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Mark Shreeve › Assassin

cd • 5 titres

  • 1Assassin11:12
  • 2Angel Of Fire10:43
  • 3Tyrant5:33
  • 4System Six18:28
  • 5High Frontier (Bonus Track)4:45

line up

Mark Shreeve Assassin is Juno 60, CS30, Pro One and TR808

remarques

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique british school

Enregistré en 1981, Assassin est le 3ième opus de Mark Shreeve, après Embryo et Thoughts of War. Initialement paru sur une étiquette indépendante, Uniton en Juin 83, Jive Records en rachèterait les droits pour distribuer la musique de Shreeve à une plus grande échelle. Cet album mythique démarrait le mouvement que les musicologues de l’époque baptisaient British Electronic School. Aux travers des séquences sobres, Shreeve multiplie les harmonies à l’aide de mouvement souple, agrémentés par des percussions lourdes, tirées du TR808.
Inspiré du très célèbre film de John Carpenter; Assault On Precinct 13, la pièce titre débute avec un lourd vent obscur vaporeux, étiré par un synthé analogue aux sonorités lugubres. Les cymbales dansent dans une obscurité croissante, comme les pas feutrés d’un assassin qui furtivement, marque sa proie. Un rythme bourdonnant s’amène sur des percussions électroniques précises, qui marquent la cadence d’un tempo décidé. Plaintif, le synthé gémit son refrain accrocheur, qui étale ses coussins synthétiques aux résonances réverbérantes, enveloppant l’atmosphère d’une richesse sonore intense. Vers la 5ième minute, les rythmes croisent une atmosphère sombre et flottante aux échantillonnages et souffles spectraux intrigants, avant de labourer nos oreilles sur l’hypnotique séquence d’ouverture. Un titre culte qui deviendra un hymne électronique pour plusieurs générations.
Favorisant toujours les intros vaporeux où le patibulaire règne en maître, on n’est pas surpris par l’intro vaporeux d’Angel Of Fire. Un peu comme la pièce titre, la séquence vrille sur une approche minimaliste où les souffles synthétiques obscurcissent l’ambiance par de lourdes strates aux effets fantomatiques sur des stridences sonores d’ambiance. Un bon titre où les accords de synthé ne sont pas sans rappeler la sonorité de TD. Comme tout long titre de la Berlin, ou English, School de l’époque, nous avons droit à un moment d’atmosphère où les chauves souris voltigent sur des percussions aux tintements métalliques, avant de reprendre le tempo initial. Tyrant est une superbe marche funèbre parsemée de superbes complaintes d’un synthé lourd et mélancolique.
System Six est la pièce de résistance de Assassin. Après une intro brumeuse, des percussions métalliques dictent un tempo lent, habillé par des strates synthétiques flottantes qui alimentent la tourmente. Sombres et fumantes, les ondes synthétiques emplissent l’atmosphère d’une texture sonore riche, alors qu’une séquence ronde et martelante insuffle un tempo laconique. Le jeu des percussions sur cette cadence est hallucinant et emplie la pièce d’une richesse sonore incroyable. Un formidable tourbillon séquentiel s’installe truffant l’atmosphère d’une rare intensité, que peu d’artiste atteignait à l’époque des synthés analogues. La longueur du titre et son tempo hypnotique permettent à Shreeve d’exploiter à fond ses tonalités et d’y annexer de fulgurants solos de synthé qui se lovent harmonieusement aux réverbérations planantes qui font office de refrain. Un superbe titre, à la fois doux et vindicatif.
High Frontier est un titre en prime, paru sur l’édition du CD en 94. Un titre métallique aux rythmes décousus qui s’apparente très peu aux sonorités d’Assassin. Mais c’est rythmé, mélodieux avec de bonnes percussions et un synthé symphonique. Le titre vire à un genre très rock avec de gros solos de synthé et de guitares (virtuelles?).
Assassin est un album référence qui a ouvert l’éclosion à une multitude de jeunes artistes et techniciens de son, en Angleterre. Le bien versus le mal qui s’épanche sur des rythmes hypnotiques qui croisent tant les atmosphères que les séquences polyrythmiques. Shreeve fait chanter ses lignes synthétiques avec harmonies aux travers des percussions innovatrices (pour l’époque) ainsi que de suaves et aigus solos de synthé, toujours entourés d’une aura sombre et lugubre. Une sonorité qu’il exploite encore. Tant avec Redshift qu’avec Ian Boddy dans Arc.

note       Publiée le mercredi 25 octobre 2006

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snooky › lundi 18 février 2013 - 10:17  message privé !

Voilà un artiste que je ne connaissais pas et qui se démarque pas mal des productions actuelles, dont certaines , un peu "ronron" ! Claviers légers, virevoltants, et des morceaux en perpétuel mouvement. Excellent ! "Tyrant" est très hypnotique avec sa mélodie lancinante et obsédante. Merci à Phaedream pour cette très belle découverte...

Note donnée au disque :