbe morceau. D’étranges percussions animent un rythme lent sur des effets sonores qui amplifient encore plus l’étrangeté des percussions. Le tempo vrille un peu plus sur de beaux solos de synthés qui flottent avec un effet contraire dans les séquences. Un titre aux effets dramatiques et aux longs riffs westerns qui donne un charme clandestin à Mirror Of Illusions. Des voix tribales poussent Pharao vers une ambiance flottante. Tendre le mouvement verse sur une démarche déhanchée que des percussions lancinantes commandent un tempo sensuel. La sensualité prend toute sa dimension avec une basse groovy, de fines strates de synthé aux chœurs éthérés et de subtiles lamentations de désir. Lost In Space est une belle mélodie synthétique qui me rappelle étrangement la douce mélodie cosmique d’Alan Parsons sur I Robot. Les percussions voltigeantes qui secouent la tranquillité de The Voyage sont synchronisées à point. Une belle ligne basse pulsative s’ajoute au mouvement qui prend du poids, jusqu’à ce qu’il croise la superbe ligne mélodieuse qui tombe. Insoupçonnée, insoupçonnable The Voyage prend les allures d’un grand départ sur de superbes mélodies synthétiques avec un tempo syncopé aux percussions promptes qui modifient le cours des rythmes, sans jamais désorienter les mélodies. Avec World of Secrets, nous revenons à un modèle plus Berlin School avec une intro sombre qui flotte sur des sonorités spatiales et des bourdonnements d’équipements aérospatiaux. D’étranges effets sonores se tortillent dans l’atmosphère, un peu comme un set de percussions déréglées, avant de prendre formes sur un tempo saccadé avec séquence hésitante. Un bon titre circulaire aux effets hachurés qui vrille lentement sur de beaux synthés aux superbes strates bouclées et qui s’éteint dans la splendeur des ambiances atmosphériques.
Malgré la nette tendance vers le techno, j’ai bien aimé Time Traveller; un bon moyen de découvrir l’univers séquentiel sur des rythmes martelés et puissants. Axel réussit à infiltrer la culture techno avec une chaleur et une subtilité dans les variances qui fait défaut sur ce genre de musique. Si certains titres défoncent les tympans, d’autres les revigorent et les récupèrent, créant la parfaite harmonie entre deux styles aux extrêmes que peu d’artistes parviennent à tempérer. Axel Stupplich est l’un d’eux.

note       Publiée le mardi 19 décembre 2006

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