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Tranquility › Deus Ex Machina

5 titres - 56:38 min

  • 1 The Number of the Beast 11:51
  • 2 Intrinsic 7:45
  • 3 Straight to the Void 14:02
  • 4 The Logic of Love 9:58
  • 5 Diary of a Worksman 13:00

line up

Frank Makowski: Kawai K4, Roland Jupiter 8 (modifié), E-MU ESI32 Sampler Roland VP-330 Vocoder

chronique

Styles
musique électronique
musique électronique berlin school
Styles personnels
musique Électronique berlin school

Il ne faut pas se fier au nom du groupe pour se faire une idée sur le contenu. Tranquility est le groupe d’un seul homme, Frank Makowski aujourd’hui avec Ramp, et Deus Ex Machinas est tout, sauf tranquille. C’est un album puissant qui a résisté à l’assaut des années, parce qu’indéniablement en avant de son temps. Si vous aimez les séquences martelantes sur des synthés progressifs, Deus Ex Machina vous plaira, certains. Une note tombe, sur un bourdonnement et des chœurs synthétiques sombres. Suivant l’écho de son hésitation, la note se métamorphose en ligne séquentielle bourdonnante, qui s’entremêle à d’autres séquences sautillantes et désordonnées. Cette symbiose crée une féerie synthétique qui se moule à une ligne basse moulante avant d’exploser sur des percussions martelantes, d’où s’échappent de superbes solos de synthé. The Number of the Beast est un titre progressif aux rythmes fluides et déviants. Truffé d’effets sonores saisissants, il y règne une atmosphère mystérieuse aux perceptions ambiguës. Un lourd tourbillon sonore tourne avec une puissance inouïe, laissant dans son sillon la fine séquence hypnotique d’Intrinsic. Une superbe procession progresse parmi des percussions claquantes et feutrées, encerclées d’effets sonores à la fois étranges et mélodieux. Fluide, le mouvement coule sur une flûte harmonieuse, des chœurs aux nuances abstraites et de superbes solos d’un synthé aux contorsions imaginatives, ainsi que des séquences animées, aux formes ondulantes et minimalistes. Un beau titre, dans la pure tradition de la Berlin School. Des percussions, ressemblant à des tablas métalliques, voltigent dans une atmosphère brumeuse où des pulsations rotatives balaient l’horizon sur une autre ligne de percussions plus limpides. Sur un synthé aux souffles étranges, Straight to the Void entame une danse tribale irréelle sur une avalanche de percussions qui déferlent avec fureur, cerner par une autre séquence synthétique qui épouse un rythme ectoplasme. Un titre puissant, dont les multiples réverbérations ne laissent aucune place pour y placer un brin de souffle, jusqu’à la toute fin. Des notes cristallines défilent en une séquence mordante qui appuie chaque accord d’une pulsation lourde. The Logic of Love est un titre qui évolue lentement, sur un mouvement séquentiel pesant et sautillant, tout en étant presque atonique. Sur cette séquence qui résonne aux quatre coins de l’univers, des chœurs virtuels tentent d’alléger l’atmosphère qui s’intensifie par l’ajout de couches synthétiques enrobantes aux effluves Asiatiques. Fluide, le synthé gambade et nappe l’évolution de The Logic of Love sur des impulsions aux variantes intonations, de beaux solos et des passages harmonieux qui supportent délicatement les souffles sensuels d’une voix suave, faisant partie d’un collage vocal qui nous introduit à Diary of a Worksman. Un synthé sifflotant légèrement, sur des pulsations séquencées martelant l’atmosphère, transforme son sifflement en strates violonées séquencées jusqu’à ce que les battements résonnent sur des enclumes. Méthodique, le rythme devient désordonné sur des percussions un peu plus rock, allant de pair avec un synthé symphonique, aux essences d’un rock progressif, qui multiplie les solos sur des coups d’enclumes. Un moment tout à fait brillant qui finit par reprendre son mouvement initial sur des rythmes plus survoltés, plus soutenus. Deus Ex Machina de Tranquility est un album intense où les séquenceurs sont pesants et imaginatifs. Frank Makowski manipule l’art de la réverbération avec une approche encore peu exploiter de nos jours, donnant une profondeur explosive à un opus où les séquenceurs et synthétiseurs entrecroisent leurs impulsions sur des rythmes en évolution. Un univers sonore lourd, marqué par des percussions pilonnantes et séquencées, ainsi que des effets sonores industriels et sauvages, aux antipodes de toute tranquillité. Disponible chez Spheric Music : http://www.sphericmusic.de/

note       Publiée le dimanche 26 novembre 2006

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