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Klaus Schulze › The Ultimate Edition (CD6 à CD10)

8 titres - 370:44 min

  • CD 6 Picasso Geht Spazieren (Continued) 75:45
  • 1 Picasso Geht Spazieren – Second Movement (15:33)
  • 2 Picasso Geht Spazieren – Third Movement (60:12)
  • Info: Studio, 1992
  • CD 7 The Music Box 73:56
  • 1 The Music Box (73:56)
  • Info : Studio, 1993
  • CD 8 Machine De Plaisir 73 :51
  • 1 Machine de Plaisir (73 :51)
  • Info : Studio, 1993
  • CD 9 Life In Ecstasy 74 :25
  • 1 La Présence d’Ésprit (17 :32)
  • 2 Arthur Stanley Jefferson (56 :55)
  • Info: Concert Germany, 3 or 4 October 1975/ Studio, 1993
  • CD 10 Mysterious Tapes 73 :07
  • 1 La Vie Secrète (62:20)
  • 2 Landpartie (10:47)
  • Info: Concert Germany, 17-28 September 1975/ Studio, 1972

line up

Klaus Schulze (claviers, synthétiseurs et effets)

remarques

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique progressive

La 2ième partie de Picasso Geht Spazieren est plus suave. Les échantillonnages coulent mieux sur un second mouvement aux effluves de Miditerranean Pads et Beyond Recall. Les voix sont superbes et les violons courent raisonnablement, dégageant une atmosphère sereine où les harmonies toisent plus d’éléments mélodieux que cacophonique. Une excellente pièce qui se termine sur une finale où Schulze fait glisser les violons avec sagesse. Le troisième mouvement est tout simplement sublime. Schulze multiplie de superbes échantillonnages, en harmonies avec les tempos. Le rythme est décousu et emprunte différents tempos, Tantôt effréné et saccadé. Tantôt ambiant et atmosphérique. Il est jumelé à perfection aux superbes échantillonnages, tant vocaux que bruiteurs, enrobant ses mouvements d’une texture unique à la folie démesurée de Schulze. Picasso Geht Spazieren (Continued) est tout simplement brillant.
The Music Box nous propose un titre nu, sans échantillonnage, et quel superbe titre. Un piano lourd et mélodieux ouvre The Music Box avec un côté empreint d’une tristesse. Une chorale virtuelle qui ‘’humm’’, comme des mellotrons usés, ouvre la voie à un sublime synthé aux souffles d’une trompette solitaire qui émousse sa peine aux travers ses souffles. Le rythme est lent, voire ambiant. Et Schulze habille son mouvement, qui crescende avec lenteur, de ses plus beaux atouts musicaux. Un superbe long titre comme seul Schulze peut les faire. La limpidité et subtilité des années 70 sont présentes, sur les sonorités et les nouvelles ‘’boîtes à sons’’ de nôtre époque. Tout simplement superbe.
Le début de Machine de Plaisir continue sur cette envolée plus dénudée. Un beau départ sur un rythme léger, balancé sur un mouvement fluide qui croise un long couloir atmosphérique et sombre vers la 13ième minute. Des chœurs virtuels, aux intonations contradictoires se balancent dans un contexte sombre où les bruits hétéroclites parfument une ambiance lourde et intrigante. Graduellement, les notes s’enlignent. Sinueuses et cristallines, elles se lovent à un rythme qui devient de plus en plus hypnotique et qui prend la mesure des 40 minutes suivantes.
Un autre titre inédit, de la période de Picture Music, ouvre le cd 9 de cette fastidieuse collection. La Présence d’Esprit est un titre flottant sur un séquenceur en mi rythme. Un doux synthé siffle, parmi des atmosphères vaporeuses de la belle époque, sur un rythme lent qui crescende sur une grosse et un dense mellotron. Arthur Stanley Jefferson brise cette atmosphère analogue de Life In Ecstasy. Pas de la même époque, mais certes la même passion. Le tempo se moule sur une belle ligne basse qui ondule sur des percussions pulsatives. Le synthé est superbe et reflète le caractère de la période symphonique abstraite de In Blue, avec une pointe de Beyond Recall. Mouvement hypnotique qui circule mélodieusement, Arthur Stanley Jefferson est un bijou qui échappe aux collages méga symphonique hallucinatoires et incohérents qui traversent l’esprit créateur de Schulze. Un bon titre, avec une belle cadence qui progresse avec harmonie sur des tempos variés qui s’enchaînent avec délicatesse et cohérence.
La Vie Secrète de Mysterious Tapes est tout simplement sublime. Un titre qui rappelle étrangement les sessions de Mirage, dont Velvet Voyage. Doux, lent et flottant, la basse est envoûtante et louvoie dans une kyrielle d’effets sonores analogues, qui faisaient les charmes de la musique de Schulze, à cette période. Magnétisme, le synthé ronronne dans nos oreilles avec ce mélange unique des ambiances que seul Schulze savait créer. Un titre inlassablement fascinant qui séduit par la sensualité de sa basse ronde et hypnotique, ainsi que les charmes d’un mouvement qui accroît subtilement ses cadences. J’aurai rallongé La Vie secrète de 10 minutes, plutôt que de coller un titre froid comme Landpartie. Sur un mouvement qui puise son énergie à même son bourdonnement, Landpartie est plus agressif qu’emballant. Comme quoi, il arrive aux grands de se tromper.
Les 5 premiers cd de cette collection m’avaient laissé un peu sur mon appétit. Trop d’échantillonnages qui nous éloignaient de la tendresse que Schulze savait toujours dosé. Sur les 5 suivant, je retrouve Schulze dans toute sa splendeur, tant sur des œuvres plus récentes que ces vieilles compositions qui traînaient dans la poussière de ses étagères. Un Schulze toujours audacieux et qui n’a pas besoin de ses filtres cacophoniques pour attirer l’attention. Il suffit juste qu’il laisse parler son âme, comme sur The Music Box, Arthur Stanley Jefferson et La Vie Secrète pour conquérir le plus froid des cœurs absents.
Globalement, la Silver Edition contient quelques longueurs et des fusions de classico-industrielles sur des échantillonnages Wagneriens paranosympnohiques auxquels je ne trouve qui peut d’intérêt. En ce qui me concerne, l’œuvre d’échantillonnage la plus parfaite est Amarok de Mike Oldfield. Au-delà de cela, c’est de la cacophonie. Et on en trouve, mais de moins en moins, à mesure que le coffret progressait.
Prochain arrêt, Historic Edition 1 à 5, où si vous préférez, la Ultimate Edition 11 à 15. D’autres grands moments en perspective…

note       Publiée le samedi 18 novembre 2006

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Wotzenknecht › samedi 17 décembre 2016 - 18:47  message privé !
avatar

'Machine de Plaisir' pour ceux qui ici-bas trippent sur ses mirages les plus profondément hypnotisants. Il apparait aussi sur La vie électronique 13. Quel morceau !

mangetout › lundi 15 juin 2009 - 13:17  message privé !

Comptes-tu continuer les chroniques de l'Ultimate Edition Phaedream ou plutôt t'attaquer à la longue et nouvelle aventure de "La vie électronique" commencée cette année ?

gkar02300 › vendredi 6 juillet 2007 - 10:27  message privé !
Jamais un artiste n'avait osé sortir de son vivant un tel coffret......50CD de musiques inédites!!!! une vrai première....de plus la qualitée est au rendez-vous sur plus de 80% du coffret....tout y passe....studio,bof,live,maquette,essai....si vous aimez Schulze vous ne serez pas déçu...de plus c'est impressionant de voir une telle force créatrice...... Merci Klaus
Note donnée au disque :