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Lisa Germano › In the maybe world

12 titres - 33:41 min

  • 1/ The day (1:58)
  • 2/ Too much space (2:53)
  • 3/ Moon in hell (3:28)
  • 4/ Golden cities (2:55)
  • 5/ Into oblivion (4:10)
  • 6/ In the land of fairies (2:39)
  • 7/ Wire (1:36)
  • 8/ In the maybe world (2:10)
  • 9/ Red thread (3:36)
  • 10/ A seed (1:54)
  • 11/ Except for the ghosts (3:02)
  • 12/ After monday (3:20)

enregistrement

Trout Recording, USA, 2006

line up

Lisa Germano (chant, piano, claviers, violon), Johnny Marr (guitare), Craig Ross (guitare), Sebastian Steinberg (basse), Joey Waronker (batterie), Brady Michaels (guitare)

remarques

chronique

Styles
pop

Ce matin, ma boîte aux lettres contenait une nouvelle carte postale de ma chère amie Lisa. Elle m'y donne de ses nouvelles. Rapidement. Distraitement. Elle me manquait cette petite brune touchante. Lisa. Trois ans déjà que nous nous sommes vus. Elle et moi. À moins d'un mètre l'un de l'autre, dans ce piano bar. Dans cette atmosphère si particulière à jamais inscrite dans ma mémoire. Elle n'a pas l'air d'aller très bien. Elle me parle de perte. Elle me parle de décès. Elle me parle de toutes ces choses horribles qui arrivent quand on s'y attend le moins et qui vous isolent un peu plus du reste du monde à chaque fois. Elle se confie. Elle se laisse aller. C'est sa manière à elle d'exorciser ses peurs, d'évacuer ce poison qui asphyxie le sang qui circule dans ses veines et qui, quelques fois, est déjà allé voir comment ça se passait au dehors. Elle est touchante ma petite Lisa. Elle m'arrache une larme à chaque fois que je parcours de son écriture frêle et mal assurée les mots doux qu'elle vient déposer dans le creux de l'oreille. Une fille brisée, Lisa, mais qui a su conserver toute son humanité. Elle me renvoie l'image la plus négative que je puisse avoir de ma propre personne, celle d'un garçon au fond dépressif incurable et dont je me sens de plus en plus loin un peu plus chaques jours. J'ai une tendresse infinie pour toi, Lisa. Tu le sais. J'ai partagé tes peines. J'ai partagé tes joies aussi. Tu as toujours été là, à mes côtés, dès les premiers instants de notre rencontre inopinée. Nous étions si proches, deux âmes soeurs. Ton monde approximatif ne me fait pas peur, ma chère et tendre Lisa. Car c'est aussi un peu le mien. Constellé de notes de piano qui scintillent dans le ciel comme l'explosion lointaine d'autant d'étoiles mortes. La voix de l'enfant que tu n'as jamais cessé d'être ricochant à la surface d'une eau peu profonde mais irrémédiablement opaque. Tu aimerais oublier tout ça Lisa. Tu aimerais t'oublier. Mais on n'oublie pas. On n'oublie jamais. On vit avec nos blessures. On vit de nos blessures.

note       Publiée le samedi 14 octobre 2006

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necromoonutopia666 › mardi 6 novembre 2007 - 22:04  message privé !
Un chef d'oeuvre comme ca c'est dit. une subtilité rare, une voix unique. un album magique. Même la pochette met dans l'ambiance ouatteuse et douilettes de ce In The Maybe World. un de mes album de chevets toutes catégories confondues.
Note donnée au disque :       
Warsaw › lundi 11 décembre 2006 - 17:34  message privé !
le plus bel album de Lisa germano avec "Geek The Girl", une merveille cet album...
Note donnée au disque :       
toliveistodie › samedi 14 octobre 2006 - 23:05  message privé !
Une bien jolie chronique.