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Akineton Retard › Akranania

cd • 7 titres

  • 1Morricoleman3:28
  • 2Recurrencias8:37
  • 3Fana Papal y El Monseñor Smegma Nazzi0:41
  • 4Survector9:06
  • 5Nimboestrato3:13
  • 6Soula10:15
  • 7Dementia Absorbant12:07

enregistrement

Chili, 2002

line up

Cristián Bidart (batterie), Leonardo Arias (saxophone alto et soprano), Rolando Jeldre (basse, contrebasse), Rodrigo de Petris (saxophone ténor), Cristián González (percussions), Vicente García-Huidobro (guitare)

remarques

chronique

Styles
jazz
progressif
rock
Styles personnels
avant prog

Pour que des musiciens puissent se cacher derrière des pseudonymes tels que Tanderal Anfurness, Bolshek Tradib ou encore Lecta Celdrej, il faut qu'ils aient soit un grain soit un sens de l'humour particulier. À ne pas en douter, les membres de Akineton Retard cultivent les deux dans un parfait soucis d'équité... Et comme décidément ils ne font rien comme tout le monde, on fera remarquer que contrairement à l'écrasante majorité de leurs compatriotes (je fais référence ici à Tryo, Subterra ou Coprofago), nos six gaillards n'ont pas choisi le métal ou le néo prog pour s'épanouir. Akineton Retard est ainsi à ma connaissance le seul groupe en provenance du Chili à se risquer sur le terrain dangereux du progressif d'avant-garde ; je parle donc du rock in opposition et de la musique zeuhl, le tout enrobé dans un coulis royal de jazz. Et comme ils le font plutôt bien les bougres, on en viendrait presque à regretter que leur exemple n'incite pas à davantage de vocations ! Cette formation au line-up tout ce qu'il y a de plus classique établit sa différence grâce à la présence essentielle de deux saxophonistes, sur les épaules desquels repose toute l'identité du groupe. Vicente García-Huidobro, tête pensante du projet et guitariste leader, apporte le contrepoids énergique dont l'ensemble a manifestement besoin pour pouvoir venir taquiner des formations continentales comme Creedle ou Frigg. Pour autant, ce dernier préfère toujours privilégier les atmosphères aux coups de sang un peu gratuit. Ce sont dans des tensions jamais résolues, qui vous font vriller la tête comme à la grande époque de "Lark's Tongues in Aspic" (le final de "Reccurencias") ou "Mekhanik Destruktïw Kommandöh" (les chorales infernales de "Dementia Absorbant"), que Akineton Retard prend toute son ampleur. Bien qu'excellente, je crains cependant que leur musique ne puisse rencontrer l'approbation générale et sans conditions par faute d'une esthétique jazz acoustique qui a tout de même tendance à prédominer largement les débats.

note       Publiée le jeudi 9 novembre 2006

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Hymnos › vendredi 10 novembre 2006 - 10:47  message privé !
Excellent album. Pourtant ma culture est loin d'être jazz justement. Je peux même dire que ce sont les débordements avant-gardistes de certaines productions prog qui, peu à peu, m'initient au jazz. Il fallait le chroniquer celui-ci; Proggy l'a fait ! ;-)
Note donnée au disque :