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Koenji Hyakkei › Hundred Sights of Koenji

10 titres - 45:41 min

  • 1/ Ioss (3:58)
  • 2/ Doi Doi (5:39)
  • 3/ Molavena (4:39)
  • 4/ Gepek (4:13)
  • 5/ Yagonahh (3:49)
  • 6/ Ozone Fall (4:41)
  • 7/ Zhess (2:14)
  • 8/ Zoltan (4:20)
  • 9/ Avedumma (7:18)
  • 10/ Sunna Zaricki (4:50)

enregistrement

Gok Sound, Tokyo, Japon, avril-mai 1994

line up

Aki Kubota (chant, claviers), Ryuichi Masuda (chant, guitare, synthétiseur), Tatsuya Yoshida (batterie, chant), Shigekagu Kuwahara (basse, chant)

remarques

chronique

Styles
hardcore
progressif
Styles personnels
zeuhl

Koenji Hyakkei est un des multiples projets du batteur japonais Tatsuya Yoshida. Si vous vous êtes toujours demandé pourquoi les Ruins eurent à un moment un revirement radicalement progressif sur "Symphonica", il n'y a qu'ici que vous pourrez trouver les éléments de réponse à même de vous satisfaire. En effet, à ses côtés, nous retrouvons déjà l'ex-chanteuse des Bondage Fruit, Aki Kubota, ainsi que le fidèle Ryuichi Masuda, pilier des Ruins à son âge d'or. Formuler un avis sur "Hundred Sights of Koenji" pourrait très bien se faire sans mise en perspective. Cependant, de par sa diversité, de par son accessibilité toute relative et enfin la nature tout à fait remarquable de cette collaboration unique qui ne va hélas pas perdurer, le premier album de Koenji Hyakkei se démarque nettement du reste de leurs productions à venir. Sur ce disque, Yoshida nous offre un premier tour d'horizon du progressif le plus extrême à travers le prisme de son regard mutin qui ne craint jamais de sauter à pieds joints dans le ridicule. Des louches de clavier qui partent dans tous les sens, avec un côté aussi flippé que coloré ("Ozone Fall"), contribuent de manière déterminante à la mise sur pied de cette atmosphère zeuhl très connotée qui va à très court terme définir l'esthétique du groupe. Les doigts de Kubota sont aussi capables de choses plus subtiles, comme sur "Molavena" et ses airs canterburiens qu'elle assure simultanément au chant. Un chant magnifique et lyrique que l'on peut entendre sur une de ses deux compositions, "Zoltan", quasi lithurgique (Renaissance quelqu'un ?). Ryuichi Masuda, lui, délaisse son instrument fétiche au profit de la guitare, dans des gimmicks mi-Frippien mi-Holdsworthien qui s'adaptent très facilement au gré des décors sonores mis sur pied. Koenji Hyakkei se paye même l'audace de sonner presque folk sur "Yagonahh", complétant ainsi la visite guidée d'un courant passéiste dépoussiéré par les manies schizophrènes de nos contemporains nippons dopés aux neuroleptiques.

note       Publiée le samedi 7 octobre 2006

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notes

Note moyenne        4 votes

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DesignToKill › mardi 17 juin 2014 - 13:07  message privé !

Pas mon préféré mais bien quand même !

Note donnée au disque :       
Alfred le Pingouin › lundi 19 mai 2014 - 10:10  message privé !

C'est trop bien.

Note donnée au disque :       
saïmone › dimanche 8 octobre 2006 - 01:43  message privé !
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Bondage Fruit meets Ruins: c'est crade mais on s'envole. Ca bourrine en éclaboussant des glaviots arc en ciel