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Mind Over Matter › Trance'n'Dance

5 titres - 55:31 min

  • Children of the Midnight|22:06
  • - Night of oblivion
  • - The march of the seduced children
  • - In search of the sunlight
  • - The dawning of bliss
  • Spacelab| 8:10
  • Jack the Bear| 7:31
  • Mahatma| 10:30
  • The Silence (Bonustrack de Music for Paradise)| 7:14

line up

Peter Mergener (Keyboards, Mellotron, Mini Moog), Klaus Hoffmann-Hock (New Delhi Digital OM-System MkII, Sequential Sampling, DX 7 S, Mini Moog, Gibson ES 335 & Fender Stratocaster)

Musiciens additionnels : Peter Mergener (Claviers, Mellotron et Mini Moog) Jochen Schäfer (Guitare sur Jack the Bear) Martin Urrigshardt (Saxophone sur Jack the Bear et Mahatma) Dagi Daydream-Hoffmann (Voix) Holger Guyens (Batteries)

remarques

Site Web:http://www.mindala.de/html/kontakt.html

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique progressive

Que se cache-t-il derrière une pochette où une Hindoue tient posément une guitare? Un énorme contraste par rapport à un titre laissant transpirer la possibilité d’une musique de danse, une musique de transe. C’est un peu à l’image de Klaus Hoffmann-Hoock. Flamboyant guitariste allemand et magicien du Mellotron il crée, avec Mind Over Matter, il crée une musique qui transcende les frontières de la Berlin School pour épouser des mouvements plus ésotérismes, plus planant aux confins d’un Nouvel Age progressif aux fortes influences hindoues. Tout un micmac! Ça donne des albums assez particuliers, parfois inégaux mais toujours intéressants. Trance'n'Dance est un petit chef d’œuvre très bien balancé qui a passé totalement inaperçu lors de son lancement en septembre 1990. La guitare de Klaus Hoffmann-Hoock est à couper le souffle, autant que les vagues de Mellotron. Et lorsqu'elle triture des strates flottantes de ses solos harmoniques incisifs, elle nous transporte aussi loin que notre imagination peut le permettre. Une lointaine procession se fait entendre alors que le long fleuve musical de Children of the Midnight prend forme. Une envoûtante voix, flottante comme un spectre qui se dirige vers la lumière blanche, émerge. Elle fredonne un chant paisible sur les ombres d'une délicate et harmonieuse ligne de basse ainsi que sur les accords épars, quasiment perdus, d'une guitare et d'un clavier. On se retrouve dans un pré virtuel où les brebis broutent paisiblement parmi de lointains gazouillements chérubins. Les premiers accords tintent et sculptent un paisible rythme ambiant qui se berce en une forme de tic-tac très harmonique. Enchanteur et très hypnotique, les ombres de ces accords batifolent avec légèreté alors que tout doucement le crescendo de Children of the Midnight augmente en intensité avec des roulements de batterie qui éveillent des accords de guitare plus intenses. La guitare lance ses boucles harmoniques qui roucoulent sur les saccades de la batterie de Holger Guyens. Le mouvement devient intense et dramatique avec ce maillage de percussions et de riffs qui martèlent un agressif rythme hypnotique De la sérénité, nous plongeons dans un lourd et bruyant rock progressif. Les boucles de la guitare déchirent et mordent les ambiances avec de superbes solos stridents. C'est un moment intense qui me mord les oreilles à chaque écoute. La Stratocaster de Klaus Hoffmann-Hoock est criante, perçante avec des solos, des soupirs et des rages qui mâchonnent une structure devenus plus musicale avec ses amples oscillations. Une fois sa violence réfrénée, Children of the Midnight refugie sa colère dans un passage plus atmosphérique où la voix spectrale de Dagi Daydream-Hoffmann murmure son rêve qui s'égare dans les délicats chants d'une flute hyper mélodieuse et sur une délicate structure de rythme moulée dans les tic-tacs des délicats accords de clavier. Vient le chant d'un coq. Et les Tablas indiens épousent la forme des accords, guidant Children of the Midnight vers un délicat rythme tribal où la frénésie des tam-tams n'arrivent pas à freiner cette paisible berceuse hypnotique qui roule ses paisibles harmonies entre des éléments de la terre et du cosmos. Et toujours, la guitare de Hoffmann-Hoock éparpille ses solos qui flottent comme les brouillards d'un rêve éveillé. Tout un classique! Children of the Midnight est un monument dans l’histoire de la MÉ. Spacelab est totalement atmosphérique. Composé avec Peter Mergener de Software, c’est un titre ambiant où la guitare est rêveuse et flotte sur les souffles d’un synthé discret mais fort mélodieux. Hypnotique la guitare de Klaus Hoffmann-Hoock suspend le temps avec ses lourdes nappes envahissantes et ses accords à la fois graves et aigus. Un souffle de flûte, violent comme un coup d'arbalète, donne le coup de départ à Jack the Bear. Léger le rythme est ensoleillé par une flûte harmonieuse, des Tablas animés et une voix moqueuse qui raille sur un surprenant rythme enlevant. Un peu comme de la musique des îles. Une belle voix féminine ensorcelle le moment et nous conduit vers les souffles d'un saxophone qui devient excité, survolté par une cadence de plus en plus animé. Le mouvement est fluide, quasiment un genre de transe papale, transporté par des couches de synthé aux tons de vieil orgue de rock qui sert de lit à un superbe duel voix et saxophone. Ce rythme prend toute sa splendeur dans le saxophone fort entraînant de Martin Urrigshardt. Malgré ce saxophone tout à fait époustouflant, la guitare prend le haut du pavé avec des solos perçants. Cette fois-ci c'est Jochen Schäfer qui balance ses solos. Il fait duel à Klaus Hoffmann-Hoock avec des solos déchirants et incisifs. Un moment magique, brillant et tout à fait inattendu où les six-cordes multiplie les frissons. Mahatma est un lent mouvement ondulatoire aux essences de la spiritualité Hindoue. Lent et sensuel, le mouvement progresse sur les souffles flûtés ainsi que d’un saxophone solitaire et des accords envoûtants d’une sitar. Des belles lignes de synthé étendent une couche de sérénité, donnant ainsi une plus grande profondeur à un titre ambiant et dont les essences de la spiritualité hindoues exhalent de parfums plus électroniques. Très atmosphérique, The Silence, que l'on retrouve aussi sur Music for Paradise, remplit le vide du skeud métallique avec des ambiances mélancolique qui vont de pair avec Mahatma. Quoique plus cosmique. Du rock progressif à de la musique purement électronique en passant par des parfums d'Asie, Trance'n'Dance est l'accomplissement de Mind Over Matter, de Klaus Hoffmann-Hoock. Children of the Midnight est une pièce d'anthologie alors que Jack the Bear va littéralement vous souffler le cerveau. C'est un album puissant, un peu inégal, qui résiste à l’usure du temps et qui prend toute une dimension lorsqu’on l’écoute avec des écouteurs. Chaque titre possède son âme, même les plus ambiants, tant l’émotion et la sensibilité sont au rendez-vous. Mais peu importe les genres, si vous êtes un amateur de musique; le crescendo et la violente odyssée de Children of the Midnight est un voyage musical à ne pas manquer. Vous devez vous payez ce voyage au moins une fois. Vous aurez ainsi la piqûre de cette guitare qui a déchirée tant d'ambiances au tournant des années 90. Merveilleux!

note       Publiée le mardi 31 octobre 2006

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cyprine › lundi 28 juillet 2008 - 13:16  message privé !
Oui, ne pas se fier au titre !
Note donnée au disque :