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Music Revelation Ensemble › Cross fire

8 titres - 53:03 min

  • 1/ Law (5:36)
  • 2/ Suspect (7:10)
  • 3/ Devotion (4:30)
  • 4/ Sweet (5:18)
  • 5/ Proof (6:36)
  • 6/ My Prayer (9:14)
  • 7/ Evidence (7:59)
  • 8/ Backbeat (6:40)

enregistrement

Avatar studio, New York City, USA, décembre 1996

line up

Pharoah Sanders (saxophone ténor), James "blood" Ulmer (guitare), John Zorn (saxophone alto), Calvin "Fuzz" Jones (basse), Cornell Rochester (batterie)

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
jazz harmolodique > fusion

Avec Phalanx, Music Revelation Ensemble est la seconde entitée mise en place par James "Blood" Ulmer lui permettant en quelque sorte de garder la main, à côté de ses exercices solo de plus en plus dédiés exclusivement au blues. Ce sont dans ces formations à la réputation explosive qu'il s'évertue à rester le plus fidèle possible à l'esprit free qui l'a fait connaître. Régulièrement au sein de ces formations, il retrouve ses compagnons d'armes comme David Murray, par exemple, ou, ici, Cornell Rochester derrière les fûts. Pour cette session tardive, la dernière du reste à ma connaissance, il fait appel à deux légendes vivantes : Pharoah Sanders et John Zorn qui vont véritablement venir illuminer cet incandescent brûlot de musique jazz électrique. Remplacer Murray n'est pas en soi un problème (voir à ce titre "In The Name of..."), mais dans de telles conditions, le Music Revelation Ensemble ne peut plus prétendre au statut de groupe à part entière. Ici, le disciple de Coltrane et le cerveau du label Tzadik se partagent la tâche, donnant de leur souffle un titre sur deux. Si Pharoah Sanders n'est malheureusement plus que l'ombre de lui-même (et Dieu sait si, dans sa prime jeunesse, il fût un des saxophonistes les plus puissants à la surface de la Terre), John Zorn, lui, assure sans coup férir et nous signe une prestation exemplaire qui n'est pas sans rappeler la fureur de ses interventions au sein de Naked City. En espérant que ces noms puissent vous mettre la puce à l'oreille et vous incite à partir en amont à la découverte d'une musique puissante, agile et viscérale.

note       Publiée le vendredi 25 janvier 2002

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Seb de Super › vendredi 14 mai 2010 - 18:26  message privé !

Pharoah Sanders est loin d'être ridicule sur ce disque.

Ayler › mercredi 3 octobre 2007 - 16:08  message privé !
Selon Progmonster "Pharoah Sanders n'est malheureusement plus que l'ombre de lui-même". Mais combien de musiciens seraient prêts à vendre leur âme pour jouer comme Pharoah sur ce disque ! Les titres où il intervient ne sont en rien inférieurs à ceux où c'est Zorn, excellent, qui officie. L'influence d'Ornette Coleman est écrasante sur ces derniers (certaines compositions sont les petites soeurs de "Lonely Woman").
Note donnée au disque :