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Absolute Zero › Crashing icons

cd • 4 titres

  • 1Bared Cross13:47
  • 2Further On20:43
  • 3Stutter Rock, You Said11:49
  • 4Suenos Sobre Un Espejo16:46

enregistrement

Springs Theatre, Miami, Florida, Miami, Floride, USA, 1997-2000

line up

Pip Pyle (batterie, percussions), Aislinn Quinn (clavier, chant, flûte, percussions), Enrique Jardines (basse, percussions), Keith Hedger (trompette, percussions), Jim Stewart (percussions)

remarques

chronique

Styles
progressif
Styles personnels
avant prog > post rock in opposition

En dépit des apparences, non, le progressif qui montre les crocs n'est pas mort. Même si celui-ci, pour se faire entendre, doit batailler dur et bien souvent pendant des années pour, enfin, déboucher sur du concret. Judicieusement republié en 2003 par le label Recommended sous une pochette sensiblement différente, "Crashing Icons" représente la partie émergente de l'iceberg Absolute Zero, trio américain basse/batterie/claviers actif pourtant depuis 1979 ! Très certainement poussé dans le dos grâce au succès rencontré par le collectif Totémiste, ce disque s'apparente à du sur mesure armé pour séduire les amateurs de joyeusetés entravées comme pratiquées par 5 UU'S il y a une dizaine d'années de cela déjà. D'ailleurs, à peu de choses près, on pourrait presque dire que Absolute Zero reprend les affaires en cours là où "Crisis in Clay" les avait laissées. Sauf que les débordements soigneusement évités jusqu'ici sont pris à bras le corps par nos nouveaux amis, jugez plutôt : quatre titres oscillants entre douze et vingt minutes alors que le groupe de Dave Kerman et Bob Drake, souvent critiqué pour avoir singé Yes - (incon)sciemment ou non - brillait, lui, par sa volonté de faire court. Certes, ce n'est pas la taille qui compte, on nous l'a assez répété, mais c'est un élément important si l'on veut vraiment prendre toute la mesure du travail accompli ici. Des structures alambiquées au possible, des mélodies contrariées par un chant aussi irritant que celui de Dagmar Krause, un déluge rythmique qui fonctionne par à coups soutenu par une fuzz bass inhumaine et la participation exceptionnelle du regretté Pip Pyle, le tout dans une ambiance particulièrement étrange, on le voit ; "Crashing Icons" ne fait rien pour se rendre sympathique. Il est même plutôt du genre à demander à l'auditeur de faire de très gros efforts afin de s'immerger totalement dans ce monde abominable et cauchemardesque. Et ce sera bien nécessaire...

note       Publiée le jeudi 9 novembre 2006

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Hymnos › vendredi 10 novembre 2006 - 10:54  message privé !
Et bien justement… le talent de 5'UU c'est de nous proposer une musique débordante de créativité et d'excès avant-gardistes mais qui reste miraculeusement fascinante et accrocheuse. Or là, en ce qui me concerne, impossible de franchir la barre des 10 minutes de chacune de ces plages. "Musique pour musiciens" dit-on. Mouai…
Note donnée au disque :