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Brendan Pollard › Expansion

5 titres - 60:55 min

  • 1 Tegula (19:08)
  • 2 Toxic Blue (24:53)
  • 3 Nebulous (7:05)
  • 4 Valve (7:10)
  • 5 Aquarius (2:29)

enregistrement

Enregistré au Radial Velocity Studio, à Bedford en Angleterre, entre Juillet et Août 2005

line up

Brendan Pollard: Mellotron M400 + Various tape frames, Bohm Soundlab Modular system The Beast Duophonic Modular System SRS RP3 Noise Generator Modular System Doepfer MAQ 16/3 Analogue Sequencer Elka Rhapsody 610 ARP Pro DGX ARP Solina String Ensemble Logan String Machine Moog Micromoog Octave Kitten Korg Lambda Korg Delta Korg MS2000 Roland JP8000 Roland MVS1 Vintage Synth Module EMU Classic Keys EMU ESI2000 EMU ESI4000 SRS ZV3 Bass synth SRS FX Station 2 SRS Dual Phaser Unit SRS Philtertron Electro Harmonix Flanger Melos Echo Chamber Behringer Autocom compressor Behringer Virtualizer Viscount EFX 10 Kenton Pro 2 Philip Rees MCV x2 JMS CGX Interface Soundlab Equaliser Danelectro Reel Echo unit Line 6 DL4 Delay Modeller x2 Soundcraft Spirit Folio Desk Atari 1040ST Adrian Dolente : Fender Rhodes, Mellotron, SRS Aurora et Roland JP8000 on Tegula

remarques

Pour télécharger et entendre des échantillons sonores : http://www.rogue-element.uk.com/

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique berlin school

Brendan Pollard fait parti du duo Anglais Rogue Element, celui-là même qui nous a donné le sublime Premonition en 2004. C’est donc sans surprises qu’il nous présente un opus solo aux divines sonorités des années analogues. Expansion pourrait être considéré comme une suite de Premonition qu’on n’en serait pas étonné. Des accords solitaires flottent dans une atmosphère sombre, aux mystérieux clapotis et effets sonores ressemblant à des cétacés cosmiques. Des chœurs aux voix monastiques jaillissent de ce néant artificiel qu’une flûte vient enjoliver. Une ligne basse et fainéante ondule avec force et résonance, sous une délicate séquence et des synthés fuyants. Tegula prend vie sur les réverbérations de cette séquence basse teintée de voix abyssales et de superbes solos de synthé. Le titre dévie dans une sphère atmosphérique où de sombres pulsations répercutent sur des effets sonores aux mille et unes formes percutées. C’est sur des bruits hétéroclites, créant des atmosphères aux limites d’une schizophrénie synthétique, que Toxic Blue avance. De la flûte aux chœurs sombres, en passant par des souffles violonés, le mellotron flotte dans cette sphère iconoclaste où un doux passage flottant réussi à nous remuer, juste avant la levée du vent. Un violoncelle solitaire reprend cette douceur sur des accords tristes, aux sonorités de métal froid. Doucement, les préludes d’une impulsion séquentielle se dessinent sur une basse qui hoquette et une mellotron flottant. Le rythme s’anime sur de superbes bribes séquentielles qui virevoltent avec un synthé léger et une flûte animée sur des pulsations résonnantes, avant de déborder sur une séquence furieuse qui déboule à fond de train sur un rythme vrillant de puissance. Un autre passage séquentiel s’ouvre vers la 16ème minute sous des striures synthétiques mordantes. Saccadé, le rythme cascade sur des effets sonores analogues et un mellotron violoné, tourbillonnant avec une intensité qu’une flûte n’arrive pas à amortir. Un superbe passage démentiel. Avec Nebulous, nous entrons dans une sphère où les effets sonores se mélangent aux voix étranges sur des passages mellotronnés vaporeux. Un titre digne des atmosphères psychédélique de Pink Floyd, mais avec une fraîcheur sonore très actualisée. Les premières voluptés de Valve commencent comme Nebulous se termine. Mais après quelques secondes, une séquence tournoyante s’impose sur de belles strates d’un synthé affriolant. Le mouvement prend plus de profondeur lorsqu’une ligne de basse remplace la séquence et ondule au dessus des flûtes mellotronnées, avec une vitesse accentuée. Aquarius clôture Expansion sur un mellotron suave et mélodieux, qui vogue sur une eau calme et oisive, comme la sublime flûte qui vient clore les harmonies d’Expansion. Avec ou sans Rogue Element, Brendan Pollard exploite les structures analogues des années 70, avec sa touche bien personnelle. Au-delà des passages mellotronnés, le synthésiste Anglais exploite un environnement sonore plus audacieux, avec des passages plus psychédéliques et plus tranchants que sur Premonition. Écrire un titre comme Toxic Blue seul, démontre une audace séduisante, mais tout autant suicidaire, car un seul mouvement en moins, comme en trop, aurait pu faire basculer ce titre dans une indifférence totale. Idem pour Tegula. Mais Brendan Pollard a su agencer les extrêmes avec subtilité, créativité et émotivité. Expansion est un album qui s’écoute avec la passion qu’il dégage. Et avec des écouteurs, l’effet est unique.

note       Publiée le jeudi 30 novembre 2006

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ForceMajeure › lundi 4 décembre 2006 - 11:40  message privé !
Expansion a des sonorités très années 70 (style Phaedra...) mais en un peu plus sombre. Toxic Blue est à mon avis le meilleur morceau de l'album. Bon album sans plus.
Note donnée au disque :