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Neuronium › Synapsia

5 titres - 61:48 min

  • 1 Absynthe 11:15
  • 2 Geopurgatorio 10:33
  • 3 Virtopsia 9:43
  • 4 Brainsucker 10:25
  • 5 Eutanasia 19:42

line up

Michel Huygen : Keyboards, synthétiseur et FX

remarques

chronique

Styles
musique classique
Styles personnels
musique Électronique digital space

Synapsia est le 2ième volet de la trilogie sur les réflexions de la vie, la mort et les croyances religieuses qui inspirent Michel Huygen. Débuté avec Mystykatea, l’an passé (le 3ième volet étant prévu pour 2007 avec Nihilophobia), Synapsia est un album concept qui supporte la cause de l’euthanasie. À l’intérieur du livret cd, nous trouvons la courte histoire de Brainsucker, un gentil ET que nous apercevons sur la pochette, dont le grand défaut est qu’il se nourrit de cerveaux humains; il faut l’euthanasier. Une idée originale pour approfondir un sujet délicat qui se mondialise. Suivant la sonorité arabesque de Mystykatea, Synapsia emprunte les mêmes structures musicales aux sonorités du Moyen Orient avec une approche nettement plus agressive.
Une longue intro statique ouvre Absynthe. Lentement, le mouvement déploie ses émotions sur des riffs de synthé qui flottent, en harmonie avec une envolée synthétique fluctuante. Des fines percussions augmentent un tempo, qui se love avec intensité sur la profondeur des ondes synthétiques, qui jouissent d’une superbe flûte, pour terminer l’éclosion de Absynthe. Avec Geopurgatorio, Neuronium poursuit les rythmes légers et mélodieux avec une intro éthérée. Des chœurs célestes tracent une superbe harmonie sur une ligne nerveuse qui zigzague avec un léger bourdonnement. Souple, le tempo respire la vie sur un synthé aux flûtes arabesques et des percussions tablas qui épousent un rythme près des sonorités du Moyen Orient. Un superbe titre, qui gagne en harmonie à mesure qu’il progresse, et qui nous réserve une belle finale.
Suspendue dans le temps, la flûte qui ouvre Virtopsia est divine. Lorsque son souffle embrasse les mouvements orchestraux, l’effet est encore plus envoûtant. Mais lorsqu’un suave et sensuel mouvement s’installe et s’agrippe à ses souffles et aux râles des cordes de violons, on ne peut qu’être absorbé par la douceur Virtopsia. Un superbe titre qui ferait les délices des soi-disant paranormaux qui flippe sur le New Age. Mais c’est plus que du New Age. Ça en a les douceurs, mais le côté progressif du mouvement annihile toute trace d’apparence à la légèreté d’être.
Brainsucker est de loin ma préférée sur Synapsia. Un dialogue électronique s’installe, comme si la bête reçoit ses ordres ou réfléchit tout haut. Des lourds arrangements de violon, supportés par des percussions pesantes et martelantes, tracent un rythme lent qui s’agite avec nervosité sur un mouvement symphonique qui gagne plus d’ampleur, de lourdeur. Un solo de synthé déchire l’air sur un tempo qui crescende avec fébrilité sur des solos encore plus dynamiques, plus tortueux et des strates synthétiques encore plus denses et intenses qui vrillent avec une aisance étonnante. Le combat interne de la bête. Les arrangements sont incroyablement bons, un des bons titres que j’ai entendu cette année.
Un des rares moments cosmiques sur cet opus est l’intro de Eutanasia. De belles notes discrètes dansent sur une voie spatiale, comme une comptine chinoise, et se fondent en rythme sur une percussion franche. Les coups pilonnent un tempo lent, aromatisé de superbes strates synthétiques lancinantes, de belles flûtes éthérées et des accords de synthé/guitares qui se perdent dans les dédales hypnotiques d’un mouvement qui fluctue, en cadence et en harmonie. Un beau titre mélodieux et hypnotique qui nous transporte aux portes du rêve, du néant. Un peu comme les derniers instants de notre existence.
Michel Huygen et Neuronium continuent de surprendre. Synapsia est une œuvre pas banal. Toujours avec élégance et sensibilité, Michel Huygen décortique ses compositions avec adresse et leurs insufflent une vie musicale teintée d’un romanesque à l’épreuve du temps. Autant Mystykatea m’avait agréablement surpris, autant Synapsia étonne. De beaux rythmes, parfois légers, parfois lourds. De superbes mélodies, aux arrangements divins, qui secouent nos émotions sur de superbes solos de synthé. Neuronium résiste à l’assaut du temps et conserve le goût de toujours aller plus loin, sans renier ses origines. Un bel album que je vous recommande fortement.

note       Publiée le mardi 24 octobre 2006

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