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Tangerine Dream › Purgatorio

18 titres - 133:47 min

  • CD 1 - 1 Above The Great Dry Land (6:19) - 2 Chasing The Bad Seed (8:48) - 3 Slave To The Gods (6:31) - 4 Hope And Glory (6:44) - 5 Sun Son's Seal (Part One) (8:21) - 6. Beyond All Suns (6:34) - 7. Sisyphus (4:37) - 8. All The Steps To Heaven (13:12) - 9. Mountain Of Destiny (10:51) - - CD 2 - 1. The Glowing Zodiac Wheel (6:08) - 2. Modern Cave Men (5:02) - 3. Death Of Medusa (7:23) - 4. Blinded By The World's Desire (6:22) - 5. Sun Son's Seal (Part Two) (8:27) - 6. Soulgate (7:59) - 7. Till The End Of Silence (5:17) - 8. Prison And Paradise (5:39) - 9. Spirit Spiral (7:33)

line up

Edgar Froese (keyboards, synthétiseurs, séquenceurs), Jerome Froese: Keyboards, synthétiseurs, séquenceurs Iris Kulterer: Percussions et voix Jayney Klimek, Barbara Kindermann,Bianca Acquaye, Barbara Kindermann,Tatjana Kouchev & Saskia Klumpp : Voix

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique symphonique

Le 2ième volet de la trilogie de l’œuvre de Dante Alighieri sortait en Mars 2004, soit 2 ans après Inferno. Et ça paraît. Purgatorio est un très bon opus, le meilleur de TD depuis quelques lunes. Un album puissant où Froese, père et fils, corrigent le tir en équilibrant musique et voix, donnant à Purgatorio une profondeur et une audace absente lors d’Inferno. Faut dire que cette fois-ci, TD et fils ont pris le temps de bien structurer ce double cd. En tout, 18 titres. Le même nombre que sur Inferno, mais avec près de 1 heure de musique en plus, ce qui fait toute la différence. Et ça s’entend dès les premières notes de la pièce d’ouverture. Entièrement musical, Above The Great Dry Land démarre avec une intro flottante et hésitante qui résonne de ses réverbérations. Une ligne séquentielle désordonnée virevolte avec fébrilité, sur une structure sonore plus riche et plus dense que l’on trouvait sur Inferno. Les percussions tombent et assomment un rythme débridé et sauvage, qui cherche appui sur des coussins errants. À l’ombre des synthés aux souffles de cors, le mouvement s’assagi et flotte dans un passage aux atmosphères évasifs qui débouchent sur Above The Great Dry Land. Sur une séquence vrillante, aux percussions et effets sonores bien sentis, le beat lent et suave traîne comme un heavy rock progressif avec les mellotrons violonés qui nourrissent les structures avec de belles strates orchestrales enveloppantes. La voix est belle et coule superbement bien sur un séquenceur ondulant, de bonnes percussions créant une ambiance vivante sur des tam-tams nerveux et un rythme lourd. Chasing The Bad Seed est un titre léger avec une bonne batterie et un synthé très sobre. Suave et langoureuse, la ligne de basse flue sur une voix puissante qui épouse un léger refrain synthétique. Un peu plus animé Slave To The Gods est un titre très vocal sur une ligne séquentielle sombre qui serpente un mouvement fluide, sans trop s’éloigner du style d’Inferno. Les percussions voltigeantes de Sun Son's Seal (Part One) pousse le séquenceur sur un mouvement cascadé à train d’enfer. Parallèlement, le titre n’a toujours pas de structure, lui conférant une dimension musicale intense avec de bonnes batteries et les synthés aux couleurs symphoniques qui suivent la sonorité TD depuis les années Franke. Un bon défoulement musical, où l’on ne s’ennuie pas des voix, même si elles bouchent une finale qui ouvre sur Beyond All Suns. Un titre lent sur une pulsation traînante, de beaux arrangements et une belle voix triste qui se poursuit sur Sisyphus, avec une coche plus élevée, au niveau du rythme. Ce qui donne un tempo vraiment suave. La voix raillée sied à merveille à ce rythme lent, un peu rock, avec son sobre piano. Les nouveaux fans de TD. Ceux qui suivent le groupe depuis les simples mélodies d’Optical Race vont finalement découvrir ce qui manque aux vieux fans depuis des lunes. All The Steps To Heaven démarre sur des synthés violonés qui valsent un tempo robotique aux arrangements à la Pop Music. Rose bonbon, on dirait la renaissance d’ELO. Les violons virevoltent, coincés dans un mouvement qui semble interminable, jusqu’à la 8ième minute où on entre, enfin, dans le monde psychédélique suspendu du Rêve Mandarin. Atmosphère lourde qui traîne les poudres des souvenirs éteints des passages étranges des années 70. Un pur voyage dans le temps, saisi par un superbe mellotron qui nous rappelle combien Froese savait manier ce sublime engin. Un titre surprenant, que je n’espérais plus entendre dans le répertoire de TD. C’est avec la douceur de cette finale que Mountain Of Destiny termine le 1ier cd de Purgatorio. Un séquenceur léger tournoie sur une belle voix. Il faut savoir se concentrer et tenter de percevoir les superbes lignes séquentielles qui nourrissent l’arrière plan de ce titre anémique, qui puise son charme au travers la faune musicale qui s’agite et qui maintient l’intérêt. Un premier cd très fort, ce qui fait craindre pour le 2ième. Allons-y nos braves, astiquons nous les tympans! Un piano mélodieux s’échappe d’une montée violonée menaçante. The Glowing Zodiac Wheel est un titre musical doux, sans grandes ambitions, qui avance sur des rythmes alternés aux atmosphères mixes qui se fondent sur Modern Cave Men et son tempo aux airs dramatiques. Une belle promenade pianotée avec des vocalises légères, sentant la névrose, valse sur un mouvement rotatif sénile. Les arrangements orchestraux sont denses et superbes. Le petit vent de folie se pose aussi sur la fragile Death Of Medusa, une opérette où la voix prédomine sur un beau piano et de beaux synthés violonés. Avec Blinded By The World's Desire, nous pénétrons dans la portion musicale plus rock, plus synth pop de Purgatorio. Les rythmes sont sobres et entraînant, très collés à la structure musicale de TD, années 2000. C’est pas vilain, c’est ordinaire et léger. Sun Son's Seal (Part Two) est la meilleure pièce avec une séquence furieuse qui virevolte sur de bonnes percussions et effets sonores. Et Spirit Spiral termine cette 2ième épopée musicale avec une opérette aux percussions roulantes et synthés violonés, très théâtraux. Purgatoria est un très bon disque. C’est un habile mélange de synth pop, d’électronique et de musique plus contemporaine. C’est l’œuvre où TD descend aussi loin dans ses racines, depuis le départ de Schmoelling. Il y a des moments, comme Sun Son's Seal (Part One), où Froese fait son agace oreille, prouvant qu’il y a encore des neurones archivées à la gelée des années 70 et qu’un jour… En attendant, j’ai été agréablement surpris par Purgatoria, surtout après l’anémique Inferno. Un opus qui démontre que Froese et Fils ont encore l’oreille et l’inspiration.

note       Publiée le vendredi 17 novembre 2006

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snooky › dimanche 12 juin 2011 - 14:08  message privé !

Il m'en aura fallu du temps pour le commenter celui là. Noyée dans la pile de CD en attente d'écoute, je nourrissais à son égard un a priori. Finalement, je me suis décidé et bien m'en a pris. Le point fort de ce double, c'est sa constante et son unité.En fait très homogène et qui s'écoute sans ennui véritable même si certains passages( all The Steps to Heaven, Syphisus) flirtent avec le sirop colle aux dents. Musicalement c'est bien réussi.Certes faut pas rêver, on est loin de l'originalité et de la créativité d'Oedipus Rex( pour faire un lien) mais bon...Les deux intros plantent bien le décor, la deuxième( The Glowing Zodiac Wheel)à l'ambiance un peu dramatique. Mais finalement c'est surtout les voix qui m'ont bien convaincus.Simples, très variées dans les timbres, bien en place, évitant le piège de l'intellectualisme forcené, pour moi elles restent l'un des atouts de cet album. En résumé, une bonne et agréable surprise. Ca change un peu.

Voilà ! That's all folks !! ;-))

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le mourm › mercredi 29 août 2007 - 10:44  message privé !
A l'inverse de Inferno, qui sonnait comme un gros potage indigeste d'opéra (chiant) et d'ambient (ultra-light) ce Purgatorio réussit à captiver l'intérêt de l'auditeur jusqu'au bout, probablement parce que les climats sont variés et les parties vocales beaucoup moins redondantes que sur le premier opus. Les instrumentaux sont aussi d'excellente facture, bref, un bon album (peu t-être un peu trop long) . Hélas, c'est le seul qui vaille le coup de la trilogie dantesque...
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Logosman › jeudi 19 avril 2007 - 17:19  message privé !
Séduit par cet album du Dream surtout après une grosse période de vache maigre ou le groupe a connu quelques soubressauts inégaux. Moderne et à la fois référentiel du TD ancienne époque, l'album démontre la possibilité de faire cohabiter chansons, instrus atmosphériques et sonorité dance très bien senties. Et ce qui fait plaisir, c'est que l'album est gavé jusqu'à la gueule de morceaux de qualité. On trouve aussi des similitudes avec le Schulze nouveau millénaire et bien sûr de larges clins d'oeils au Dream Mixes. A écouter, car c'est un album frais et agréable qui par sa diversité, montre aussi l'étendue stylistique du nouveau Tangerine Dream
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