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Yves Dormoy / Rodolphe Burger › Planetarium

cd • 11 titres • 51:00 min

  • 1Story Tellers [Ornette in Tokyo]2:35 [reprise d'Ornette Coleman]
  • 2Chut...5:44
  • 3Comme si4:39
  • 4Alan Turing5:12
  • 5Radio Altimeter5:50
  • 6Gagarine4:43
  • 7Stars Way4:51
  • 8Preflight Contact5:23
  • 9Souls on Board3:57
  • 10Ne Change Rien3:51
  • 11Song for Aichi4:15

enregistrement

Flight Deck et Planetarium, Cité des Sciences, Paris, France, 21 septembre 2003

line up

Rodolphe Burger (chant, guitare, sampler), Yves Dormoy (programmation, saxophones, clarinettes, saz, tar), Antoine Berjeaut (trompette, électronique), Benoît Delbecq (claviers), Philippe Hammel (batterie)

remarques

chronique

Ça commence par une adaptation toute en douceur d'un des titres du Prime Time ("Story Tellers" issu du tardif mais néanmoins excellent "In All Languages" d'Ornette Coleman). Mais ce n'est pas tout à fait la même chose. Un aéroport. Une contrée lointaine. Une langue porteuse de souvenirs qui installe aussi la distance. On avance à petit pas, et déjà a-t-on envie de se retourner. Parcourir progressivement "Planetarium", c'est comme s'enfoncer dans le drapé d'une nuit noire. Des lumières lointaines délimitent cette nouvelle réalité, tel un phare. Ce les étoiles que l'on peut presque toucher du doigt. Et ici plus que jamais ; "Planetarium", fatalement, tourné vers le ciel, sa profondeur infinie et ses mystères. Il y a une rondeur commune dans les productions de Burger, comme un cocon qui nous surplombe, qu'on ne voit jamais venir, et dont on se doute seulement de l'existence grâce aux réverbérations qu'il génère. Si sa guitare et sa voix langoureuse hantent la plupart des titres de ce nouveau disque, il n'est pas inutile de préciser que "Planetarium" est le prolongement d'une création réalisée par Yves Dormoy, compositeur attitré, secondé par l'ancien Kat Onoma sur une bonne moitié des titres. Trompettes muettes, saxophones fuyants, rémanences électroniques, rythmiques souterraines, blues décharné et paresseux (l'emprunte de Ulmer plane littéralement sur "Stars Way"), voix étouffées et docu-drames détournés, c'est là une courte liste des diffénts ingrédients qui font de ce voyage quelque chose de concret. Une musique pour l'instant. Dans l'instant. Éphémère par nature.

note       Publiée le samedi 9 décembre 2006

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(N°6) › dimanche 12 août 2012 - 16:13  message privé !
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Revu en live il y a quelques jours dans un cadre enchanteur à Carantec, dans un petit jardin sous le clocher de l'église, alors que les étoiles faisaient leur apparition, et avec, précision importante, les trois musiciens ouzbeks qui les accompagnent depuis un petit bout de temps. Quelques morceaux de cet album, magnifiés, et d'autres du répertoire du Burger solo, Kat Onoma, et sans doute Dormoy lui-même. Un moment magique de plus de deux heures (et gratuit qui plus est). Les trois ouzbeks envoyaient du bois bien que Dormoy me dit après le concert qu'ils étaient un peu sur la retenu à cause de problème d'accordage dus à l'humidité. Ca ne s'est pas entendu. Classieux, aérien, réveur, frénétique.

Note donnée au disque :